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Zalesky, Unlers. ueber uramisch Process, Tubingue

ANATOMIE PATIIOLOGIOUE. 125

oiseaux, habitiielleineiit rouges et éadammées; les follicules gastriques sont eu outre oblitérés par desamas d’urate de soude. Cbez la couleuvre, ITirate se dépose dans la cavité de l’estomac, sous forme d’une boue blaucbfitre.

La plupart Aes jointures présentent des dépôts tophacés, soit à l’intérieur de la cavité articulaire, soit à l’extérieur, sur les capsules ligamenteuses.

Ou ne rencontre dans les muscles de la vie animale aucune I trace de concrétions uratiques ; mais l’examen cbimique fait louj jours reconnaître dans l’extrait musculaire une notable quantité j d’acide urique.

i Jamais on n’a trouvé de dépôts uratiques ni dans le cerveau ni j dans les méninges cérébrales.

j Quant au sang, il renferme une forte proportion d’acide urique et, après la mort, on trouve dans les caillots du cœur et des gros vaisseaux de petits grumeaux d’urate de soude.

Pawlinolf, Scbrœder, Ebstein ont répété en les variant les expé- I riences de Zalesky. Ils ont lié les uretères, les artères rénales, détruit ou enlevé les reins, et ont obtenu des résultats analogues. En liant, chez des serpents, tous les vaisseaux rénaux, Scbrœder a trouvé, au bout de cinq jours, sur le péritoine, le mésentère, à la surface séreuse de l’intestin, tous les capillaires remplis de dépôts qui, sous rinfluence de l’acide acétique, se transformaient en cristaux d’acide urique. Le foie était recouvert de nodosités blanchâtres. Contrairement à ce qu’avance Zalesky, le parenchyme hépatique était farci des mêmes noyaux uratiques. On en trouvait aussi dans la vésicule biliaire, dans la rate, dans le liquide péricardique sous forme de flocons hlancbâtres. D’après Sehrœder, l’acide urique aurait de la tendance â se déposer au niveau des parties enflammées.

Ebstein, cherchant tà pénétrer plus avant le mécanisme des dépôts goutteux, a provoqué l’accumulation de l’acide urique dans les tissus et les liquides soit en liant les uretères, soit en détruisant les reins, soit en entravant l’élimination par des injections souscutanées de cbromate neutre de potasse L De ces expériences, I Ebstein tire les conclusions suivantes :

' 1“ On peut, cbez les animaux, produire des dépôts d’urate de

‘ soude semblables â ceux des goutteux.

t. Ebslein, toc. cil., p. 59.

2° Ces dépôts ne se l'ormenl que là où les tissus ont subi un travail de nécrobiose.

3“ Au pourtour de ces loyers nécrobioliqucs se développe une indammation exsudative.

D’après Ebstein la formation des dépôts est en rapport direct avec l’intensité de la nécrobiose des tissus ; ils ne manquent jamais quand la nécrose est complète. Dans certains tissus, dans le cœur par exemple, ilestnécessaire que la mortification soit complète pour que le dépôt se fasse. Dans d’autres, au contraire, comme le foie, l’urate se dépose, même au sein d’un tissu incomplètement nécrosé.

Nous retrouvons ici l’idée fondamentale du travail d’Ebstein. Dans la goutte expérimentale, comme dans la goutte proprement dite, le dépôt d’urate est toujours précédé par un travail de nécrobiose moléculaire en foyers disséminés, jamais diffus, cette nécrobiose étant elle-même le résultat du contact direct de l’urate de soude liquide avec les éléments des tissus.

D’autres expérimentateurs ont essayé de provoquer la goutte en faisant ingérer aux animaux, par l’estomac, une proportion quotidienne d’acide urique; nous faisons surtout allusion ici aux expériences de Gigot-Suard. Si on veut bien se rappeler que, d’après un grand nombre de chimistes et de physiologistes, l’acide urique, introduit dans l’organisme des animaux s’y transforme en urée acide oxalique et allantoïne, on jugera a priori que ce procédé expérimental n’est guère susceptible de donner des résultats satisfaisants. L’acide urique se métamorphosant ne semble pas pouvoir s’accumuler dans les liquides ou les tissus. Et de fait, bien que M. Gigot-Suard avance que« l’ingestion de l’acide urique peut produire l’uricémie, c’est-à-dire la surcharge du sang par ce produit excrémentitiel »,dans une seule de ses dix expériences, il a trouvé des dépôts uratiques dans les reins d’un des chiens nourris d’acide urique.

Yoici quelques unes des conclusions qu’il tire de ses recherches expérimentales. Son procédé consistait à administrer l’acide urique à des chiens à la dose de 20 centigrammes au moins à 4 grammes au plus dans les vingt-quatre heures, pendant un temps qui a varié de un à deux mois.

« La peau a présenté presque toutes les affections décrites par les dermatologistes.

» Du côté des muqueuses, on a observé une injection plus ou moins lorte, rarement du ramollissement. Les muqueuses le plus

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souvent taüeintes sont celles de la bouche, du nez, des yeux et des bronches. Les glandes étaient hypertrophiées et même ulcérées; mais celte dernière lésion a été surtout remarquée dans les Jandes du rectum.

» Les lésions pulmonaires sont la congcslion et la splénisation >vec on sans foyers apoplectiques.

» Les lésions rénales sont variées, depuis la simple congestion nsqu’à celles qui caractérisent la maladie de Bright.

» Le l'oie a été congestionné plusieurs fois et a présenté la dégénérescence graisseuse.

» Du côté des articulations, les seules lésions observées sont ’angmentation de la synovie, une coloration du cartilage beaucoup jIus foncée qu’à l’état normal et l’injection de la synoviale. Il n’y a amais eu de dépôt d’urate de soude.

I » Les lésions de la rate sont rares, et consistent dans une injec- ^lion légère sur les bords et une coloration un peu foncée sur quel- |ues points.

1 » Le cœur n’a été altéré qu’une fois dans les dix expériences,

. es parois paraissaient énormes et l’endocarde avait une couleur i irdoisée.

I » En outre, l’acide urique a produit un squirrbe ligneux de la ; )cau à la région cervicale et un épithélioina de la langue L »

I Nous n’avons pas besoin de faire remarquer combien les altéra- ' ions constatées sont minimes en dehors de la congestion banale i les ilifférents organes. Dans un cas cependant M. Gigot-Suard pai aît avoir déterminé une véritable néphrite avec infiltration d’urate 'le sonde. « La surface extérieure, dit-il, d’un rouge violacé, est lar.semée de corpuscules d’un blanc laiteux ou un peu jaunâtre, lu volume d’une tête d’épingle à un grain de millet. La substance •-orticale présente des granulations semblables et surtout des lignes rrégulières, comme floconneuses, qui semblent se continuer avec ' es stries des cônes tubuleux. Indépendamment des granulations,

I ’ai constaté la présence de points blancs au sommet des pyramides ' de stries blanches le long des tubes urinifères. A l’examen nicroscopique et cbimiqne, j’ai reconnu que les points et les stries ! daient composés d’urate de soude. »

I Les recherches de M. Gigot-Suard appellent des expériences de I 'Ontrôle. 11 ne laut pas oublier en effet que Nenbancr avait déjà

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