LIVRE VI. CUAPITRE I
24,50 inlérél de 90 jours,
8,16 inlérél de 30 jours,
81 inlérél de 3 jour, élan! déduit de 8,16, intérêts de 30 jours, on a 7,35 intérêt cherché.
Les praticiens abrègent encore en faisant rouler tous leurs calculs sur le même nombre dans lequel ils peuvent facilement chercher les parties aliquotes qui se rapprochent le plus de l’intérêt cherché. Ils ont pris pour type l’intérêt de 6 °/0 dont le diviseur fixe est 6,000 et correspond à 60 jours d’intérêt. Ce nombre présente plusieurs avantages. D’un côté le nombre de jours pour lesquels il faut calculer l’intérêt en banque est inférieur à 90, limite des échéances admises par la Banque de France. En outre, le nombre 60 est riche en sous-multiples décimaux et duodécimaux : il se divise avec la même facilité par 2, par 3, par 4, par 5, par 6, par 12, par 15, par 20, par 30, de manière à faciliter d’une manière admirable la décomposition en parties aliquotes. Une fois l'intérêt à 6 0/0 trouvé, on obtient l’intérêt à 5 en retranchant un sixième de la somme obtenue ; l’intérêt à 4 ressort par le retranchement d’un tiers , l’intérêt à 3 par le retranchement de moitié; les 1/2 p. °/« s'évaluent en 12"‘, les 1/3 p. °/o en 18"’ et ainsi de suite.
On a remarqué seulement que pour employer avec fruit cette méthode, il était nécessaire de savoir couramment la table de multiplication, non pas seulement jusqu’à 10, mais jusqu’à 18.
Soit, par exemple, à chercher l’intérêt de 3,554 fr. pendant cinq jours à 4 p. °/o, le praticien dira : « L’intérêt de 3,554 fr. à 6 p. °/« pour 60 jours égale 1 p. ®/0,.soit 35,54; cinq est le 12* de 60, donc en divisant 35 54 par 12 j’ai l’intérêt cherché à 6 p. %, et si de cet intérêt je retranche un tiers , j’ai l’intérêt cherché. L’opération s’établit ensuite de la manière suivante :
Les employés de banque , habitués à faire pendant toute la journée et durant des années les. mêmes calculs sur les mêmes
hiffres, lesquels sont toujours fort simples, acquièrent une rou-
tine excellente qui prévient les erreurs et réduit fous les comptes d’intérêt à un acte en quelque sorte mécanique et qui s’accomplit avec une extrême rapidité.
Cette méthode est préférable aussi pour le calcul mental, parce qu’elle réduit les calculs à des termes simples toujours identiques qui ne surchargent pas la mémoire. Or le calcul mental est important surtout pour le chef de maison qui , dans les offres de négociations, dans les conditions, tarifs, changes de toute sorte qu’il peut être appelé à discuter verbalement, veut se rendre compte en un instant et sans le secours de la plume, des propositions qui lui sont faites et des combinaisons qui peuvent en résulter. la facilité à calculer mentalement est une sorte de sixième sens qu’on pourrait appeler le sens arithmétique : le banquier en a besoin tous les jours et doit l’acquérir par le travail, s’il n’en est naturellement doué.
§ 3. — Règle d’escompte.
Escompte. — En France , on ne calcule pas l'escompte autrement que l’intérêt. Ainsi l’escompte d’un effet sur place de 2,450 fr. à 27 jours d’échéance et à 4 p. ®/0 se calcule exactement de la même manière que l’intérêt de la même somme pour le même temps. En d’autres termes, on est dans l’usage de compter l’intérêt en dehors, c’est-à-dire de bonifier sur-le-champ à l’escompteur l’intérêt tel qu'il serait dû au bout du terme, ce qui fait courir à son profit l’intérêt de l’intérêt. Tel est l’usage, telles les conditions sur lesquelles sont conclus et reposent actuellement tous les contrats.
Donc pour trouver l’escompte à 4 p. °/0 d’un effet sur place d« 2,450 fr. à 27 jours d’échéance, on fera la règle d’intérêt :
OU = 7 fr. 35
que l’on retranchera de la somme totale, soit :
2450 oo 7 35
que l’escompteur donnera contre remise de l’effet.
Lorsqu’il y a plusieurs effets présentés à l’escompte, leur réu-