‹ Traité théorique et pratique des opérations de banque (volume 2)Chapitre 1 sur 328 · EUE RICHELIEU · texte numérisé non relu

EUE RICHELIEU

PBEFACE.

Dans la. plupart des arts industriels, la routine a suivi de près l'invention, et les hommes ont longtemps travaillé à tâtons, en suivant servilement les procédés que leurs pères leur avaient transmis. Plus tard, ils ont voulu se rendre raison de ces procédés : ils les ont contrôlés par les sciences physiques, ét bientôt chaque industrie a eu sa théorie, à l’aide de laquelle elle s’eSt conservée et perfectionnée.

Les procédés commerciaux, au contraire, ont jusqu’à un certain point échappé aux investigations scientifiques. Indépendants, par leur objet même, des sciences qui constatent les lois de la matière, ils se sont maintenus par tradition, sans théorie fixe, ni principes reconnus. L’éGonomie politique. a défini les fonctions commerciales, mais elle s’est presque toujours tenue à distance de la pratique : occupée de rechercher les lois générales de la richesse dans les sociétés, elle n’a pas tenté d’appliquer ses principes à une profession donnée, à un art déterminé.

Dans ce livre, j’ai tenté d’établir la théorie des opérations de banque. J’ai essayé de les définir, d’expliquer leur utilité et en quelque sorte leur raison d’être, de dire quels étaient leurs principes généraux, leurs applications habituelles, et de déduire, de l’observation ' des faits, les lois de leurs perfectionnements et de leurs progrès.

La banque n’ëst point une branche de commerce prise au hasard et qui d’ailleurs ressemble à toutes les autres. Entre toutes les professions commerciales, celle du banquier occupe

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