‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 261 sur 501 · V11K 11. — MAI. MURS DU GLOHE OCULAlllF · texte numérisé non relu

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glemenl qu'amène quelquefois la turgescence qui s'empare en même temps de tous les fragments disséminés dans l'œil. L'âge avancé conlrc-indique l'application de l'un et de l'autre de ces procédés, d'après Jaeger. C'est, en général, à la discision de la cristalloïde antérieure qu'il a recours, ne la remplaçant par la dilacération que dans les cas où l'exécution de la première de ces opérations paraît difficile ou impossible. Nous citerons une capsule qui semble trop consistante pour se prêter à l'action de l'aiguille, et une cataracte d'un grand volume qui, refoulant l'iris en avant, rétrécit la ebambre antérieure, d'où il suit que le cbirurgien serait gêné dans 'les mouvements de levier qu'il doit imprimer à son instrument, et ne pourrait en porter la pointe dans une étendue suffisante de la membrane. Une pupille trop resserrée et l'impossibilité d'en provoquer la dilatation par les narcotiques repoussent encore la discision d'après le même praticien. »

Le but primitif de Jaeger, comme on le voit, n'était pas l'ablation immédiate de l'obstacle ; en mettant la capsule antérieure en lambeaux, il ne se proposait que de solliciter la résorption du corps opaque par l'action macérante de l'humeur aqueuse. Or, dans la circonstance dont il s'agit ici, on aura d'autant plus de chances devoir le cristallin passer rapidement à l'absorption, que la kératotomie linéaire ne s'exécute guère que sur des sujets encore peu avancés en âge. Chez une jeune fille que Jùngken soumit à ce procédé, entraînant au dehors de la plaie cornéalc la cristalloïde antérieure accrochée, vers son bord interne, avec les pinces de Blœmer (pl. I, fig. 10), l'opacité qui encombrait la pupille s'était dissipée un mois après l'opération; cette ouverture était noire a cette époque et la vue complètement rétablie.

La seconde opération, précédemment indiquée, paraît avoir aujourd'hui quelque vogue en Allemagne. M. Scbuft a proposé, pour sa réalisation, quatre curettes de différentes grandeurs1 et montées deuxà deux sur le même manche, suivant la disposition que nous offrent les fig. U et 15 de la pl. 11. Ces curettes sont plus larges que la curette de Daviel ; leurs bords sont minces ; la tige qui supporte chaque curette est très-cfliléc , ce qui permet de manœuvrer sans maintenir la plaie largement béante.. Une ponelion.de six millimètres environ de longueur ayant été faite dans la cornée, avec le couteau-lance, immédiatement en dedans de la limite externe de celte membrane, on excise un fragment d'iris avec les pinces et les ciseaux; on ouvre la capsule transversalement et de dedans en dehors avec le crochet, puis on engage l'une des curettes dans la plaie kératique L'instrument, dont la concavité est tournée en avant, doit pénétrer d'abord directement vers "le centre du globe-; la curette vient se placer ensuite, par sa concavité, contre la paroi postérieure de l'obstacle qui est refoule d arrière en avant vers la cornée, puis entraîné au dehors, en longeant la face postérieure de celte membrane. Si le noyau seul a été cxtra.l , on dégage supplémentaircmcnt les débris lenticulaires avec une curette de dimension

appropriées. . . ■ , .

Dans l'hypothèse que nous avons admise, cl dans les cas surtout de double

i On trouve oes instruments chez M. Lûer, place de l'École de médecine.

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