‹ Traité théorique et pratique des opérations de banque (volume 2)Chapitre 136 sur 328 · LIVRE UI. CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE UI. CHAPITRE V

lions de grains sont presque toujours suivies de près par les crises commerciales. En 1847, il y avait une autre cause de contraction du crédit dans les spéculations désordonnées qui avaient eu lieu

depuis deux ans. Mais la Banque de France est administrée de telle façon qu’elle sent peu le choc de ces crises, lorsqu’elles ne sont compliquées ni par une panique, ni par une exportation de numéraire. Les effets de commerce, repoussés par les exigences statutaires de la Banque ou par le taux élevé de l’escompte, vont souvent, dans les temps ordinaires, chez les escompteurs : en temps de crise, ils viennent à la Banque de France, réserve dernière des banquiers de Paris. Les escomptes ne diminuèrent donc pas, à la Banque, en 1847; en décembre , elle en ramena le taux à 4 p. °/0 et remplaça par des achats sur place les rentes qu’elle avait vendues à la Bussie. Cettedernière mesure tendit à soutenir les cours et à faciliter la réalisation de réserves particulières. La Banque, du reste, n’engagea pas toutes ses ressources , puisque son encaisse atteignit 180 millions et se trouvait, à la fin de l’année, au plus fort des escomptes, à 107 millions.

Le tableau suivant de la situation des principaux comptes de la Banque de France à la fin de chaque trimestre des années 181G et 1847, peut donner une idée du mouvement des opérations durant cette période.

ESPÈCES

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