‹ Traité théorique et pratique des opérations de banque (volume 2)Chapitre 38 sur 328 · VARIATIONS OU PRIX DES MONNAIES · texte numérisé non relu

VARIATIONS OU PRIX DES MONNAIES

Si l’on prend une société quelconque dans un moment donné, avec des habitudes déterminées, on trouve qu’elle a besoin "^our ses échanges d’une certaine quantité de monnaie qui varie peu et d’une certaine quantité de monnaie également peu variable pour la thésaurisation ou pour les réserves. Comme la monnaie métallique ne produit rien par elle-même, on pourra dire que la société est d’autant plus habile en affaires qu’elle fait plus d’échange avec moins de monnaie effective.

La monnaie obéit d’ailleurs, comme toutes les marchandises, à la loi générale de l’offre et de la demande. Son prix suit celui des métaux précieux avec lesquels elle est faite et sa quantité se proportionne aux besoins d’autant plus facilement que le prix des métaux monnayés se rapproche davantage de celui des lingots. En supposant la fixité des habitudes commerciales d’une société, on peut dire qu’elle possède exactement la quantité de monnaie qui lui est nécessaire pour faire ses échanges.

I.a demande de monnaie peut augmenter, soit par l’accroissement des échanges, soit par un changement dans les usages, tel que la substitution des ventes au comptant aux veutes à terme : elle diminue par l’action des causes contraires.

On peut donc dire à la rigueur, comme J. -B. Say, qu’en temps d’habitudes moyennes, la quantité de monnaie en circulation n’a aucune influence sur le taux de l’intérêt, parce que la monnaie restant en quantité toujours égale et étant toujours employée, n'est jamais disponible. Mais comme la disponibilité est un fait qui résulte surtout de la distribution des richesses, un rapport de particulier à particulier, et que la monnaie, ayant une valeur exprimée reconnue par l’usage, est toujours facile à échanger, il en résulte que les capitaux sous forme de monnaie sont toujours disponibles pour le particulier qui les possède et qui n’est tenu

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