‹ Traité théorique et pratique des opérations de banque (volume 2)Chapitre 267 sur 328 · LIVRE V. CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHAPITRE

Ecrivent les recettes à ia page de gauche , les dépenses à celle de droite sommairement et en chiffres. Ce livret spécial n’entre, du reste, en aucune façon dans la comptabilité.

Le soir on fait la caisse, ou en d’autres termes on relève le solde de la main-courante, on vérifie les espèces ou billets en caisse, et s’il y a quelque discordance, on fait des recherches jusqu'à ce qu'on ait trouvé d’où elle provient, de manière à arrêter les livres le soir même; et, lorsque tout est d’accord, on inscrit le solde débiteur de caisse à la première ligne de la page de gauche pour le lendemain. Pour que le même livre ne soit pas interrompu , on relève, dans plusieurs maisons , une copie des articles de la journée qu’ou remet, avec les pièces à l’appui, pour qu’ils soient reportés à la comptabilité générale. Il vaudrait mieux , ce semble, avoir un livre pour les jours pairs et un autre pour les jours impairs , sauf à inscrire chaque soir dans l'ordre chronologique et sur un livre spécial, d'après lequel se feraient les reports quotidiens , les soldes ou balances de caisse.

Par ces balances ou soldes, on relève facilement le chiffre des entrées et des sorties de caisse. En effet, s'il n’existe d’erreur ni dans les écritures , ni dati3 la caisse , la somme du solde de la veille et des entrées du jour est nécessairement égale à celle du solde du jour et des sorties , et le total des espèces en caisse est exactement égal à la somme qui ressort en solde des livres.

On vérifie toutes les écritures de la main-courante de caisse en établissant cette balance.

La plupart des maisons passent les virements par mandats à vue et sur place par entrée et sortie de caisse; mais ces mandats sont rares dans les maisons particulières, et l’usage de ce moyen d’économiser la monnaie ne s’est pas encore répandu. En général, les négociants éprouvent de la répugnance à se séparer de leur caisse et à remettre au banquier le soin de la tenir.

Effets. — Les effets peuvent être divisés en deux classes : l°ceux qui, entrés par l’escompte ou par une remise en compte courant, appartiennent à la banque; ceux qui sont remis à l’encaissement. En France, on ne les distingue guère dans la comptabilité, par suite des anciennes habitudes en matière de comptes courants et du peu d’importance des çffets remis autrement que par des ayants compte.

Livre d’entrée. — Aussi le plus souvent, quelle que soit la provenance des effets, on les inscrit sur un seul et même livre d’entrée. Ce livre est tenu par ordre chronologique. On le règle sur les deux pages dans le sens vertical et horizontal , de manière à couper la ligne en dix sections et à tracer une case par chaque section. Là on inscrit successivement et par case : 1° un numéro d’ordre que l’on transcrit en même temps sur l’effet; 2° une description sommaire mais complète de l’effet.

A la différence des autres livres , celui-ci porte une inscription indicative en tète de chaque colonne , soit à cause du grand nombre des colonnes qu’il contient, soit parce qu’il est ordinairement tenu par les commis débutants.

Ce livre, que l'on appelle quelquefois « livre des numéros, » a, comme on peut le remarquer, à l'extrémité de la ligne à droite, deux colonies destinées à l’indication de la sortie et de la personne à laquelle l’effet a été négocié , s’il y a lieu. Ce n’est pas tout : on tient encore un livre où chaque sortie d’effets est pointée avec les deux dernières colonnes du livre d’entrée.

Dans plusieurs maisons on tient un journal d’effets à recevoir où on inscrit chaque effet, soit à l’entrée, soit à la sortie, lo balance donne le chiffre des effets en portefeuille. On en extrait, pour les renseignements, une sorte de Grand-livre qui a son importance. Sur ce livre on ouvre une tête à chaque ayant compte; on le crédite du montant de l’effet par lui fourni, et on indique le domicile du débiteur, l’échéance et la somme. Ou mieux encore : au lieu de diviser la page par moitié en doit et avoir, on la règle par une colonne de dates à gauche, un espace blanc, et, à l’extrémité droite, trois colonnes de francs et centimes; sur la première sont inscrites les entrées en crédit , sur la seconde les sorties en débit, et sur la troisième les différences dans la forme indiquée au modèle ci-joint :

M. Claude , négociant.

DATES

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