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CHAPITRE II. — TRAIÏIÏMKNT. 1S

que l'œil s'affaisse. Je ne crois pas qu'il y ait de l'exagération à dire que l'opération do la saignée n'est pas plus facile que l'extraction de la cataracte exécutée de la sorte. » Une érigne simple en forme de crochet (pl. \, fig. 6), la double érigne de Richter (pl. 1, fig. 7), une ligature passée dans les tissus avec une aiguille à suture, sont encore d'un fréquent usage dans la chirurgie oculaire. Le docteur Larghi, chirurgien de l'hôpital de Verceil (Piémont), a proposé d'immobiliser le globe en passant sous l'un de ses muscles un petit ruban l, procédé qui me paraît aggraver très-inutilement les vulnérations. M. Larghi établit sa ligature sous le muscle droit supérieur, quand il s'agit de pratiquer la kératotomie supérieure; il trouve plus commode de placer le ruban sous le droit inférieur, quand il se propose de tailler le lambeau aux dépens du segment inférieur de la cornée.

11 est des ophthalmostats qui offrent une ou plusieurs tiges métalliques aiguës, lesquelles s'implantent dans les membranes pariétales de l'œil et empêchent cet organe de rouler dans tel ou tel sens, en exerçant une certaine pression sur sa surface. C'est à cette combinaison qu'appartient le trèfle ou la pique de Pamard (pl. 1, tig. 8). Présenté, en 1765, à l'Académie de chirurgie par Pierre Pamard, son in venleur, «le trèfle, dit son petit-fds, chirurgien distingué d'Avignon', est formé par une tige d'acier solidement fixée sur un manche, longue de 3 centimètres, courbée dans son milieu en deux sens différents, de manière à former un double coude, qui porte la pointe de l'instrument en dehors de son axe, mais toujours dans la direction de ce même axe. Cette courbure est destinée à embrasser la convexité formée par la racine du nez. La pointe est très-acérée. Elle porte à 3 millimètres de son extrémité deux petites ailes qui ne doivent faire saillie que d'un demi-millimètre. Cette longueur suffit pour arrêter l'instrument, et ne lui permet pas de s'enfoncer davantage. » Nous ajouterons que l'épaulement dont il s'agit ici est le plus souvent superflu, la tige métallique ne pénétrant presque jamais jusqu'à ce point dans les tissus, à moins de se servir d'une pique à lance très-courte, disposition que présentent certains trèfles modifiés dont se servent quelques opérateurs.

Plusieurs appareils fonctionnent simultanément comme refouleurs des paupières et comme ophthalmostats. Tel est l'anneau de Bell, plus connu sous le nom de spéculum ou de contentif de Lusardi (pl. 1 , fig. A). Nous avons vu maintes fois cet oculiste procéder sans aide, avec cet instrument, h la dépression i de la cataracte. Il présente un cercle d'argent ou de maillechort, fixé à une tige légèrement coudée près de son articulation avec l'anneau; la tige est ajustée à un manche. A la partie supérieure du cercle est adaptée une gouttière destinée à loger le voile supérieur, tandis que l'inférieur est déprimé par le rebord opposé de l'anneau. Ce dernier ayant été introduit entre les paupières, de manière ' à se mettre en rapport avec le sillon oculo-palpébral, l'œil est maintenu immo- ) bile par la pression, qu'il est d'ailleurs facile au chirurgien d'exercer sur cet sr. organe.

1 Gazelle médicale; année 18o8, p. 623.

1 Pamard, Mémoires de chirurgie pratique. Paris, 1841, p. 7.

182 LIVRE [. •*» CONSIDÉRATIONS WÎ.NKKAI.KS.

Parmi l«.*s nombreux instruments, qui ont été proposés puni' les opérations oculaires, nous signalerons les suivants, comme les plus utiles :

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