‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 278 sur 501 · CHAPITRE VIII. — MALADIES t)U COUPS VITRE. .H>9S · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. — MALADIES t)U COUPS VITRE. .H>9S

HijulàHtêS suivaiiles. Les cornées sonl opaques et rap'peës d'atrophie. Dans un œil, jadis opéré de la cataracte, il y avait absence de cristallin. Dans son congénère, la lentille était convertie en une masse calcaire ; la capsule, toutefois, jouissait de son intégrité physiologique. Le corps vitré , ramolli aux deux globes, contenait de très-nom breuses paillettes de cholestérine. La choroïde était ossifiée , phénomène qui fut vérifié par le docteur Robin.

Les obstacles immobiles qu'est susceptible de présenter le corps vitré offrent des variétés très-nombreuses; leur ténuité en rend souvent la constatation fort épineuse. Ce sont des points, des filaments , des plaques membraneuses, clc j Quelques-unes sonl parfois unies entre elles par des appendicês plus ou moins déliés. Les concrétions calcaires sont plus rares.

Il peut arriver encore que la diaphanéité de la vitrine soit altérée par une matière d'une ténuité extrême. J'ai vu les corpuscules, d'un jaune rougeâtre, qui la composaient, livrés à des mouvements vermiculaires très-manifestes. Quand dans de tels cas, la papille et le fond de l'œil sont encore appréciables à l'observation, ils n'apparaissent que confusément à travers cette masse bourbeuse, dont on a comparé l'aspect à celui de l'urine des herbivores. M. Desmarres, qui désigne celle condition sous le nom iVétat jumenteux du corps vitré, fait observer avec juste raison qu'elle peut s'associera plusieurs affections des profondeurs te l 'organe visuel : scléro-choroïdite postérieure, décollement de la rétine, suflusions sanguines, eysticerqùes, etc. La vue, plus ou moins altérée par la lésion capitale à laquelle vient s'ajouter l'état jumenteux, trouve encore dans ce dernier un élément de perturbation. Toutefois, on a rencontré des cas où la résorption plus ou moins complète de ces corpuscules avait été suivie d'une bonification des fonctions visuelles.

M. A. Quadri parait être le premier qui ait reconnu le filaire dans le corps vitré1 ; cet entozoaire avait été rencontré déjà dans le cristallin par Rudoiphi el d autres observateurs. Là malade de M. Quadri, âgée de trente ans, se plaignait fie voir un corps filiforme vaciller sans cesse devant son œil droit. Le filaire exploré après là dilatation artificielle de la pupille, fut évalué à dix lignes environ ,1,n§ueur sur un dixièmc de de largeur ; il n'était entouré d'aucun kyste, eiâit prive d'adhérences et semblait entièrement libre dans l'humeur vitrée, nù -Ua.t sous forme d'une ombre noire, et s'entortillait souvent suivant di- H? ";?des- Le cysll<*rque du corps vitré a été plus fréquemment constaté jjH. A I, fig. 2) ; je l'ai moi-même observé (9 juillet 1859), dans le service de ' 'J111' ^ hôpital Neeker, sur un forgeron âgé d'une trentaine d'années. La pupille préalablement dilatée par le sulfate d'atropine, permettait de distingue,res-fac,lement, et avec le réflecteur seul de I'ophthalmoscope, un corps ayant la iomie d un ovoïde, d'un blanc éclatant, maculé vers son milieu d'une tache noire *™f "Un cou allongé. L'état de la vision decelœil permettait encore aumade lue des caracteresde dimensions assez fortes; il accusait unediplopiehi- AlA.nj (.mages superposées). L'entozoaire offrait des mouvements ondula -ones obscurs et confus. Nous ne pûmes en reconnaître ni la tête ni les

1 Compir rendu du congrès d'ophlhalmologie de libelles (session de 1 8;>7,, p . 1 53,

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Caractéristiques. Les cyslicer(]ues du corps vitré sont entourés d'un sac plus ou moins transparent et qui perinel généralement de constater les mouvements auxquels ils sont livrés; le plus souvent, néanmoins, la présence de cette poche s'oppose à ce qu'on puisse vérifier les conditions de la tôte et du cou de l'ani- 1 mal. Fréquemment même, comme le fait observer M. Liebreich, quand le ver | a atteint un degré avancé de développement, un système de membranes concentriques vient englober la vésicule et contribuer encore à la rendre moins distincte.

Les épanebements sanguins dans le corps vitré peuvent, avons-nous dit, donner lieu aux corps flottants. La scléro-choroïdite postérieure est une cause fréquente de ces bémorrhagies ; c'est peut-être même la plus commune de toutes. Nous les avons vues se constituer sous forme d'apoplexie oculaire , ou être la conséquence d'une lésion traumatique. La suflusion est-elle copieuse, quelle qu'en soit la source , on voit dans la pupille une infiltration diffuse, à laquelle vient souvent s'associer un caillot qui occupe la partie déclive du corps vitré; c'est surtout en dilatant artificiellement la pupille, et avec le secours du réflecteur ophthalmoscopique, qu'on en appréciera la présence derrière la portion inférieure du cristallin. Les bémorrbagies de ce genre proviennent d'une rupture de vaisseaux de la rétine, et plus particulièrement de ceux de la choroïde ; quand elles dérivent d'une violence extérieure, elles empruntent une gravité extrême à l'ébranlement et à des désordres de tout genre que la vulnération a pu susciter au sein de l'organe; il faut tenir compte aussi de la difficulté de la résorption dans ce milieu de vitalité si obscure. Le docteur Follin ne pense pas que le sang s'infiltre dans la vitrine avec autant de facilité qu'on serait tenté de le supposer. Après avoir déchiré sur plusieurs lapins, et avec une aiguille a cataracte, la rétine et la choroïde à la partie postérieure du globe, de manière à ouvrir quelques vaisseaux, ce praticien constata à l'ophthalmoscope, immédiatement aprèssj la lacération, une suflusion sanguine générale et profonde. Si, cette expériencee faite , on sacrifiait l'animal , il était aisé de s'assurer que l'hémorrhagie s'était I produite sous la ré line et la choroïde, mais n'occupait en aucune manière le«j corps vitré. Se livrait-on à cet examen de cinq a huit jours après l'expérience, on trouvait l'épanchement bématique en" voie de résolution, sans trace aucune de sa présence dans la masse hyaloïdienne. M. Follin ajoute qu'il s'agit ici d'an corps vitté normal, consistant; les conditions doivent naturellement changer s'il est occupé par un ramollissement plus ou moins considérable. Nous devons dire aussi que, quand les épanebements hyaloïdicns se sont constitués par suite d'une vulnération grave, le corps vitré a dû nécessairement subir un grand dérangement dans sa structure, dû surtout à la rupture de ses connexions et à la déelurure de la membrane hyaloïde.

Des copeaux de fonte, d'acier, des grains de plomb lancés par les armes à feu peuvent fendre les membranes pariétales de l'œil et se loger dans le corps vitre, où on les découvre parfois avec l'ophthalmoseopc. M. E. Jaoger dit avoir vu des corps menus pénétrer à travers la cornée et l'iris et tomber dans le corps vitre après s'être engagés à travers le canal de Petit et sans endommager le cristallin. Les corps é! rangers peuvent si- couvrir d'oxsudat dans la vitrine, s'y enk\slor et

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