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I. Lccorché et Talamon, Éludes médicales, p

TllAlTÉ TllÊOUlQUE

ET l'RATlOl'E DE LA GOUTTE.

rapporte à la qiiaïUité d’acide urique pliysiologiquenieiil excrétée, ou peut constater que rinflueiice de la fièvre rhuinatisinale semole il peu près nulle sur l’augmentation de cette cxcrétioiiL

Dans la fièvre typlioule, contrairement à Bartels, M. Alb. llobiii a constaté que l’acide urique est augmenté. « D’ailleurs, dit-il, il est Tort rare que l’acide urique atteigne les tau.x élevés qui sont la règle dans les affections franchement infiaminatoires. Les augmentations les pins marquées ont lieu dans la période d’angment où elles atteignent parfois le triple on le quadruple de l’état normal; mais hors de là et de quelques phases critiques, les élévations les plus ordinaires vont difficilement an-dessns du double de la quantité norinaleL y> 11 ne faut pas ignorer que M. Robin ne dose pas l’acide nriqne, qu’il se contente d’en apprécier la quantité par le procédé de Gnbler, c’est-à-dire par l’épaissenr plus ou moins grande du disque obtenu en versant de l’acide nitrique dans l’urine contenue dans un verre à pied.

Le peu de précision d’un pareil procédé n’était pas fait pour entraîner la conviction en présence des affirmations de Bartels. Nous avons voulu, à notre tour, vérifier les résultats contradictoires obtenus par les deux auteurs. Nos recherches ont porté sur soixante-quatorze cas de fièvre typhoïde ; nous les publierons un jour in extenso. Pour le moment, nous nous contenterons d’en exposer succinctement les conclusions, en citant les faits les plus probants. Ces conclusions sont en contradiction avec les résultats obtenus par Bartels; elles confirment les faits avancés par Alb. Robin. Nous allons même plus loin que ce dernier et nous pouvons dire que dans toutes nos observations, nous avons constaté une augmentation considérable de la quantité d’acide urique excrétée. Cette augmeiUatiou est surtout marquée dans les deux premiers septénaires de la fièvre; mais elle peut persister durant toute la maladie; et même eau moment de la période de défervescence, nous avons pu constater nue élimination exagérée d’acide urique. L’urée se trouve de même très augmentée. Mais pour l’urée comme pour l’autre substance, il existe des variations d’un jour à l’antre que les variations de la température ne peuvent expliquer, puisqu’elle, reste sensiblement la même d’une manière constante, et dont il

1. Lecoi'ché et Talamon, De l’action du salicijlate de soude sur l’urine, l’acide urique et l'acide phosphorique dans le rlmmalisme articulaire aigu, l'icv. mens, de niéd. et de chir., 1880, p. 177.

2. Alb.Uobiii, Essai d’urologie clinique. La fiècre /;//)/( oï de (Tli. Paris, 1877).

DE L’ACIDE URIQUE

laudrail chercher les raisons ailleurs, peut-être dans la nature ou le nombre des évacuations intestinales.

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