‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 148 sur 226 · c. g. par litre · texte numérisé non relu

c. g. par litre

A. urique 0.10 c. g.

p. 150 ce. d’urine.

24 avril.

lauteuil.

Douleurs presque disparues. Malade s’est nus dans

un

LA GOUTTE ET LES MALADIES ASSOCIÉES

25 avril. — Douleurs sont survenues dans la nuit du jeudi au vendredi; le malade a beaucoup souffert toute la journée dans le petit orteil gauche et tout le long du bord externe du pied. Gonflement assez marqué envahissant le dos du pied. Dougeur.

I Pas de dépôts d’urate de soude appréciables. Pas de déformation 1 articulaire ancienne.

II. Influence de la goiitle sur le traumatisme. — Ce deuxième ooint forme la partie proprement chirurgicale de la question. Elle a été indiquée par Paget et traitée avec talent par M. Berger, dans son travail intitulé : De l'influence des maladies constitutionelles sur la marche des lésions traumatiques K M. Berger distingue avec raison les cas où le traumatisme se produit chez un sujet goutteux à la période active, pour ainsi dire, de la maladie, et les cas où le goutteux est déjà affaibli et cachectique. Dans cette dernière occurence, les modifications subies par la plaie ou par la lésion «luelconque- chirurgicale sont celles qu’on trouve dans tous les états cachectiques et n’ont rien de propre à la goutte. C’est la tendance aux hémorrhagies, c’est la lenteur de la cicatrisation, le mauvais aspect des plaies, la menace de phlegmons diffus et d’accidents septiques généraux. Prout avtait déjà indiqué les érysipèles et les phlegmons de mauvaise nature qui s’observent chez les ^J0ulleux. Si on ajoute à cela que les goutteux arrivés à cette ' )ériode de la maladie sont souvent albuminuriques et glycosuiques, on comprendra la gravité des accidents chirurgicaux qui ■es menacent, sans qu il soit facile d’ailleurs de rapporter ces iccidents plus spécialement à la diathèse urique ou aux autres ' onditions morbides coexistantes.

A la période active de la goutte, Paget a signalé la fréquence de ertaines inflammations aiguës qui surviennent sous l’influence de rictions irritantes et notamment de frictions à l’arnica. La peau levienl rouge et luisante; il existe des douleurs locales extrêmenent vives et cuisantes; des bulles de sérosité apparaissent suivies le desquamation. Ces inflammations ne sont pas considérées par ^apt comme de nature érysipélateuse; pour lui, il s’agit de maiilestations spéciales dues à l’influence de la goutte. Et de fait, ces nflammations ressemblent beaucoup moins à un érysipèle qu’à ■eserylhèmes lisses, d’apparence spéciale, que Paget lui-même

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