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CHAPITRE IV. — MALADIES DE LA CORNEE

che s'injecta et fournit un liquide puro-muqueux; la cornée devint nuageuse, puis tout à fait opaque; le globe fut frappé de cécité, malgré toutes les ressources qui furent mises en œuvre pour conjurer celte issue funeste. Le 24 mai 1 849, cette femme succomba à une attaque de choléra. J'examinai le globe gauche à l'amphithéâtre de l'hôpital. La cornée était perforée et comme convertie en putritoge, le bulbe flasque et d'un petit volume. Nous ne saurions mieux établir les caractères qu'il présentait que de lui assigner la description de M. Magendie précédemment énoncée. L'œil droit conservait ses propriétés normales. On constata un peu de ramollissement au cerveau et un épanchement pleurétique.

Dans quelques observations publiées par M. Serres, par M. Alison, une perturbation dans la nutrition du bulbe, et, par suite, la désorganisation de ce dernier, se trouvèrent liées à un trouble intracrànicn du trijumeau. La participation de la plaie du sourcil à la production des désordres oculaires du même côté paraît également évidente dans le fait que nous avons relaté. Mais, comment se fait-il que ces mêmes désordres ne surviennent pas toujours, dans des conditions en apparence identiques, dans certaines opérations blépbaroplastiques, par exemple, celles de Dieffenbach, de Jaeger, etc., où des rameaux de la cinquième paire deviennent le siège de vulnérations étendues ? L'opinion du docteur Snabilié semble, jusqu'à ce jour, répondre à cette question de la manière la plus satisfaisante. « Ce qu'il y a de plus probable, dit-il », c'est que, dans le cas où le nerf frontal est divisé complètement, les suites ne se font pas pour la plupart du temps observer. Est-il comprimé, au contraire, contus, incomplètement divisé; est-il continuellement irrité par une inflammation consécutive, alors le ganglion de Gasser, qui est en rapport avec les fibres centrales du nerf frontal, est affecté, ce qui fait que la nutrition de l'œil doit souffrir. »

Le marasme par défaut d'alimentation, ou par un état de consomption, de I dissolution organique, est une seconde cause de sphacèle de la cornée. C'est la mort d'une parti'e de notre être, le signe avant-coureur de la cessation de la vie générale.

«Chacun sait, dit Magendie, qu'un chien peut vivre longtemps, en ne mangeant que du pain ; mais, en le nourrissant ainsi, on n'en peut rien conclure, relativement à la production de l'azote dans l'économie animale, car le gluten, que contient le pain, est une substance très-abondante en azote. Pour obtenir un résultat satisfaisant, il fallait nourrir un de ces animaux avec une substance réputée nutritive, mais qui ne contient pas d'azote. » Un chien âgé de trois ans, gras et fort, fut mis par Magendie à l'usage du sucre blanc et pur pour toute nourriture, et de l'eau distillée pour boisson. Il continua à se bien Porter les sept ou huit premiers jours; il mangeait et buvait comme de coutume. Dans la seconde semaine, il commença à maigrir, bien qu'il mangeât jusqu a six ou huit onces de sucre, par jour; ses excrétions alvines étaient régulières, mais la sécrétion de l'urine était devenue plus abondante. Dans la troisième semaine, 1 émaciation augmenta ; les forces et l'appétit diminuèrent. Une petite ulcération au centre kératique surgit à celte époque, sur un œil d'abord

1 Annales d'ocnlistique, t. XIX, p. M 6.

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déjà connus du lecteur (page 218). U peut cet £ ^ de là cataracte, par -une inds on trop le lamheau ne continue à adhérer que par un étroit pécule.

CHAPITRÉ IV. — MAlADtES DE LA COlWlfrt.

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