‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 364 sur 501 · VERRES CONCAVES · texte numérisé non relu

VERRES CONCAVES

5e groupe. — Du n° 72 au n° 18.

6e groupe. — Du n° 16 au n° 9.

7e groupe. — Du n° 8 au n° 4.

8e groupe. — Du n° 3 1/2 au n° 2.

Êtes-vous consulté par un presbyte qui n'a point encore usé de lunettes , déterminez la portée de la vision en présentant un petit caractère typographique, puis faites lire avec un numéro du premier groupe. Le verre dont vous aurez primitivement à vous servir sera faible, le 48, par exemple; s'il paraît insuffisant, vous descendrez peu à peu à des verres plus forts; vous vous arrêterez à celui qui rend les caractères les plus nets, le plus franchement accentués, à la distance de la vision moyenne. Le sujet doit y trouver du soulagement et du bien-être; s'il tire les yeux, pour nous servir d'une expression vulgaire, c'est qu'il est trop puissant. N'oubliez pas surtout de répéter l'épreuve à un demijour. Engagez d'ailleurs le consultant à se servir chez lui des verres dont vous indiquez l'emploi, et à venir réclamer de nouveaux avis s'il n'obtient pas le secours qu'il est en droit d'espérer.

Le sujet a-t-il déjà porté des lunettes, vérifiez si le numéro qu'il a adopté n'est pas trop fort, en commençant par des verres plus faibles. Ces derniers sontils insuffisants , la puissance des lunettes que vous avez à conseiller doit-elle être supérieure à celle des verres dont on fait actuellement usage, descendez de plus en plus dans l'échelle , en vous conformant aux données précédemment exposées.

La même conduite est applicable au choix des verres concaves. Quand je suis consulté par un collégien qui ne voit point au tableau, je montre généralement le n° 12 du 6e groupe, et je m'éloigne en plus ou en moins de ce numéro, suivant les conditions constatées.

On peut établir en principe que le procédé le mieux raisonné et le plus réellement scientifique pour la détermination de la force des verres consiste dans l'appréciation de leur numéro par le calcul et dans la preuve du résultat par l'essai des verres.

794 LIVnE II. — MALADIES DO GLOBE OCULAIRE.

Quand deux jeu* sont de loyer différent, on peut quelquefois les faire concourir tous deux à la vision commune en leur fournissant des verres d'inégale force. Tout récemment, par exemple, j'ai été consulté par un presbyte qui portait le n° 24 à droite et le n° 30 à gauche; en faisant lire alternativement chaque œil à la môme distance et les mêmes caractères, je pus m'assurer que les deux yeux fonctionnaient effectivement ensemble. Cette association est loin de réussir toujours; dans un bon nombre de cas, les deux yeux, armés de verres différents, se nuisent réciproquement, de telle sorte que la vision générale y perd au lieu d'y gagner.

De l'emploi des lunettes à la suite de l'opération de la cataracte et de celle de la pupille artificielle. — Le groupe n° 3 est destiné aux presbytes forts et aux opérés de la cataracte pour voir de loin; le groupe n° 4 à ces derniers pour voir de prés. Ces malades adoptent communément le n° 2 1/2, 2 1/4 ou 2 pour la contemplation des objets rapprochés, pour lire, etc., et le n° S pour apercevoir les objets distants. On donnera généralement dans de telles conditions, et pour voir de loin, le double du numéro du verre destiné avoir de près. On réglera d'ailleurs la force des verres d'après les effets qu'ils produisent sur les malades. Le n° 3 pour les corps rapprochés, le n° 6 pour les corps éloignés m'ont paru très-convenables chez un bon nombre de mes opérés. Dans d'autres cas il y a lieu de prescrire le 3 1/2 ou le 4 pour la première destination et le 7, 8, 9 ou 10 pour la seconde. Tous les myopes que j'ai opérés de la cataracte ont eu besoin de verres convexes comme ceux qui avaient été primitivement presbytes. L'époque la plus propice pour l'adoption de ces appareils a été précédemment signalée (p. 520). Tant que les yeux sont sensibles à la lumière, on se bornera à faire emploi des verres fumés (p. 204).

Les individus qui ont subi l'opération de la pupille artificielle, et chez lesquels le cristallin a pu être conservé intact, trouveront d'habitude dans les verres de convexité moyenne, un secours salutaire (p. 389). Les verres à cataracte semnl indiqués en cas d'absence delà lentille.

2° DE QUELQUES AUTRES INSTRUMENTS D'OPTIQUE USUELLE. — LUNETTES PANOPT1QUES.

— lunettes sténopéiques ou stenopéennes. — On donne le nom de face a main brisée à des lunettes articulées à charnière dans l'écartement de leur monture. Celte disposition permet aux cercles de s'accoler l'un à l'autre; les verres aidai réunis rentrent dans une châsse aplatie qui leur sert de gaîne. On suspend cotte dernière au col à l'aide d'un cordon, ce qui rend l'instrument très-portatif. On peut s'en servir à tout instant pour voir des objets avec promptitude | lire une adresse, une carte de visite; la l'ace à main se développe, en effet, avec la rapidité de la pensée sous l'influence d'une faible pression sur un ressort latéral, | tandis quc la sortie des lunettes de leur étui et leur ajustement à la tête demandent une ou deux minutes. La face droite diffère de celle qui précède en ce que l'écartement de la monture u'est pas brisé, disposition moins commode que celle de la face brisée, par suite de l'obligation qui en résulte, pour la protection des verres, de recourir à une châsse plus longue. Les pince-nez, présent de nos pères, sont revenus à la mode, avec quelques modifications destinées à parer à certains inconvénients, tels que de gêner la respiration, de comprimer les na-

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