‹ Traité théorique et pratique de la goutteChapitre 54 sur 226 · Pagenstecher, Cenlralb., 18G5, n” G · texte numérisé non relu

Pagenstecher, Cenlralb., 18G5, n” G

itl TRAITÉ THÉORIQUE ET PRATIQUE DE LA GOUTTE.

remplis d’une matière blanche qui, sans aucun doule, représentait la partie dense et solide de l’urine L »

Zalesky, de Tubingue, reprit en I8ü5 ces recherches en liant les deux uretères non-seulement chez des oiseaux, oies, pigeons, mais aussi chez des couleuvres-. Il constata, comme Galvani, que la mort survenait rapidement, au bout de deux à trois jours ; les premiers phénomènes morbides apparaissaient de douze à quinze heures après la ligature. Il résume ainsi les altérations trouvées il l’autopsie dans les divers organes :

Les reins sont affectés en premier lieu, avant tous les autres organes, et c’est là que les lésions sont toujours le plus prononcées. Les canalicules urinilères de la substance pyramidale sont distemlns et oblitérés par des amas d’urate à l’état concret; les tuhuli contorli, ainsi que les glomérules de Malpighi, dans la substance corticale, sont au contraire libres de tout dépôt. Audessus des ligatures, le calibre des uretères est comblé par des masses uraliques solides.

Les membranes séreuses, en particulier le péricarde et le péritoine au niveau du foie et de l’estomac, sont semées de plaques blanches qui, examinées au microscope, paraissent formées de noyaux uraliques amorphes autour desquels rayonnent de fines aiguilles cristallines. Ces amas siègent souvent dans la cavité des vais eaux lymphatiques qu’ils obstruent tandis que les vaisseaux sanguins restent perméables.

La capsule iln foie, extinia liepatis meinbrana, dit Galvani, est farcie des dépôts uraliques; on n’en rencontre que rarement dans l’inlérienr de l’organe. Quand ils existent, c’est uniquement dans le tissu conjonctif qu’ils se développent, jamais dans les cellules hépatiques. Labile est chargée d’urate, et, dans la vésicule biliaire, on trouve des concrétions conslitnées par ce sel.

On observe souvent des dépôts tophacés en grand nombre sur V endocarde, principalement sur les valvules; on en rencontre aussi disséminés dans l’épaisseur des parois musculaires du cœur.

Parfois la cavité des petits conduits bronchiques contient des dépôts d’urate.

La muqueuse de l'estomac et celle de V intestin sont, chez les

t. Opéré del prof. Luigi Galvani, Bologna, 1841, t. IV, p. 15, cité par Dubois-Reymond. — Arcli. von Reicherl, 1865, p.40S.

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