DES URINES
DENSITÉ
URÉE
ACIDE
URIQUE
ACIDE
PIIOSPHORIQUE.
!"■ juin, 8“ jour de lu maladie
GOO
2 juin .
IC Reehulc
17 juin.
l.-iOO
GOO
PIIOSPHORIQUE.
Nous voyons l’acide urique, dans celle observalion, alleindre les cliin'res élevés de Ob'r,üO, 1ï‘',05, par lilre au moment de la
période d’état de la maladie, puis tomber à Os^lS, 0g‘‘,15, au moment de la défervescence. Une rechute s’étant produite, l’acide urique, chose étrange, n’a pas augmenté avec l’élévation de la température. Le thermomèli'e marquant 39°, 8 et 40", 2, le taux de l’acide urique resta à 0s'',22, Os^'lS par lilre. Au contraire
c’est au moment où la température redevient normale à 38",2, 37", 6, 37",4, que la proportion d’acide urique s’élève à Üg'’,50, ls'',25, 2ff‘',40 par litre. Les variations de l’acide urique, pendantla rechute, ont donc été tout à l’opposé de ce qui avait été observé pendant la première évolution fébrile. La première partie de l’observation infirme l’opinion de Bartels, mais la seconde la confirme. La conclusion qui paraît s’imposer est que, dans les rapports de la fièvre avec la formation et l’élimination de l’acide urique, ce n’est pas seulement l’élévation thermique qu’il faut envisager. On doit tenir compte d’autres facteurs plus importants. Bartels fait jouer le principal rôle à l’état des fonctions respiratoires. Nous avons déjà dit les raisons qui ne permettent guère de se ranger à cette manière de voir. Dans le cas particulier d’ailleurs, les phénomènes pulmonairés ont été beaucoup plus marqués pendant la rechute que pendant la maladie même. Pour nous, nous pensons, et nous développerons cette idée plus loin, que c’est à l’étal du foie, et peut-êtrepci de la rate, dont le fonctionnement est si constamment troublé dans la fièvre typhoïde, qu’il faut rapporter surtout les variations de l’acide urique.
Voici encore deux autres observations qui montrent la même augmentation de l’acide urique pendant la période d’état de la fièvre typhoïde.
DE 1/ACIDE URIQUE
l'IKVUE TYPHOÏDE. — HOMME DE 31 ANS
DATES
Câ
QUANTITÉ
DES UniNES.
CD
URÉE
5 mars, l-i° jour de la maladie
8 mars.
2 avril
FIÉVriE TYPHOÏDE. — HOMME DE 17 ANS.
DATES
TEMPÉUATUriE.
QUANTITÉ DES UniNES.
ÈU
ACIDE
URIQUE
7 avril. 5' ou 6“ jour (le la maladie
M. -iû S. -iO.l
2 mai
Dans celte dernière observation, la courbe de l’acide urique est en rapport direct avec celle de la température; de Is'yll le
cbilTre tombe à Og',15 0g'’,05 avec le retour de la température à la normale. Dans l’autre observation nous voyons une augmentation considérable de l’acide urique, ls‘-,40 jusqu’à 2gr,70, asyS?. Mais ces deux derniers chiffres s’observenL.précisémenl au moment où le thermomètre ne marque plus que 38“,4. et 37°. Il y a donc, nous le répétons, augmentation de l’acide urique dans la fièvre typhoïde; mais celle augmentation ne paraît pas, au moins exclusivement, dépendre de l’élévation de la température.
Dans la pneumonie les observations certaines et concordantes font défaut. L’opinion généralement adoptée est que l’acide urique est en proportion considérable dans l’urine pneumonique. D’après Salkowski,, l’excrétion de l’acide urique est augmentée dans la pneumonie croupale absolument et relativement à l’urée. Bartels, dans deux cas de pneumonie, a vu toutefois le rapport entre les chiffres de l’urée et de l’acide urique normal pendant l’acmé de la maladie. Botho Scheube dit aussi que l’nrée et l’acide urique
DE L’ACIDE UDinUE.
croissent parallèlonieiitL Nous avons trouvé chez un pneumonique, au quatrième jour de la maladie, le chiffre énorme de 8s’’,797 d’acide urique dans les vingt-quatre heures. Mais d’autres observateurs restent hésitants. Charvot, qui constate dans la pneumonie, une. diminulion de l’iirée pendant la période fébrile et une augmentation au moment de la crise, ne se prononce pas pour l’acide urique. — « Quant à l’acide urique, dit-il, les variations qu’il subit sont telles que nous ne pouvons rien conclure- ». Enfin, dans quelques cas, on a signalé une proportion normale ou même une diminution de la quantité d’acide urique. Un malade de Ranke, atteint de pneumonie, ne rendait que 0s‘‘,46 à0s‘‘,48 d’acide urique. Dans un cas de pneumonie double, cité dans la thèse de Hæpptner, on trouva les chiffres suivants : au cinquième jour, au sixième jour, 0='’,50; au septième, Os‘',77 ; au huitième, 0s'',58; au neuvième, C’est la proportion normale d’acide
urique.
Il est un autre point intéressant dans l’histoire des rapports de l’acide urique avec la pneumonie : c’est de savoir si, comme l’urée, l’acide urique augmente au moment de la défervescence. Pour Botho Scheube, le maximum des deux produits s’observe le lendemain de la crise. Bartels, dans les deux cas dont nous avons parlé, a vu le rapport entre les chiffres de l’urée et de l’acide urique augmenter en faveur de l’acide urique pendant la crise. Nous avons essayé de montrer que chez les pneumoniques, l’urée, diminuée pendant la période d’augment de la maladie, augmente dès que la période de déclin commence et que l’élimination atteint son maximum au moment de la crise L Mais, pour l’acide urique, nous n’avons pu élucider si la proportion était plus élevée pendant la période critique que pendant la période fébrile. Tout ce que nous pouvons dire c’est que dans l’urine de la crise, l’acide urique est aussi en quantité considérable.
Dans une de nos observations, le troisième jour de la crise, la quantité rendue était de 2^’‘’,734; le quatrième, de 1S'’,38; le cinquième, de lsr^23. Dans un autre cas, pendant les quatre jours de
1 . Botlio Scheube, L’excrétion de l'acide urique et la formalion des sédiments dans la pneumonie crotipale,Avch. dcr lleilk., 1876, t. XVII, p- 18o.
!2. Charvot, Des urines dans la crise et la convalescence des maladies aiguës, Th. Paris, 1870.
3. llæppfner, De l'urine du7is quelques maladies fébriles, Tli. Paris, 187!2.
4. Lecorchè et Talamon (loc. cit.). De l'urée el de l'acide urique dans la crise pneumonique .
la crise le chillVe de l’acide uri({iie va de 1 gramme à 2k‘’, 175; il descend ensuite a 0s'',96, 0='',80. Dans un troisième fait, on note les chiffres suivants : le jour de la défervescence, puis
2sr,09, ls<-,36 et
On voit, en somme, que la question de l’augmentation de l’acide urique sous 1 influence de la fièvre n’est nullement résolue et que si celte augmentation est réelle dans certaines affections fébriles, elle paraît manquer dans d’antres, et qu’en tout cas on ne sait pas encore exactement à quel moment de la maladie correspond le maximum de l’élimination.
Pour les maladies chroniques, certaines n’offrent qu’un intérêt médiocre au point de vue des variations de l’acide urique. On a signalé la diminution de ce produit dans l’urine des anémiques, des ostéomalaciques. Dans la maladie de Bright, il y a diminution à la fois de l’excrétion de l’urée et de l’acide urique. Nous ne parlerons pas ici des modifications de l’acide urique dans l’urine des goutteux.
Chez les diabétiques, on a nié à tort l’existence de l’acide urique dans les urines. L’acide urique peut sembler diminuer en raison de son extrême dilution dans la grande quantité d’urine rendue dans les vingt-quatre heures, et celte dilution peut en rendre la recherche et la constatation plus difficiles; mais il y a erreur à se refuser à en reconnaître la présence. Si on laisse dans un verre une urine diabétique on ne larde pas à voir, sous l’influence de la fermentation lactique qui s’empare bien vile de l’urine sucrée, l’acide urique, précipité de ses combinaisons salines par l’acide lactique, tomber au fond du vase, où l’on reconnaît alors facilement au microscope ses formes cristallines caractéristiques L D’autre part, non seulement nous avons toujours constaté ce produit dans l’urine des diabétiques, mais nous l’avons trouvé chez certains considérablement augmenté.
Il est une catégorie de maladies chroniques sur laquelle nous voulons plus particulièrement insister; c’est le groupe des affections hépatiques. Nous ne trouvons pas, sur ce sujet, de renseignements dans les auteurs; mais les recherches personnelles que nous
1. C’est Pearsüu qui ubserva le premier que l’urine des diabétiques laisse déposer de Tacide urique (1798); ce l'ait, nié par Barruel, fut vérifié de nouveau par Rayer. Bell (art. diabètes, Dicl. des sc. méd.prat., p. 108) a montré aussi que l’acide urique pouvait être si abondant dans l’urine diabétique qu’il se déposait an fond dn vase.
DE I/ACIÜE URIQUE.
avons laites dans un certain nombre de maladies du foie nous fournissent à cet égard quelques données d’un certain intérêts
Dans quatre cas de cirrhose alrophique, nous avons constaté une augmenlation de l’acide urique, non seulement relativement à rexcrélion de l’urée, mais encore d’une manière absolue, le cbiffre normal étant fixé à 0='‘,50 dans les vingt-quatre heures. Dans un cas, nous trouvons, 0s'',70; dans un autre, dans
un troisième, 0s‘’,90, ls'",70-, la veille de sa mort, le malade rendait encore 0='',72. Dans un cas de rétrécissement cancéreux de rœsophage avec cirrhose atrophique du foie, l’augmentation d’acide urique était encore très marquée; quoique le malade ne pût prendre aucun aliment et ne se soutint que par des lavements de bouillon, il rendait encore 0s‘‘,60, 0"‘',70, d’acide urique
dans les vingt-quatre heures.
Dans la cirrhose biliaire hypertrophique, l’analyse des urines ne nous a donné que des résultats variables au point de vue de l’acide urique. Dans deux cas, la proportion était normale, 0s'’,51, 0s'',46, 0='',48; dans un troisième cas, elle était abaissée, 0sr‘‘,32, 0ï‘’,18. Dans deux autres cas la quantité était au contraire accrue, 0='’,85, 0sr,90, et dans une des observations elle s’élevait au cbiffre considérable de 2s'',25.
Dans une observation d’hépatite syphilitique terminée par la mort dans un état de cachexie profonde, l’acide urique a été dosé trois fois; on a trouvé 0='',928 une fois, Isr, 29, une autre fois, et 2s‘',06 la troisième, — c’est-à-dire une augmentation constante et considérable de la quantité d’acide urique.
Les résultats sont les mênies dans un cas d’hépatite diffuse alcoolique appartenant à cette forme de cirrhose hypertrophique avec dégénérescence graisseuse des cellules du foie, qu’on a proposé d’appeler cirrhose hypertrophique graisseuse. L’urine, analysée chaque jour pendant les treize jours qui ont précédé la mort, a toujours montré une augmentation considérable de l’acide urique. Voici les cbiffres relevés ;
1 . Voir pour le détail des faits ; Lccorché et Talamon, Eluden médicales.
De l'urine dans les maladies du foie, p. 391.
8 juillet '.) —
TRAITÉ TMÉÜUIUUE
12 juillet
Chez un homme de qualre-vingl-qualre ans, aUeint d’un cancer de la vésicule biliaire et du foie, avec deslruclion complète de cet organe par une infiltration totale de la matière carcinomateuse, nous avons constaté, trois jours avant la mort, rexcrélion de 1^'',35 d’acide urique dans les vingt-quatre heures. Et à l’autopsie, détail remarquable, on trouva dans la vessie quatre calculs d’acide urique, gros comme des noisettes, et la substance pyramidale des deux reins était infiltrée d’infarctus uriques.
Un cas d abcès du foie nous a fourni des résultats intéressants. Pendant toute la première période de la maladie, correspondant à la formalioii de l’abcès avec destruction limilée du tissu hépatique, nous avons trouvé une augmentation de l’acide urique excrété, ls'’,20, ls'',04, lg'',24. Au contraire, l’abcès formé, l’acide urique baisse ou plulôl revient au chiffre normal, Osa',36, 0s’’,42, 0s'-,72, 0s'-,45.
Enfin, dans l’ictère simple catarrhal, nous avons obtenu de même une augmeutalion considérable de l’acide urique dans la période active, si l’on peut ainsi dire, de la maladie — 2s^'’,92, ls'’,71. La quantité a baissé un peu, tout en restant cependant au-dessus de la normale, au moment où la convalescence a commencé, 0s*',82.
Ainsi, dans toute affection hépatique, aiguë ou chronique, l’acide urique a été trouvé en excès dans l’urine et cela indépendamment de toute influeuce fébrile aussi bien que de la nature de l’alimentation. C’est là un fait dont la constance nous semble nettement établie, et la relation avec la maladie première bien plus facile à saisir et à démontrer que la relation de cette même augmentation avec les troubles respiratoires comme le veut Bartels.
Nous n’hésitons pas à rapprocher des résultats obtenus par nous dans les maladies du foie l’augmentation de l’acide urique signalée d’abord par Parkes et par Ranke dans la leucémie splénique^, puis constatée par une foule d’autres auteurs, Jacubascb,
1. Parkes, Med. Times and Gaz-., London, juin 1850. — Ranke, Ausscheidung der Harnsaure, München, 1850.
DE I;AC1I)E UUIQUE. ',5
BciTcl, SîilkowskijIIoiïmaiiii, ricichei-ljPellciikorer et Voil. Bartols a vu im malade alleiiil de leucémie, rendre 4 grammes d’acide urique dans les vingt-qualro heures. Chez un aulre, il Irouva uii certain nombre de calculs uriques gros comme des pois. Ces auteurs rattachçul cel excès d’acide urique à l’hypertrophie splénique, et Baidce admet même (jue la rate est l’organe où se forme cette substance. Mais il nous semble bien plus raisonnable de rattacher l’iiricémie de laleucocythémieà l’hypertrophie dufoie, lequel est aussi conslammenl et aussi profondément lésé que la rate dans la leucémie dite splénique. Nous trouvons une preuve que la lésion de la rate ne saurait être regardée cominelacause de l’excès d’acide urique excrété dans les observations de Bartelsetde Mosler. Dans un cas de tumeur de la rate, Bartels a constaté 0^'', 487 d’ticide urique pour 26 grammes d’urée; il n’y avait donc ni augmcidation absolue, ni augmentation, relativement à l’urée, de l’acide urique. De même dans un cas d’hypertrophie splénique consécutive ii une fièvre intermittente, Mosler et Schindler ne trouvèrent pas non plus d’augmentation de l’acide urique.
f. — Variations de l'acide urique sous l'influence des médicaments. — Un assez grand nombre de recherches ont été entreprises surce sujet, mais aucune conclusion absoluen’a été formulée. Nous nous contenterons donc d’énumérer les résultats obtenus par les divers observateurs en ajoutant, chemin faisant, les résultats que nous avons obtenus dans nos recherches personnelles.
D’après Beneke les agents qui activent la désassimilation desmatières azotées font baisser le chiffre de l’acide urique, l’ingestion d’eau, les chlorures, l’air de la mer. Nous avons déjà signalé 1 .action de l’e.au prise en grande quantité, d’après Genth. Pour ce qui est de l’induence des chlorures, elle n’est pas encore nettement élablic. L’.action de l’eau de Wiesbadeu qui contient de 3,4 a2,7 de chlorure aété étudiée parNeubauer cl par Gentb. D’après Neubauer un bain d’une demi-heure augmenta chez lui la quantité de 1 acide urique, en même temps que celle de l'urée et de l’urine. D apres Gentil, au contraire, le bain diminue la quantité d’urée et n’augmente ([lie très jieu la ([uantité d’acide uri([ue. Mêmes divergences au point de vue de l’action de l’eau prise a l’intérieur. Il y eut augmentation de l’urée pour Neubauer tandis que Genth constatait une diminution de l’urée et de l’acide uriijue.
iîraim, dans les expériences ([ii’il a faites avec les eaux de VViesbaden est arrivé aux mômes conclusions (jue Neubauer. Ces expc-
TRAITÉ TIlÉORlülJE ET
l'RATIOEE iJE LA GOUTTE.
ncnces paraisscnl inoiilrer que les eaux prises, soit à riulérieur, soit sous (orme de bain, augineiilciil nolableineiit l’cliuiiiialiou de 1 acide urique. Une de ces expériences donnera une idée de l’action obtenue sur l’acide urique et l’urée.
Ilomuie de trente ans, soumis à une alimentation régulière et à un exercice égal et modéré. Au bout île quatre jours de ce régime, on recueille son urine et on l’analyse.
Quantité clans les vingt-quatre heures 1308 ce.
7ur 258
Acide urique U .
Chlorure de sodium iq , lyg
Le lendemain on ajoute à son régime ordinaire, un demi-litre d’eau ordinaire, et l’on trouve.
Quantité dans les vingt-quatre heures 1585 ce.
Urée 7or.72G
Acide urique 0 880
Chlorure de sodium H .226
Le jour suivant, le demi-litre d’eau ordinaire fut remplacé par un demi-litre d’eau de Wiesbaden.
Quantité dans les vingt-quatre heures 2051 ce.
Ui'ée l-Lr.343
Acide urique 1.311
Chlorure de sodium 13 . 2(jg
Dans d’autres analyses, il y eutdc même augmentation de l’urine, de l’urée, de l’acide urique et du chlorure de sodium.
Avec l’eau de Nauheim,Beneke trouva chez uu malade une diminution de l’acide urique; mais chez uu autre, il obtint, au contraire, une augmentation. Au bout de quelque temps de séjour au bord de la mer, ou voit disparaître de l’urine les sédiments uratiques qui, dans les premiers jours, s’étaient montrés plus abondants ; mais nous savons que ce mode d’apprécialion ne nous apprend rien au sujet de la quantité réelle d’acide urique contenue dans l’urine. D’autre part Copland Hutcliiiisou n’aurait vu qu’une seule fois la pierre dans la vessie sur 34,000 baigneurs.
L’action des carbonates et en particulier du bicarbonate de soude ii’est pas moins coidi'ovcrsée. D’après Münch, ce sel à la dose de
DE E’AGIDE UUIOEE.
3 ci 9 grammes, produit une dimiiuition de l’acide urique; quelquefois même il n’en existe plus que des traces. En continuant l’emploi du bicarbonate de soude pendant plusieurs jours, l’iicidc urique reviendrait de nouveau k la normale. Seegen a remarque souvent qu’après l’emploi des eaux de Carlsbad, l’acide urique était considérablementdiminué. Blais ici il importe de tenir compte de ce fait, que les eaux de Carlsbad, bien que riches en carbonate de soude, contiennentsurtout,commeprincipe dominant, du sulfate de soude.
D’un autre côté, Severin a constaté, avec 2 et 4 grammes de carbonate de soude par jour, une influence à peine marquée sur l’excrétion de l’acide urique.
Nous avons soumis quatre malades à l’action de ce sel à la dose i de 4 et 6 grammes pendant des temps variables. D’une manière I générale, nous avons constaté une augmentation, peu marquée, il est vrai, mais très nette de la quantité d’acide urique excrétée. Trois de ces malades étaient atteints d’alîections chroniques, mal de Doit, kyste hydatique du foie, rhumatisme noueux, silencieuses au ! moment où nous avons expérimenté; le quatrième malade avait depuis deux jours un léger ictère catarrhal, sans lièvre. Voici le tableau des analyses faites chez ces malades.
ObS. I. — mOABBONATK Dlî SOUDE. — HOMME DE 26 ANS, ATTEINT d’un mal de i’OTT de la région lombaire.
DATES
QUANTITÉ d’urine dans les 24 lieiircs.
DENSITÉ
acidiî:
URIQUE
OBSERVATIONS
26 aoiU 1870.
Avant tout méilicament.
4 gr. de bicarbonale de soude depuis le 26.
2 septeinbi'e
6 gr. depuis le 8.
On a cessé le bicarbonate depuis 2 jours.
Dans celte première observation, l’acide urique, sous 1 induence de 4. grammes de bicarbonate de soude, monte de Ob'", 22 à 0s‘',57 pendant les premiers jours; puis il paraît baisser un peu, a 0®'',28, 0‘’’‘ ,32, pour remonter de nouveau, sous l’in fluence de 6 grammes de bicarbonate, à et 05^42. Si-v jours après la suppression
du médicament l’augmentation de l’acide urique se maintenait encore k 0e^,66. Ces c^dfTres, pourrait-on objecter, sont les chiffres indiqués comme représentant la quantité normale d acide urique rendue dans les vingt-quatre heures ; cela est Vrai, mais ils 11 en sont pas moins fort au-dessus de laquantilé d acide urique exciétéc par le malade avant l’emploi du bicarbonate de soude, 0'^'',22.
DE L’ACIDE URIQUE
ÜBS. H. — BICiVIlCONATE DE SOUDE. — HOMME DE 26 ANS, ATTEINT DE KYSTE IIYD.ATIQUE DU FOIE, SANS AUCUN TROUBLE GÉNÉRAL.
DATES
Ï-H tf)
cè 5 d
DENSITÉ
URÉE
ACIDE
URIQUE
OBSERV.ATIONS.
29 août..
Avant le médicament.
4 gr. de bicarbonate de soude depuis le 29
3 sept..
Après 8 gr. de bic. de soude pendant 2 jours
On a cessé le bicarbonate de soude depuis trois jours.
Dans ce cas, l’acide urique est, pour ainsi dire, resté stationnaire; il y a eu plutôt une légère diminution, 0s'',67 au lieu ■ de 0=%75.
Le fait à remarquer est l’abaissement considérable du taux de l’acide urique, 0s'’,12, 0s%'27, après la suppression du bicarbonate de soude.
LKCOIICIIK, Goutte.
OBS. III. — mCAUBONATE DE SOUDE. — HOMME DE 34 ANS, ATTEINT DE miUMATISME NOUEU.K APYUÉTIQÜE.
DATES