‹ Traité théorique et pratique des opérations de banque (volume 2)Chapitre 167 sur 328 · NOMS DES BANQUES · texte numérisé non relu

NOMS DES BANQUES

BILLETS au - dessus de

& lis. st.

BILLETS

au-dessous

de

5 lie. sL

TOTAL des billets en

circulation

ESPÈCES

Banque d'Ecosse

• — Royale

Rrilish liuen Company

Binque du Commercé.. »

Nationale

— de l’Union et d’Aberdeen

— d'Edimbourg et de Glasgow

— d Aberdeen (ville et comté)

— du nord «le l’Écosse

— de Dundee

— de l’Est

— de l’Ouest

— de Clydesdale

— de Glasgow

— Calédonienne

de Port h

— Centrale

Totaux

On remarquera sans doute la modicité du chiffre de la circulation des banques d’Ecosse, comparé à celui de leur capital et surtout à celui des dépôts. Si l’on s’imaginait qu’il suffit aux banques libres d’émettre des billets pour s’ouvrir sur le public un crédit illimité, on devrait s’étonner que les banques écossaises, qui ont si longtemps joui de la liberté absolue, n’aient pas tenu en émission une plus grande quantité de billets. Cependant elles font tout ce qu’ elles peuvent pour répandre les leurs :

1 Lawson, History ofbanking.

BANQUES d’ÉCOSSE. 259

ainsi, par exemple, les billets émis par la banque-mère et par les surcursales ne sont remboursables qu'à l’établissement central, et il n’y a par conséquent que dix-sept bureaux de change contre 382 bureaux d’émission. En outre, les escomptes ont atteint la limite du possible, et la médiocrité même de l’encaisse des banques prouve bien qu'elles se sont arrêtées seulement à la dernière extrémité, qu’elles ont chassé et remplacé autant qu’elles ont pu la monnaie métallique.

Mais il n’y a point de crédit plus étroitement limité par la nature meme des choses que celui qui résulte des émissions de billets. A mesure que ceux des banques d’iîcosse pénétraient dans les campagnes à la suite de leurs comptoirs, les cultivateurs auxquels ces banques ouvraient des crédits ne gardaient plus de monnaie chez eux et prenaient l'habitude de faire sous la forme décompté courant leurs recettes et leurs paiements. Qu’avaientils besoin dès lors de monnaie, métallique ou autre? Us ne s’en servaient plus que dans les petites transactions et faisaient par des mandats et virements tous leurs paiements de quelque importance. C’est ainsi que ces banques, en empruntant autant qu’elles l’ont pu la valeur de la monnaie métallique, ont limité elles-mêmes l’usage de toute espèce de monnaie : l'économie qu’elles ont réalisée en ce sens est au moins aussi utile à la population en général qu’aux banques elles-mêmes; et, comme tous les progrès réguliers, celui-ci a profité à tout le monde.

Depuis que les banques de circulation se sont répandues par tout le pays, les nombreux efforts tentés pour élever le chiffre des billets-monnaie en émission ont échoué. On en verra la preuve matérielle dans le tableau suivant , où le nombre des banques d’Ecosse se trouve rapproché du chiffre total des émissions :

Âicnics.

nombre

de» banquet.

TOTAL de* émittion».

ANNEE*

NOMBRE de» banque*.

TOTAL de» émiMiou*.

JT.

1 Dernier samedi de novembre. — * 5 décembre. — 1 22 janvier.

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