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CHAPITRE IX

MALADIES DE LA CHOROÏDE ET DE LA RÉTINE (AFFECTIONS AMAUROTIQUES DES AUTEURS).

On tlisail autrefois que l'amaurose était une maladie dans laquelle le malade et le médecin ne voyaient rien. Si les conditions de l'humanité ne rendent gqo vent encore que trop vraie la première partie de cette proposition, les progrès de la science sont venus donner un éclatant démenti à la seconde. L'pphthalnwh scope nous a en outre appris qu'un bon nombre de désordres, jadis attribués^ la rétine, ont plutôt la choroïde pour principal siège. Or, comme les lésions choj'oïdiennes et les lésions rétiniennes existent fréquemment ensemble, comme elles sont unies par une communauté de conditions occasionnelles et de symptômes subjectifs, il nous a paru rationnel de les classer dans le même groupe.

Nous nous occuperons successivement : 1° de quelques généralités étiologj; (pies, symptomatologiques et thérapeutiques; 2° des maladies delà choroïde; 3o des affections de la rétine; 4° des amauroses extra-oculaires; 5" de certaines variétés dérivant de causes bien tranchées, qui donnent souvent à la maladie une allure toute particulière; 60 de l'héméralopie. L'ophthalmosope ne nous montre que des accidents nosologiques localisés dans l'œil. Mais comme la plupart des perturbations fonctionnelles qui en émanent peuvent reconnaître un autre poh| de départ, souvent éloigné du bulbe oculaire, il faut un terme générique qui englobe toutes ces souffrances, quelle qu'en soit d'ailleurs la nature. Le terme amaurose répond à cette nécessité; il doit donc être conservé dans le vocabulaire ophthalmologique1.

1 Un "rand nombre de documents, consignés dans ce chapitre, ont été publiés déjà par nous dans notre Traité de Vamawrose. Comme plusieurs d'enlre eux figurent également dans le Cours d'ophthalmologie du docteur Van Roosbroeck, nous ferons remarquer, pour maintenir notre priorité, que l'ouvrage du professeur de Gand a paru dans cette' ville en <1 853, tandis que le nôtre porte le millésime de 1851 . Les larges emprunts que nous a faits M. Van Roosbroeck, qui ne nous a pas cité par suite de ce qu'il appelle lui-même une distraction, ont été l'objet d'une rectification daus les Annales d'oculistique. (Tom. XXX, p. 294.)

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