Xlll. XVII
Homme. 40. Onvriea*.
— 2555 J. Carie de l’articulation coxale.
Malade depuis deux ans et demi.
Idées de puissance , de grandeur. 11 se croit un pouvoir surnaturel ; il croit aux sortilèges ; il croit pouvoir causer du mal à ceux qui le contrarient. 11 ressent des douleurs dans la poitrine, et assure que ces douleurs sont
FOLIE CHRONIQUE
causées par des instrumens qui résident dans son corps. Hallucinations de Touïe. Le malade parle avec volubilité, et sa parole paraît embarrassée. Il marche avec peine. On conçoit quelques soupçons sur l’existence d’une complication de paralysie générale. Après un certain temps, on s’aperçoit que son membre droit se raccourcit. On constate une maladie de l’articulation de la cuisse. Le malade garde le lit. Marasme lent. Abcès par congestion. La parole paraît libre , parce que le malade parle avec moins de volubilité. L’intelligence est affaiblie.
Encéphale, 1.180.
La surface corticale est remarquablement pâle , et a une couleur blanche. Les nerfs cérébraux et la substance blanche ont un aspect nacré. Anémie des membranes et de la substance cérébrale, n. 12 XVII.
Hoiuiib€* 40. €éllEKitaii«e. Oiivriei*.
Tante et cousine aliénées. 2623 J. Marasme par suite d’abcès.
Il y a sept ans, il devient tout-à-coup sombre, taciturne, et s’enferme dans une baraque, où il passe six années sans sortir. 11 y a six mois , il commence à sortir. D’abord timide, il se sauve dès qu’il aperçoit quelqu’un , puis bientôt il s’enhardit. Il ne veut pas qu’on le regarde. Il s’arme de fourche , de faucille , etc. , et poursuit plusieurs personnes. Il tue la volaille de ses voisins, et la laisse sur la place. Il parle à voix basse et seul.
A l’entrée, le malade offre, aux jambes et aux bras, de larges plaies, résultat delà constriction exercée parles liens à l’aide desquels on l’avait maintenu garrotté. L’intelligence est faible. Le malade gâte. Ses discours sont incohérens. Point d’agitation. Des abcès se développent successivement dans diverses régions d u corps ; ils donnent lieu à uneénormesuppuration,quientraînclcmarasmeetîamort.
OBSERVATIONS DE FOLIE
Encéphale, 1.Ü4.
Léger épaississement des membranes, sans opacité. Infiltration de la pie-mère. Hypérémie du cerveau. Mollesse générale des deux substances.
sr.
Homme. 81. illarié. Rentiei*.
— 2795 J. Maladie du cœur.
Depuis un an , actes de déraison et de violences envers sa femme.
Idées bizarres. Il accuse sa femme d’avoir des relations avec des prêtres. Il la déteste *de tout son cœur. Il se réjouirait fort de sa mort. De temps en temps, agitation, cris, chants. Il se plaît à faire des niches aux autres malades. 11 mêle du poivre et des excrémens à son tabac , et en offre aux malades. Souvent il ramasse des ordures, et en remplit ses poches. Dans les derniers temps , il est devenu habituellement tranquille. L’intelligence s’est affaiblie. Ses lettres montrent peu de liaison dans les propositions. Il a souvent des indigestions. Il éprouve un accès de fièvre , avec affaissement, gêne de la respiration , diminution de la connaissance , et il meurt.
Tête, — 176. 136. 322. 32i. 363. — 1321.
Encéphale, 1.180. — Cervelet, 0.165.
Épaisseur. Circonvol. antér. horiz 7®.
Autres cire, du lobe antér. de 5 à 7.
Celles de la convexité , de 5 à 8.
Une circonvol. transversale de la
région temporale 4 , ainsi constituée :
Couche corticale.. 1™. 5.
Idem 1. 5.
Substance blanche 1.
Couche corticale , lobes antér., 2. 2/10.
ailleurs. . 3 à 4.
FOLIE CHRONIQUE
Membranes épaissies, surtout au-dessus de l’hémisphère gauche , où elles sont injectées et ecchymosées. Hypérémie considérable de cet hémisphère. Substances grise et blanche fermes. Circonvolutions minces; anfractuosités larges , peu profondes.