I. berger, Th. agrég., Paris, 1875, p. 28 et suiv
cl les chirurgiens américains onl décrits comme un trouble trophique de la peau consécutif aux blessures des nerfs.
-Berger insiste sur le caractère douloureux que donne au traumatisme la maladie goutteuse. Celle douleur peut s accentuer au point de constituer de véritables névralgies. Yerneuil rapporte l’histoire d’une femme qui, à la suite d’une contusion du sein, fui prise d’une douleur cà paro.xysmes précédés de frissons et suivis d’un état de faiblesse allant presque jusqu à la syncope. Quatorze ans plus tard, cette femme fut atteinte de la goutte la mieux caractérisée. Dans un autre fait, cité par Berger, il s agit d une fracture de jambe chez un goutteux âgé de soixante-dix ans. La jambe mise dans une gouttière n’était d’abord douloureuse que dans les mouvements ou à la pression, quand, vers le vingtième jour de l’accident, le malade accusa des douleurs spontanées très 'vives, beaucoup plus aiguës dans la nuit; elles s’irradiaient dans le mollet et dans le pied et troublaient le sommeil. Elles disparurent quelques jours après, cà la suite d’une diarrhée proluse.
Nous cavons vu qu’une fracture pouvait provoquer un accès de noutle. Très souvent cet accès de goutte ne paraît avoir aucune inlluence sur la marche du travail de consolidation de l’os; tout au plus la retarde-t-il parfois. Dans certains cas cependant, 1 attcaqiie de goutte peut arrêter complèleménl le processus de reparcation. L’observation d’O’Reilly est un exemple de ce genre. Dans un cas de fracture de la malléole interne, une attaque de goutte survin dans l’articulation tibio-tarsieiine; les fragments se separerent une violente iiinammatiou se produisit, entraînant la formation d’une ulcération qui mit la fracture dans les conditions d une fiaclure compliquée; on pouvait sentir par l’ouverture les rugueux et mobiles. L’attaque de goutte terminée, la pbaie se feira. j graduellement et les os se consolidèrent. j
L’inHuence de la goutte dans ce fait ® ^ - ip,;
nue malgré la gravité apparente des complications produites Set;» denùéce al.al,se a’a ,.as é.é tc.p ^cheuee mnlo-ré l’ouverture du foyer de la fracture et sa communication ai ed t iVcoasolWaüoa s'el. faite. li ne faudrait donc pas se d’attribuer à la goutte une inRuence trop fâcheuse sur la reparatio ] fractures.ene plus souvent, malgré l’accès qui en es la o | .a., in Lpinro se comporte comme chez un sujet bien po ,
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séquence, la fracture se comporte comme chez un sujet
II' ne paraît pas en être de même des opérations pratiquées su.
tant.
l,A GOUTTE ET UES MALADIES ASSOCIÉES.
L l’œil. Biuld a fait rem arquer que l’opération de la cataracte réussit mal chez les goutteux, parce que l’œil s’enflamme le plus souvent. ^ Galezowski dit de même que la goutte fait échouer l’opération de f la cataracte ; que l’iridectomie a des suites mauvaises ; que la pupille L s’oblitère et que des cataractes secondaires se produisent. L’inflammation qui survient après l’extraction compromet le succès en donnant lieu à des épanchements de sang dans la chambre antérieure ^ et dans le corps vitré. Il est juste de faire remarquer que ces cata- I ractes se produisent d’ordinaire à un âge avancé de la goutte, et il j y a lieu peut-être d’invoquer, pour expliquer cette influence désas- I treuse, non seulement la goutte même, mais aussi l’état cachectique général qui en est à la longue la conséquence.