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CHAPITRE VII. — MALADIES DU SYSTÈME EEN11CULA1UE

d'autres, tels que Willburg, Jaeger père, Chclius, se bornent à récliner en masse, comme dans la manœuvre que nous avons décrite ; il en est qui procèdent à l'abaissement en masse , pour revenir ensuite à la pupille, où il faut, a-t-on dit, décrire des arcs de cercle et des cônes, dont la base correspond à l'extrémité de l'aiguille et le sommet à la portion de la tige qui appuie sur le trou de la sclérotique. Ce dernier temps, de pure précaution, est destiné à la discision et à l'expulsion du disque membraneux, dans le cas où le mouvement de réclinaison aurait été insuffisant pour l'éloigner de sa position naturelle.

L'expérience démontre que, quel que soit le mode qu'on adopte, il ne met jamais sûrement à l'abri de l'inconvénient qu'il s'agit d'éviter. Quant à moi, je donne la préférence au manuel que j'ai précédemment exposé. Un très-grand nombre d'opérations que j'ai faites et d'autres que j'ai vu pratiquer par Jaeger me prouvent que, quand on réussit à appliquer convenablement la lance de l'aiguille sur le devant de la cristalloïde antérieure, on entraine presque toujours hors de la pupille, en même temps que la cataracte, la portion du segment capsulaire qui pourrait, par son obscurcissement, nuire à la vue; cette manœuvre, en outre, est la plus simple, la plus expéditive, la moins vulnérante; c'est elle, qui apporte le moins de désorganisation dans la trame cellulaire qui renferme l'humeur vitrée ; comme elle ne demande point que l'on conduise la lance dans le champ pupillaire après le déplacement, elle n'expose pas à ce qu'on y ramène le corps opaque accroché par la pointe de l'aiguille. 11 y aurait erreur à croire que les partisans de la division préalable de la capsule antérieure parviennent constamment à l'effectuer d'une manière complète. J'ai assisté à beaucoup d'opérations , dans lesquelles on s'était livré dans ce but à des mouvements trèsétendus et très-fatigants pour l'organe, et qui n'empêchèrent pas la formation d'opacités secondaires par la soudure des fragments membraneux laissés en place. .

Les résultats des opérations de cataracte par extraction, dans lesquelles on n'incise pas la cristalloïde postérieure , démontrent que la cataracte secondaire ne siège jamais, ou presque jamais, dans ce feuillet. Il importe donc peu, dans la réclinaison, qu'il soit lacéré, déprimé ou reste à demeure, quand il est diaphane.

«Il peut arriver, dit Pellier, qu'en précipitant la cataracte avec l'aiguille, elle vienne à rester au bout de sa pointe pour l'avoir trop enfoncée; on la dégagera en tenant l'instrument suspendu en l'air, et en le secouant avec les doigts >ar le moyen de quelques petits coups qu'on portera sur la tempe. » Saint-Yves et Deshais-Gcndron ont consigné dans leurs écrits le même précepte, à l'exécution duquel les ophtalmologistes modernes ont substitué avec raison les mouvements demi-rotatoires que nous avons indiqués dans la manœuvre, et qui n'ont »pas l'inconvénient d'ébranler le corps opaque dans le domicile nouveau qu'il occupe.

L'instrument devra toujours agir, dans l'intérieur du bulbe oculaire , comme un levier du premier genre ayant son point d'appui à l'ouverture sclérolicale. Il faut aussi faire attention aux mouvements qu'exécute l'organe qu'on opère, afin le leur accommoder ceux qu'on imprime à l'aiguille.

502 MVKB H. MALADIES DU r.I.OBF. OCULAinR.

Lorsqu'une sy néchic postérieure partielle existe, ce qu'il est aisé de constater, et avant l'opération et pendant qu'on la pratique, l'iris se retirant en arrière et la pupille se déformant dansles points où se trouvent les brides, sous l'influence de la pression qu'on exerce sur la cataracte avec la lance, il faut conduire l'extrémité de celle-ci près des adhérences, les diviser avec l'un des tranchants de l'instrument, qu'on retire un peu pour le faire agir en coupant, puis continuer l'opération comme si cette complication n'avait pas eu lieu. On ménagera l'iris le plus possible; si l'on venait à endommager légèrement le limbe pupillaire, cette circonstance ne devrait inspirer aucune inquiétude sérieuse. Les mydriatiques, en déterminant la tension des brides hbro-lymphatiques , les prédisposent à se laisser plus aisément couper par la lance.

Il peut encore arriver que la face postérieure de la lentille soit adhérente au segment correspondant de la capsule, uni lui-même par des exsudations lymphatiques au corps vitré; nous avons dit qu'une telle disposition ne pouvait être reconnue que dans le cours de l'opération. Quelles que soient alors vos tentatives pour arrêter l'obstacle au fond du bulbe, vous déplacez constamment la portion du corps vitré à laquelle il est soudé et qui, revenant à sa position naturelle, dès que vous ne pressez plus de haut en bas sur sa face antérieure, par l'intermédiaire de la lentille , ramène forcément celle-ci dans la pupille. La cataracte pourvue de ces conditions est fort rare; quelques ophtalmologistes la désignent sous le nom de cataracte élastique. Beer et Rosas conseillent ici de porter l'aiguille à plat derrière l'appareil lenticulaire, de diviser les adhérences par des mouvements verticaux, avec l'un des tranchants de la lance, et de procéder ensuite à la réclinaison. Si , malgré nos efforts, le corps opaque remonte dès que l'instrument cesse de peser sur lui , on doit le broyer, en s'attachant surtout à bien morceler le sac capsulaire.

Lorsque vous n'avez réussi qu'à déprimer le noyau de la lentille, ce qui peut avoir lieu quand cette dernière a un centre consistant et une périphérie caséeuse, ne faites aucune' tentative pour abaisser les parties molles qui flottent dans l'humeur aqueuse, car elles ne tarderont pas à être résorbées.

Quand l'ouverture de l'enveloppe capsulaire laisse épancher dans les chambres, sous forme d'un nuage, une matière blanchâtre, le chirurgien ne. peut distinguer ni la pupille, ni l'eitrémité de son aiguille. Quelques oculistes prescrivent de suspendre, dans ce cas, l'opération, pour la réitérer au besoin, quand la résorption aura rétabli la netteté de l'intérieur du bulbe. Nous partageons le sentiment de ceux qui pensent qu'une telle circonstance ne doit pas arrêter i l'opérateur, et qu'étant à même d'apprécier la position exacte de la lance, à i l'aide de la marque du manche , il doit faire exécuter à l'instrument, avec les plus grandes précautions et à plusieurs reprises, les mouvements nécessaires pour le déplacement et le broiement d'une cataracte solide. Ainsi pourront être abaissés les fragments les plus volumineux du corps opaque, d'autres partiesréduites à des dimensions qui en facilitent l'absorption, et si la capsule a étésOH fisanunent lacérée, la pupille pourra recouvrer sa limpidité , sans qu'on soit * obligé de recourir à une opération nouvelle.

lorsque, après la réclinaison d'un cristallin cataracté. vous venez à découvrir

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