E.10« = MV
Cette dernière formule est parfois prise pour point de départ de l'étude des machines dynamos. Mais elle comporte des hypothèses sur M, tandis que la formule en fonction du flux / n'en comporte aucune. Aussi cette dernière est-elle préférable.
123. Détermination de la courbe. — La courbe qui relie les forces e. m. en circuit ouvert aux ampère-tours inducteurs pour une vitesse donnée, est donc fondamentale pour l'étude des machines, en raison de sa parenté étroite avec les quantités magnétiques du circuit.
Sa détermination est simple et facile dans tous les ateliers de construction.
On porte la machine à une vitesse de régime choisie à volonté et maintenue constante autant que possible. L'excitation est produite par une source auxiliaire et mesurée par un ampèremètre. La force e. m. est lue au voltmètre pendant que Ton mesure la vitesse soit au tachymètre, soit au compte-tours.
Si Ton emploie ce dernier appareil, on limite le temps à 30 secondes pendant lesquelles on prend plusieurs lectures électriques dont on fait la moyenne.
Les divers points sont alors rapportés sur deux axes rectangulaires.
La courbe ainsi obtenue n'est pas identique à celle que M. Deprez à nommée caractéristique : mais ce terme est resté dans le langage courant et s'applique fréquemment à celle que nous venons de décrire, sous le nom de caractéristique à circuit ouvert.
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Fig.
Tl
a6 X 10 * Amp . Toop*
Les figures 122, 123, 124 représentent les résultats d'expériences faites par l'auteur sur diverses machines.
124. Forme des caractéristiques. — On voit que toutes ont une allure analogue. Partant d'un point situé sur Taxe des y un peu au-dessus de l'origine, elles s'élèvent d'abord très sensiblement en ligne droite, puis subissent une courbure, et repartent ensuite en ligne presque droite avec une pente très faible.
Il n'est pas inutile de remarquer ici que l'allure dépend dans
une grande raesure du choix de Téchelle des coordonnées. Un
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changement d'échelle varie en effet les courbures, et peut donner
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Fig. 124.
y/ un aspect très différent à deux représentations des mêmes résultats d'expérience.
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Pour s'en rendre compte, il suffit de tracer sur une même épure les caractéristiques correspondant à différentes vitesses.
Gomme les forces e. m. leur sont proportionnelles on Tobtiendra par simple réduction proportionnelle des ordonnées, et on obtiendra une épure analogue à celle de la figure 125, où est bien mise en évidence la difTérence d'aspect.
Les considérations qu'on peut déduire de la forme de la courbe
Fig. 125.
au point de vue de la valeur de la machine ne sauraient encore être développées ici : mais on comprend combien on pourrait se tromper dans des conclusions comparatives basées sur des courbes tracées à des échelles quelconques.
Il n*est pas rare de rencontrer dans les ouvrages techniques relatifs au sujet qui nous occupe, une série de caractéristiques de machines, de modèle et de format très différents, tracées sur les mêmes axes divisés en volts et ampères.
Une telle représentation ne peut conduire à aucune conclusion utile.
Il est cependant indispensable au constructeur de pouvoir faire ces comparaisons ; et il pourra les faire aisément en se conformant aux règles suivantes.
U faut ramener par le calcul tous les résultats d'expériences
faites en vue d'obtenir une caractéristique, à la détermination de Tinduction B dans le fer induit en fonction de la force magnétisante H, évaluées en unités C. G. S.
On pourra alors aisément comparer entre elles des machines très différentes d^aspect, de construction, de dimensions, et on sera en possession de Tun des éléments les plus importants pour la comparaison de leurs valeurs respectives.
S'il s'agit d'une machine sans fer induit, on calculera le champ magnétique moyen M, dans l'air, dans le plan où se meuvent les conducteurs.