‹ Traité théorique et pratique des opérations de banque (volume 2)Chapitre 54 sur 328 · VIREMENTS · texte numérisé non relu

VIREMENTS

Les banquiers de l’antiquité recevaient des dépôts : ils faisaient Je , change des .monnaies et aussi des virements. Cléon, par exemple, a mille drachmes à payer à Irénée, et ils ont, l’un et l’autre, des fonds déposés chez Socles. Au lieu de prendre les mille drachmes dans la caisse de Soclès, pour les remettre à son créancier, Cléon, d’accord avec celui-ci, donne, ordre au dépositaire commun de passer les mille drachmes de spn crédit à celui d’Irénée. L’opération faite, Irénée a mille drachmes de plus et Cléon mille drachmes de moins en dépôt chez Soclès, et lacréance qpi existait entre les deux déposants a été éteinte par des écritures, sans aucun mouvement matériel de fonds. C’est cette opération que l’on nomme virement.

Les virements sont le premier moyen employé pour économiser l’ usage dp numéraire, et des établissements importants ont été fondés autrefois pour faire presque exclusivement cette opération.

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