CHAPITRE VII. — MALA11IES 1)L' SYSTEME LENTICULAIRE. Aijli
l'action lies cordes motrices insérées aux. quatre extrémité| de ses deux diamètres vertical et horizontal. Il est digne de remarque qu'une opacité quelquefois trèsétendue de la cornée est unie à une cataracte centrale d'un petit volume. Cette condition s'explique : 1" par la protection qu'en présence d'une cornée ulcérer, l'iris fournit à la plus grande partie de l'appareil lenticulaire; 2" par la contraction de la pupille qui rend cette protection plus efficace encore; 3° par la forme du cristallin dont la région la plus bombée et la plus proéminente est à peu près la seule qui vienne se mettre en rapport avec la cornée malade. Il est enfin aisé de prévoir, d'après les explications qui viennent d'être fournies, que la cataracte centrale peut se trouver associée à des synéchies antérieures et se constituer à un âge plus avancé de la vie.
Cette forme nosologique surgit plus rarement pendant la vie fœtale; plusieurs opinions se sont produites pour en interpréter le mécanisme étiologique. 11 est probable, d'après M. d'Ammon, qu'une gène dans la circulation en est plus souvent la cause qu'une condition pblegniasique. On a invoqué un arrêt de développement du cristallin, arrêt uniquement limité à une partie des couches intra-capsuiaires ; une kératite, intra-utérine, qui a pu entraîner les conséquences inhérentes aux perforations centrales du miroir ; la formation chez le fœtus, et par suite d'un travail inflammatoire, de liens anormaux entre la cristalloïde antérieure et la membrane pupillaire, suppositions théoriques et dont la justesse est loin d'être démontrée.
La cataracte polaire postérieure consiste dans une tache généralement arrondie et placée près du pôle postérieur de la lentille. On a avancé que cet obscurcissement était presque constamment associé à des affections du corps vitré et de la choroïde, assertion dont des observations récentes n'ont pas démontré la justesse. La cataracte polaire postérieure a été vainement cherchée dans un bon nombre d'autopsies de scléro-choroïdite postérieure.
cataracte conique ou pyramidale. — Cette variété est peu commune. Wenzel l'a constatée, aux deux yeux, chez une jeune fille aveugle-née. Elle est caractérisée par une éminence piriforme, blanche, epielquefois de consistance cartilagineuse (Rosas), mais le plus habituellement formée de couches librô-plastiques; adossée par une base plus ou moins large au centre de la cristalloïde antérieure, elle fait, à travers l'ouverture pupillaire, une saillie prononcée. J'ai vu le cône s avancer assezjoin dans la chambre antérieure pour toucher presque à la face postérieure de la cornée.
Quand cette affection est la conséquence de pblegmasies internes qui ont atteint l'iris, la pupille est habituellement déformée et unie à la cataracte par des brides iibro-lympbatiques. Le staphylôme conique est souvent associé à un certain degré de cataracte pyramidale, résultat de dépôts accumulés et solidifiés sur la face antérieure de l'appareil lenticulaire ; confondue avec la tumeur indienne ou nido-cornéenne, cette protubérance plastique ne peut être découverte que dans l'opération. Dans d'autres cas, le commémoratifne signale aucune inflammation à laquelle on puisse rattacher l'origine de la cataracte pyramidale; la cornée est saine et l'iris libre et accessible à l'influence des mydriatiques.
cataracte pigmenteuse (cataracte denâritiqm de Schmidt ; arborescente de
tULj, uiVHK 11. — MALADIES llll GLOBE OCULAIRE.
ftichter; choroïdalc de Peiner). Elle présente des points, des îlots, des stries de couleur brune ou noire, Tantôt cesdépôts ne sonl quetrès-faiblemenl adhéreats .-, |;, criâtotUoldc antérieure, phénomène démontré par l'investigation cadavérique cl par leur disparition, que j'ai maintes l'ois constatée chez des malades; tantôt ils semblent intimement soudés à une couche fibro-plastique. Fort souvent les opacités de ce genre se montrent sous forme de séries de points disposés en cercle ou en segments de cercle; il existe parfois plusieurs cercIS ou fragments de cercle parallèles entre eux. Ces taches apparaissent noires à l'ophthalmoscope; à l'éclairage oblique, on les distingue avec lu teinte qui leur est propre. Elles nuisent plus ou moins à la vision suivant leur nombre, leur situation, et surtout suivant le degré de l'opacité coexistante.
Leur nature a été expliquée de différentes manières. Pellier lésa pus,- pouru| épanouissement de la choroïde; Ph. de Walther pour des ramifications vascuhires • la plupart des ophtalmologistes les regardent comme des debr.s du ta-^. pis de'l'uvée, comme des cellules épithéliales pourvues de leurs granulations Umentaires. Nous partageons cette dernière opinion , et nous pensons que le nom de pigmenteuse, qui a encore été imposé à cette cataracte, est celui qu, lu. convient essentiellement. C'est l'iritis qui lui donne presque constamment naissance quand surtout, sous l'influence d'une résolution plus ou moins avancée de laphlegmasie ou par l'intervention des mydriatiques, ce diaphragme se retraite vers ses limites ciliaires. Une lésion traumatique peut engendrer des deordres de ce genre. Un sujet, par exemple , est atteint d'une contusion sur 1 œil aux environs de cetorgane, ou fait une chute. Soudain sa vue se bromll , et il distingue des mouches. Si le médecin consulté néglige de recourir a l op hàlmoscope ou à l'éclairage oblique, il diagnostique une amblyopie e fait un Ïment en conséquence; mais, quelque temps après, le cnstallm s obscurct. t l'on constate sur sa face antérieure des taches noires. C'est qu'.c, une perturbation est survenue, par le fait de la vulnération , dans les connexions de Lap- S " l" t culan,, dJoù l'opacité, parfois la vacillation de cet appareil , e les lo ni noir aperçus par le malade ont pu dépendre de parcelles de pigment qu L sont b U quenîenUétaehées de l'uvée, pour se coller à la cnstallo.de corres,
onlnte. s'i n'a point été donné d'en apprécier l^stencc au de but L'elles se confondaient avec la coloration noire du fond de 1 œil , une suit, e toch s'étant placée derrière elles, elles sont devenues visibles. >ous au ;ns rencontré plusieurs fois des plaques et des stries piginenteuses qui adhéraient au tissu opaque dans la cataracte secondaire. j 1 1 nô faut pas confondre, a&c les véritables opacités pigmenteuses, des points * i nmes d'une t einte plutôt rougeàtre ou dérouille que noirâtre, «
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