‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 262 sur 501 · CHAPITRE VU. — MALADIES Dtî SYSTÈME J.EISTICULAIHE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU. — MALADIES Dtî SYSTÈME J.EISTICULAIHE

feécité , la rapidité des résultats, qui dérivent de l'application du procédé de MM. de Gracie et Schuft, devra le faire souvent préférera la simple dilacéra- Hion de la cristalloïde, bien que l'excision indienne, qui figure dans ce procédé, soit une imperfection qu'il y aura lieu d'éviter autant que possible.

historique, procédés divers. — D'après les recherches de M. Spcrino, c'est à Gibson (de Manchester) que revient le mérite d'avoir pratiqué le premier , en 1811, l'incision linéaire de la cornée pour l'expulsion de la cataracte molle, et au professeur Jaegcr celui d'avoir fait connaître le nouveau procédé opératoire. Parmi les chirurgiens qui ont contribué le plus à en préciser les indications et à lui imprimer la vogue dont il jouit, il est juste de nommer M. Edouard Jaeger et M. de Graefe. Nous devons, toutefois, ajouter qu'à l'époque où nous étudiions à Vienne, Rosas enseignait dans ses cours l'extraction de la cataracte par la ponction de la cornée, ou petite kératotomie. 11 recommandait, comme instruments principaux, pour son exécution, le couteau à cataracte , la curette de Daviel , le crochet à décollement et les petites pinces de Fischer (pl. II, fig. 10). Cet expédient est indiqué, d'après le professeur de Vienne, dans les cas où la présence d'un obstacle de petites dimensions rend superflue une grande incision de la cornée , lorsque, par exemple, à la suite d'une opération antécédente ou d'une lésion traumatique, il s'agit d'extraire des débris lenticulaires ou une capsule opaque.

Gibson traversait, avec une aiguille courbe, les membranes pariétales de l'œil, ouvrait largement le disque antérieur de la capsule et attendait, pendant deux ou trois semaines, que le cristallin fût ramolli par suite de son imbibilion. Ce l'était qu- alors qu'il fendait la cornée vers l'angle externe, et sollicitait, avec la curette, la sortie des débris lenticulaires. Ce procédé n'eut, avec juste raison , aucun retentissement. M. Stœber attaque simultanément et la cornée et la cristalloïde antérieure1. Toutefois, ce praticien fait observer que cette réunion des deux premiers temps en un seul temps n'est peut-être pas applicable à tous les cas, surtout lorsque le cristallin est assez éloigné de l'a face postérieure de la cornée ; mais, dans les cataractes molles, il arrive le plus habituellement que la lentille, pourvue d'un fort volume, se trouve très-rapprochée de la cornée, quand la pupille est dilatée. On peut alors, avec un couteau à cataracte un peu effilé, pénétrer, d'un seul coup, jusque dans la masse lenticulaire et faire à la capsule une incision presque aussi grande que celle qui a été effectuée sur la cornée. On abrège ainsi l'opération, dit le professeur de Strasbourg, on évite cette inquiétude qui s'empare quelquefois des patients, lorsque, après avoir déposé le couteau, on cherche à introduire l'instrument destiné à lacérer la cristalloïde; | est possible , d'ailleurs , que ce second temps devienne fort épineux par suite de la contraction pupillairc qui succède communément à l'écoulement de l'humeur aqueuse. Nous devonsciler enfin, dans l'histoire de la kératotomie;linéairc le docteur Furnari qui, dès 1841 et dans son Traité des maladies des yeux précon.sa.t un procédé qui s'y rattache et qu'il décrit sous le nom de kératotomiehystotrilie. La cornée et la cristalloïde antérieure ayant été incisées en même

1 Annales d'oculislique, t. XXXVIII, p. 18.

»gt I 1VHK II. — MALADIES HU GLOBE OCULAIRE.

temps avec un kératotome a doublelance, qui consiste dans un couteau lancéolaire terminé par une petite lance de Informe de celle d'une aiguille à cataracte, M Furnari remplace ce couteau par le kystotriteur, pince à double bascule, -I dont les branches sont courbes sur leur plat et se terminent chacune par une cuiller dentelée sur ses bords. Le corps lenticulaire est saisi avec cet instrument et extrait , si son volume ne s'oppose pas à son expulsion. Dans le cas contraire, on le fragmente et on Le dégage par morceaux.

g 5. Résultats de l'opération de la cataracte par extraction.

A la suite d'une extraction à lambeau, le malade éprouve habituellement dans l'œil, peu de temps après avoir été opéré , la sensation d'une brûlure légère quelquefois d'une douleur vive, dont îl rapporte souvent le siège a endroit même de la plaie. Des larmes chaudes et abondantes s'écoulent par intervalles sur la joue, surtout dans les premières vingt-quatre ou trente-six heures; ce larmoiement a insensiblement cessé vers le quatrième ou le cinquième jour. Les lèvres de la solution de continuité sont d'ordinaire complètement réunies a cette même époque ; vingt-quatre heures après l'opération, elles sont déjà ^Un« entre elles. Peuà peu, la cicatrice devient de plus en plus solide ; elle huit pu fois par être tellement exiguë, surtout après la kératotomie supérieure, quon 'prouve quelque difficulté à en constater la situation. Cette cicatrice et souvent Piridodonésis sont les signes anatomiques qui démontrent qu un œil n ete opère par cette méthode. Les suites de l'extraction linéaire sont, presque constamment , plus bénignes encore, à cause de l'absence d'un lambeau du peu d étendu" d; l'incision et de l'exacte cotation des lèvres de la plaie. Plusieurs sujets ont quitté mon dispensaire complètement guéris, cinq ou six jours après 1 ope- 1

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lin malade, âgé de soixante-cinq ans et d'un tempérament sanguin, qui subi depuis peu de temps l'extraction, écrivait àDemours : «Je suis parti de Paris et j'étais en diligence ; quelle fut ma surprise, lorsque le jour fut venu de voir tous les objets se représenter à mes yeux sous la couleur rose, e qu 1 « les matins et les soirs. Dans la journée, j'y vois comme a mon dep a l. Cl que jour, la teinte rose devenait moins foncée , et ce n'est que depuis 1 ne q elle presque tout à fait disparu.-Ces sortes de phénomènes ne durent que peu jours, répondit Demours ; il n'y a rien à faire. » linmiircux, j

J Immédiatement après l'extraction, les uns, qui sont les voient les objets dans leur teinte naturelle; les autres les voient bleu ; un champ bleu; il en est qui les voient rouges dans un champ ijuge Ces U o s tégories embrassent tous les opérés; elles correspondraien , dapr ^ P£ aux chances de succès que, toutes choses égales d'à, leurs, les ope at on rcse£ tent. Ce praticien ajoute qu'il y a grande probabilité de réussite c h« 1» Pj miers, qu'il n'a pas vu que les seconds fussent plus difficiles a guer nui <P£ chez les derniers, le retour de la vision a été presque çons ammei l ™w J Les particularités qui viennent d'être signalées, et sur la valeur desquelles

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