‹ Traité théorique et pratique des opérations de banque (volume 2)Chapitre 102 sur 328 · LIVRE Ul. CHAPITRE il · texte numérisé non relu

LIVRE Ul. CHAPITRE il

l’exécution régulière de ses engagements : c’est la condition même de son existence; le soin de réaliser des bénéfices ne vient qu’en seconde ligne.

11 faut que les placements se règlent sur les dépôts, de manière à fournir en tout temps les moyens de faire face aux besoins. Sj donc les dépôts sont consentis pour peu de temps ou même exigibles sur demande, les placements doivent être faits à des termes très-courts : lorsque la somme des dépôts est mobile et sujette à des variations, les placements doivent être faciles à réaliser et à réduire, car s’ils n’avaient pas ce double caractère, le banquier serait exposé à manquer à ses engagements. Les dépôts à long terme et remboursables à une époque fixe permettent des placements plus longs. '

En tout cas et en règle générale, la nature et la condition des placements dépendent de la nature et des conditions auxquelles les dépôts sont faits. Ce rapport nécessaire entre les deux sortes d’opérations peut, à juste titre, être considéré comme uq principe fondamental de l’art du banquier.'

Tout le commerce de la banque est fondé sur l’exécution exacte et précise des engagements pris. Il ne suffit pas que chaque somme empruntée ou prêtée soit payée ou reçue; il faut encore que le paiement ait lieu à jour fixe. Lorsqu’il fait un placement, le banquier doit donc veiller à ce que ce placement soit sûr et réalisable à une époque déterminée : il doit tenir compte des chances de remboursement exact avec autant de soin que de la sûreté même des fonds prêtés; car il peut être ruiné par qqe restitution tardive aussi bien que par le défaut de restitution. La nécessité de proportionner jour par jour les ressources aux besoins domine tout le commerce; mais elle est plus sensible et plus impérieuse dans celui du crédit que dans tout autre.

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