CHAPITRE VII. -^r MALADIES DU SYSTEME LENTICULAIRE. 4G
sulaires opaques se sont soudés l'un à l'autre. Quand cette cataracte n'est point compliquée d'une synéebic postérieure, on la reconnaît à uncopacité d'un petit volume, pourvue d'une surface inégale, plisséc ou mamelonnée; celte opacité est profondément située, et parfois associée à une large ombre porlée de l'iris et à de l'iridodonésis. Sa coloration n'était pas uniforme dans un œil atrophié sur lequel j'ai eu l'occasion de l'observer avec le docteur C. Canstatt; quelques parties étaient blanches, d'autres grisâtres. La vision est plus ou moins détériorée, suivant que l'altération est simple ou compliquée d'adhérences à l'iris, d'atrophie du bulbe, etc.
Schmidt, qui dit avoir plus particulièrement rencontré celte variété chez des enfants qui avaient été atteints de convulsions, pense que les mouvements spas- ,modiques des muscles oculaires peuvent avoir pour résultat de séparer en partie la capsule de ses moyens d'union, d'où proviennent un manque de nutrition et le marasme de l'appareil lenticulaire. Le disque antérieur de la capsule vient-il à cire perforé par suite d'une plaie pénétrante, les couches les plus périphériques du cristallin passent quelquefois à la résolution, tandis que le noyau reste réfraclairc à ce travail, d'où une cataracte aride-siliqueuse. On a vu des cataractes congénitales non opérées devenir siliqueuses à la longue, la lentille , ramollie ou fluidifiée, étant absorbée graduellement, et des adhérences intimes s 'établissant entre les deux lames capsulaircs qui deviennent opaques.
Il est digne de remarque que la forme siliqueuse, dite cataracte gypsée, à cause de sa couleur blanche très-éclatante, est presque constamment accompagnée d'amaurose, comme j'ai pu m'en convaincre chez un homme d'une quarantaine d'années, à la consultation de Jaeger, et comme je l'ai constaté plusieurs fois depuis lors.
cataractes osseuse et pierreuse. — On a cité quelques faits dans lesquels l'appareil lenticulaire, incrusté d'une quantité plus ou moins considérable de sels calcaires , avait acquis une consistance cornée ou osseuse. Dans une opération par abaissement qu'exécutait Gibson , la capsule fit entendre sous l'action de l'instrument un craquement tel, qu'on eût pensé que l'aiguille était promenée sur un morceau de parchemin. Beer, ayant extrait une cataracte trabéculaire chez un enfant de douze ans, trouva la zone entièrement ossifiée; la capsule était en même temps comme cartilagineuse et adhérait à un cristallin racorni et très-dur. On lit, dans le Mémoire déjà cité, de M. Lohmeyer, que Wagner (de Gœttingue) a rencontré une cataracte formée par un cristallin aplati, orbiculaire, dur comme de la pierre et composé d'une véritable substance osseuse, avec des corpuscules osseux h plusieurs rayons et des canaux vasculaires de Havers, le tout sans trace de la substance primitive de la lentille. On a beaucoup plus fréquemment observé le cristallin converti en une matière pierreuse {cataracta lapidea) ; il y a même lien de penser que la plupart des cataractes qualifiées d'osseuses n'étaient que des cataractes pierreuses. Je crois avec M. Lohmeyer que des concrétions calcaires se développent d'abord sous forme dépeins amas sur la face interne du sac capsulaire ; ces dépôts contractent des dimensuns de plus en plus considérables et recouvrent d'une couche épaisse les aebns orgamques du cristallin. Ceux-ci viennent-ils à se résorber, les concré-
|g>j LIVBE il. — MALADIES lill GLOB» OCULAIRE.
lions peuvent encombré toute la cavité capsulaire. Janet, malade do mon dispensaire portail à l'oai) gauche une cataracte pierreuse, qui , tombant tout h coupdai la chambre antérieure, donna lieu h des accidents inflammatoires el nerveux très-intenses ; j'en pratiquai L'extraction et le malade guérit , Urgane toutefois restant privé «Ida faculté visuelle. La pétrification de 1 appareil lènliculaire est souvent accompagnée d'atrophie de l'œil, quelquefois de concréuons analogues dans d'autres parties du globe, lésions qui rendent la cec.te au-dessus
des ressources de l'art.
cataractes branlante et natatile. On donne le nom de branlante (cala, racla tremula) à une cataracte devenue mobile par le relâchement ou la rupture partielle de ses connexions. La luxation de l'appareil lenticulaire provient haln- Lllement d'un coup ou d'une chute sur le globe ou ses parties environnantes ; nue dégénérescence du corps vitré peut lui donner naissance ; dans d autres cas, ^ elle se manifeste sans cause appréciable. Le déchatonnement de la lentille entraîne presque toujours l'opacité de cet organe, ce qui toutefois, n est pas constant au moins pendant un laps de temps variable. Un ma ade, c te pai M. àe Graefc, était atteint de diplopie à l'oeil gauche depuis sa plus tendre <mfonce. Cet observateur constata une dislocation partielle de ^cristallin de ce et s'étonna, avec juste raison, que cette dislocation, qui devai dater de celle é oque, n4t point engendré l'obscurcissement ^}^{^^ ment fut attribué à un état de différence du corps vitré , dans lequel, d ailleui s, l'ophthalmoscopene fit découvrir aucune opacité fl°c0«' d
La cataracte branlante est caractérisée par une vacillation du cristallin ,es divers mouvements du globe et de la tête, vacillation acc0= M ment de l'iris (iridodonésis) . Quelquefois la cataracte, complètement détachée Tus une assez ,Tande étendue, se dispose de telle sorte qu'elle laisse bine une panie de la pupille, par où le malade peut distinguer plus ou moins les objets, ai'il voit toujours mieux à l'aide de verres convexes
1 On ^ lus particulièrement désigné sous la dénomination de nag^Me ou *atl, une caîaracte qui, entièrement ou presque entieremen e d, tante dans l'humeur aqueuse. 11 n'est pas rare dfe voir des cat aiactes inc. mp.L
dans le service de Listranc, a la i me, uu maiau x m ,ti-
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près nulle. Lisfranc fit usage de la pommade de G ndict ««jg^J^
Les sur lesinciput et la région fronto-temporal ; six ema«es^
la disparition des quatre cinquièmes au moins du O^Jg
grande partie d'un cristallin qui avait été broyé, ^ doux
également, depuis quinze mois, dans ^^^^ITm^
mois de l'emploi de la pommade ammoniacale, Lisfranc en obtint