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CHAPITRE II. — MALADIES DE LA CONJONCTIVE

traitement . —Le traitement des ophthalmorrfiagies de la première catégorie se confond dans celui des conditions morbides qui leur donnent lieu, et ne se prête à aucune indication spéciale. Un larmoiement sanguin est-!] venu se substituer à l'écoulement physiologique des menstrues, on le combattra par les topiques répercussifs (glace, solutions de sous-aeélate de plomb, d alun, etc.), par U s cataplasmes sinapisés aux jambes, les ventouses sur la région de 1 épine, etc. ; puis, on s'efforcera d'en prévenir la réapparition, à l'aide des moyens dont 1 expérience a démontré l'efficacité, pour le rétablissement du flux menstruel. Quelques préceptes que nous exposerons, en traitant des affections amaurotiqucs, devront, à cet égard, être pris en considération.

DE L'HYPERTROPHIE DE i/ANNEAU CONJONCTIYAL d'AMMON , ET DE QUELQUES AUTRES MALADIES DE LA CONJONCTIVE.

Vannulus conjunctivœ d'Ammon (page 7) n'est pas visible dans les conditions habituelles. 11 ne le devient, d'une manière très-manifeste, que lorsqu'il s'hypertrophie, s'épaissit, et que la portion de la conjonctive, qui entre dans sa constitution, participe à cette turgescence, phénomène que j'ai vu embarrasser bien des praticiens. On constate alors, le long du limbe kératique, un renflement grisâtre ou bleuâtre, un bourrelet annulaire, d'un ou de deux millimètres de largeur, et qui n'existe pas seulement sur la sclérotique, mais empiète un peu sur la cornée. 11 ne faut pas le confondre avec le cercle arthritique de Beer, qui s'en rapproche par sa position, par sa configuration et par sa teinte. L'hypertrophie de l'anneau conjonctival, dont le siège est manifestement superficiel, peut exister sans inflammation aucune, être une disposition congénitale, tandis que le cercle dit arthritique, plus profondément placé, est constamment associé à une ophthalmie interne, à une iri lis, à une choroïdi te ou à uneirido-choroïdite. J'ai vu l'épaississement de l'anneau d'Ammon accompagné d'une phlegmasie conjonctivale, à un œil, tandis que cette phlegmasie n'existait pas dans son congénère également pourvu du même cercle. J'ai souvent présenté aux élèves, qui fréquentent mes consultations cliniques, Henry Bernier, de Montfermeil, âgé de 1 2 ans et qui porte cet anneau aux deux yeux fréquemment affectés de conjonctivite. Son examen à la loupe m'y a fait découvrir un très-grand nombre de vaisseaux déliés, qui s'arrêtent à sa périphérie, du côté de la cornée. Le bourrelet devient plus turgescent quand les yeux sont injectés. C'est ce qui est arrivé notamment une fois, après que ce garçon eut beaucoup chanté à l'église.

Les affections cancéreuses et mélanotiques, dans lesquelles la conjonctive peut se trouver engagée, seront décrites plus tard. Nous devons mentionner aussi le relâchement de la conjonctive (prolongatio covjunclivœ de Rosas), fréquent dans l'oplithalmie des vieillards ou ophtlialmie sénile, et qui se mani-

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festant parfois chez des sujets moins avancés en âge, m'a paru une condition capitale de la chronicité «le quelques inflammations oculaires. Le traitement des ophthalmies par un long usage des topiques émitflients y prédispose. Il faut noter encore les œdèmes longtemps prolongés delà conjonctive, suffusions qui ont affaibli les liens par lesquels celte membrane est unie à la sclérotique. Les applications toniques et astringentes seront conseillées contre cette disposition pathologique, que j'ai vue sensiblement amendée, chez quelques sujets, pai Les collyres alumineux. Si le relâchement venait à donner lieu à un repli cunéi, forme, signalé par Rosas, et gênant les mouvements de l'œil, en se plaçant entai lui et la paupière inférieure, force serait d'en entreprendre l'excision transversale, avec les pinces et les ciseaux courbes sur le plat.

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