Bicarbonate de soude
2 avril. 18 grammes de sucre.
Exeat quelques jours après ; pouvant marcher avec sans grande douleur, mais conservant toujours dans le de la roideur articulaire.
des béquilles genou
çauche
Obs CXIX. — Goutte et diabète.
X âo-é de soixante-sept ans. Pas de artmulaire da^
f ‘^iilp fin nère et une sœur diabétiques. Pas d exces d alimentation ^ 1 lioissMis Vie aelire. Digeslions habituellcmenl mauvaises ; ou
LA GOUTTE ET LES MALADIES ASSOCIÉES. 445
Guéri parles eaux de Coiitrexevillc. Sable dans les urines; jamais de colique néplirélique.
Première attaque de goutte à l’âge de quarante ans, à l’orteil gauche; il fut pris brusquement étant à la chasse; l’attaque fut tellement soudaine qu’il fut obligé de se faire transporter en charrette chez lui. L’accès dura huit jours. Deuxième attaque au pied gauche, il v a cinq ans.
Eu 1881, phlébite de la jambe gauche.
Depuis quelques mois, douleurs dans les poignets. Déformation de l’annulaire gauche au niveau des deux articulations phalangiennes.
La glycosurie a été reconnue il y a six ans, le malade accusait une soif anormale. Depuis lors, les symptômes diabétiques sont restés très effacés; il y a toujours du sucre en petite quantité dans l’urine; un peu de polydipsie est le seul symptôme accusé par le malade.
Obs. CXX. — Goutte héréditaire, diabète.
X..., âgé de quarante-huit ans. Tout le monde est goutteux dans sa famille, le père, la mère ; une sœur est diabétique. Première attaque de goutte en 1876 au gros orteil gauche. Depuis lors, une attaque chaque année, sauf en 1881. Le pied gauche est le seul qui ait été pris.
Diabete reconnu en 1881 ; amaigrissement; perte des dents; un peu de polydipsie ; appétit exagéré. Ne sc lève qu’une fois la nuit pour uriner; 20 grammes de sucre par litre. En une année 1881-1882, il a maigri de 165 à 139 livres.
Obs. LXXl. Goutte articulaire . — Coliques néphrétiques. — Diabète, albuminurie.
X..., âgé de cinquante-quatre ans. Pas de goutteux dans la famille. Vucun excès. En 1867, première attaque de goutte au gros orteil droit, [ui céda à une crise de colique néphrétique. Depuis cette époque! dusieurs attaques, les pieds, les genoux ont été envahis. Rien aux aembres supérieurs. Il n’y a jamais qu’une seule jointure prise par ■Ataque. L accès ne dure pas plus de quatre à cinq jours aux pieds, iuit jours aux genoux.
En 1879, 1880, 1881 pas d’attaque de goutte; mais accès fréquents le coliques néphrétiques, qui l’ont conduit plusieurs fois à Contrexéilie.
En 1879, on constata la présence du sucre dans l’urine. Faim exa- •eree, faiblesse, aimaigrissement. L’urine contenait 27 grammes de ucre par litre, sans polyurie.
Depuis cette époque, le diabète a fait de grands progrès. En 1881,
1 malade a maigri de quarante livres. Il rendait dans les vingtuatre heures 7 litres d’urine légèrement albumineuse; sucre,
8 grammes par litre; urée, 6 gr.40.
[ Pendant tout l’année 1883, l’urine continua à présenter du sucre [ t de 1 albumine.
En ^aviil 1883, la quantité de sucre est de 40 grammes par litre, vec ü litres d urine par vingt-quatre heures. A ce moment, survint
m TUAITÉ THÉORIQUE ET PRATIQUE HE LA GOUTTE.
une allaquc tle goulle au genou cl au coude gauche. Le malade u’avail pas eu d’accès depuis 1878. Le deuxième jour de l’alta(iue,
Sucre.
I? } Pas d’albumine.
Obs. CXXII. — Goutte et diabète.
X..., Agé de cinquante-huit ans. Pas de goutteux dans la famille.
Première attaque de goutte au gros orteil droit au printemps de
Deuxième attaque en juillet 1880.
Rougeur eczémateuse de la face interne des cuisses en 1883. Symptômes de diabète ; 27 grammes de sucre par litre ; 2 litres dans les vingt-quatre heures.
En juillet 1883, attaque de goutte à la face dorsale de la main droite.
l’analyse des urines donnait .•
Donsilc. Urdc.
Matin 1017 11.7
Soir 1017 9.8
Obs. CXXIII. — Goutte et diabète.
Mme X..., Agée de soixante-sept ans. Attaque de goutte aux deux gros orteils à l’Age de quarante ans; plus tard, attaques aux mains, üéformation consecutive des pieds. Glycosurique depuis vingt ans, 10 grammes de sucre par litre; 3 à 4 litres d’urine par vingt-quatre heures.
Albuminurie depuis deux ans. • . ,
Actuellement, œdème des jambes; catarrhe bronchique, irrégularités du pouls et du cœur.
2" Cas dans lesquels le diabète remplace la goutte; diabète niétastatique de Slosch. — A côté des faits où l’on voit le diabète apparaître dans le cours de la goutte, alternant ou coexistant avec les manifestations goutteuses, il en est d’autres où la goutte après avoir existé pendant de longues années estremplacée comidètemenl par les symptômes du diabète. Il n’y a plus ni attaques articulaires, ni aucun trouble qu’on puisse rapporter à l’uricémie proprement dite. Les manifestations morbides, aussi bien que les complications qui peuvent survenir, relèvent directement du diabète. Cette substitution ne se fait, en général, que tardivement. Chez un de nos malades, la première attaque de goutte datait de l’âge de trente-cinq ans, et ce n’est qu’à cinquante-sept ans qu’apparurent les premiers symptômes diabétiques, qui ne tardèrent pas à se compliquer de signes de tuberculose pulmonaire. Chez un autre, la goutte avait débuté à trente-deux ans; dans les commencements, le malade avait
LA GOUTTE ET LES MALADIES ASSOCIEES
quatre altaques par au; puis, les accès allèrent s’espaçant et (liminuant de nombre; mais le diabète ne se développa qu’à l’âge de cinquante-trois ans. Tantôt, comme dans ces deux observations,
! la goutte a été tenace, à manifestations fréquentes et multiples; tantôt, comme dans le troisième cas que nous rapportons, il n’y a eu qu’une seule attaque de goutte précédant l’apparition du diabète. Dans ce dernier fait, on constata la présence du sucre dans l’urine huit ans seulement après la crise goutteuse. Ici encore, le I caractère principal du diabète goutteux existe; la glycosurie et j la polyurie ne dépassent pas le chiffre moyen de 30 à 40 grammes : de sucre par litre, et de 2 à 3 litres d’urine dans les vingt-quatre heures.
Obs. CXXIV. — Goutte articiUaire ; diabète tardif ; tuberculose laryngée et ‘pulmonaire.
I B..., âgé de soixante ans. — Attaque de goutte à l’orteil gauche, il y a vingt-cinq ans. Depuis lors, plusieurs attaques légères au même orteil.
Vertiges d’origine stomacale, il y a vingt ans, prononcés surtout le matin à jeun.
j Excès alcooliques. — En 1878, faiblesse générale avec symptômes de
! diabète; chute des dents.
I En 1881, laryngite avec aphonie; signes de ramollissement au somnet du poumon droit.
I Perte complète d’appétit; soif peu vive; amaigrissement.
I Deux litres d’urine par vingt-quatre heures. — Sucre, 40 grammes >ar litre. — Urée, 18 grammes.
Obs. CXXV. — Diabète remplaçant la goutte articulaire.
X..., âgé de cinquante-trois ans. — Pas de goutte dans la famille. — Premiers accès de goutte à trente-deux ans; quatre attaques chaque innée, de six à douze jours chacune; limitées d’abord aux pieds.
Les attaques s’espacèrent ensuite; il n’y en eut plus que deux par in, puis une. — Excès de boissons; le malade buvait jusqu’à quatorze locks de bière par jour.
En 1873, une des attaques dura près de trois mois. Les pieds et les renoux furent pris successivement. Depuis lors, il n’y eut plus d’ataques.
En 1870, symptômes de diabète; amaigrissement de trente-six livres n quelques mois; chute des dents; absence d’érection. Le malade se JVC deux fois la nuit pour uriner. Deux litres et demi d’urine par vingtuatre heures. Dans les commencements, 33 grammes de sucre par lire; actuellement 17 grammes.
' o.fv'f deux travers de doigt le rebord costal; doulou-
eux a la pression. Hemorrhoïdes.
Obs. GXXVI. — Une seule attague de goutte articulaire. — Diabète. — Eczéma vulvaire; cataracte.
Mme X...,âgée de soixante ans. — Ménopause à quarante-deux ans. Attaque de goutte aux orteils en -1868; cure à Vichy. Pas d’autres manifestations articulaires depuis cette époque.
En 1876, amaigrissement, polydipsie. — On constate du sucre dans les urines, 7 grammes par litre; trois litres par vingt-quatre heures. Amélioration pendant l’hiver, séjour en Italie.
En 1877, réapparition de la polydipsie; eczéma de la vulve; troubles visuels. On constate une cataracte double ayant débuté par l’œil gauche.
Urines : Quantité 3000 cc.
Sucre 47.50 par litre.
Urée 24.5 »
Acide pliospliorique 2.25 »
Trois mois après une nouvelle analyse donne :
Quantité 2000 cc.
Sucre 13.33 parlitre.
Urée 17.654 »
Acide urique 0.36 »
Densité 1025
Pas d’albumine.
On peut considérer comme une variété de celle catégorie les laits où la goutte articulaire est remplacée à la fois par la glycosurie et par des coliques néphrétiques. Dans l’observation suivante, le sujet, goutteux depuis treize ans, ayant eu des accès articulaires nombreux, présentant des tophus ulcérés aux mains, fut atteint du diabète à l’àge.de cinquante-trois ans. A dater de ce moment, il n’y | eut plus une seule crise articulaire; mais la glycosurie coïncida | avec des coliques néphrétiques dont le malade n’avait jamais souf- I fert auparavant. !
Obs. GXXVII. — Goutte articulaire remplacée par le diabète et des i
coliques néphrétiques. ^ j
X..., âgé de cinquante-sept ans. — Père goutteux. — E.vcès mul- i liples; vie très agitée; grandes préoccupations.
Première attaque de goutte à quarante ans, aux gros orteils. — I • Attaques multiples consécutives, toujours localisées aux orteils. M
Tophus aux mains; élimination d’urate de soude à la face palmaire I.
du pouce droit. . > j
Apparition du diabète il y a quatre ans ; depuis lors, plus d accès de i
I,A GOlJTTK KT LES MAI.AfMKS ASSOCIÉKS. 4W
((oiiUo; mai» rJ«[>ui« an*, crise* <J<5 colique» relique» .
Acliiellcfueiil le malade e»t Irê» amaigri. — Foie gro» et douloureux, • 'Irouljle* dy*(jeplique« : anorexie, digestion (nînilde, parfois vomissement», — Catarrhe pharyngé avec granulation»; langue 8é^;he, Chute de» dent» «upérieure*. Fréquemment odeur a/;étonémique, Ferle de» fom lion* génésiqtic»,
|{ruil de «ouflle au premier temps à la hase, »e prolongeant le long de l'aorte,
l'oiyurie, quatre litre» par vingt-quatre heure». — ,'10 gramme» de lUcre par litre.
:i" CuH dariH lesfjuels le diabète ne complique de manifeetatione articulaire» (joulleme». — Ici le» «ignés de la goutte «ont consécutif» à l’apparition du diabète. Le malade est depuis longtemps un diabélifjue avéré, quand surviennent quelques douleurs vagues dans les orteils ou dan» les mains, ou que se montre de la gravelle urinaire. Ces .symptérnes de goutte ne .sont jamais très nettement accentués. Le» accès articulaire» ne sont pas francs; ce sont plutét des sou/france» irrégulières, erratiques, qu’une crise proprement dite, lie même la gravelle consiste plutôt en dépôts intermittents de sables rouges qu’en véritable» colique». Chez la malade dont nousdonnon» ci-après l’observation, le diabète existait depuis cinq ins quand les douleurs apparurent dansdiverses articulations. /Joit- >n considérer ces faitscornrne de» exemples derliabète goutteux? Le liabète antérieur est-il, comme dans les autres cas que nous avons •apportés, .sous la dépendance de la mabadie goutteuse? Nous ne le lensonspas. Il s’îigil là simplement de pbénornènes qu’on pourrait ppeler pseudo-goutteux, développés sous l’influenced’urie uricémie
assagère; et ici, cette uricémie n’est qu’une complication accidenelle du diabète, une conséquence directe du régime trop exclusiernent et trop abondamment azoté auquel sont soumis d’ordinaire es diabétiques.
BS. C.V.VVIII. — Diabète suivi de douleur» articulaires fjoullcuses. •Mme âgée de quarante-neuf ans. — Ni goutte, ni diabète dans I famille. — Régie» abondantes, irrégulières. Quatre enfants; périloile à la suite d’un accouchement. — Chagrins très violents, il y a sept a huit ans. Le début du diabète parait remonter à cette époque; soif vcessive, faiblesse générale; ne pouvait plus marcher. 00 grammes e sucre p;ir litre. — Sept ou huit anthrax à ce moment, jiire à Vichy en 1878 et 1870. — Disparition de laglvcosurie à la suite e ce traitement. Retour léger de l’embonpoint.
Depuis 1880, le sucre a reparu. Mais l’état général est assez bon,