‹ Traité théorique et pratique des opérations de banqueChapitre 124 sur 268 · LIVRE in, CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE in, CHAPITRE V

comptes sont réglées de la même manière que pour la fianque elle-même.

Au premier janvier 1863, la Banque avait cinquante-trois comptoirs ou succursales, dans les vÛles suivantes :

Agen,

Dijon,

Nice,

Amiens,

Dunkerque,

Nîmes,

Angera,

Fiers,

Orléans,

Angouléme,

Grenoble,

Poitiers,

Annonay,

La Rochelle,

Reims,

Arras,

Laval,

Renûes,

Avignon,

Le Havre,

Rouen,

Bar-le-Due.

yiie,

Saiut-Étienne,

Bastia,

Limoges,

Saint-Lô,

Bayonne,

Lyon,

Saint-Quentin,

Besançon,

Le Mans,

Sedan,

Bordeaux,

Marseille, .

Strasbourg,

Brest,

Metz,

Toulon,

Gaen,

Montpellier,

Toulouse,

Garcassonne,

Molhou«e,

Tours,

Chàlons-sur-Saône,

Nancy,

Troyes,

Châteauroux,

Nantes,

Valenciennes.

Clermont-Ferrand,

Nevers,

L'ensemble des escomptes faits par les succursales a dépassé 3,i53 millions pendant Tannée 1862. La moyenne d'échéance des effets escomptés a été de 32 jours pour ceux sur Paris, de 46 jours pour ceux sur place, de 34 jours pour ceux d'une succursale sur l'autre. Mais ces moyennes varient considérablement d'une succursale à l'autre : ainsi celle des effets sur Paris a été de 66 jours à Saint-Lô et de 18 jours à Grenoble; celle des effets sur place, de 75 jours à Bastîa et de 13 jours à Marseille ; celle des effets d'une succursale à l'autre a été de 57 jours à Poitiers et de 18 jours à Rouen.

Les quatre grands comptes des succursales ont présenté, pour l'année 1860, les moyennes suivantes:

Billets 21,900,000 fr.

Comptes courants. . 36,330,000

Porlcfcuille.

Caisse.

306,280,000 fr.

Il est évident par ces chiffres que si les comptoirs fournissent au commerce de la monnaie de papier, ils n'empruntent pas pour lui la valeur de la monnaie métallique. La différence éntrme que l'on remarque entre leur encaisse et leur circula-

lion explique bien la nécessité où se trouve la Banque de faire de grandes dépenses en transports d'espèces. D'un autre côté, les moyennes d'échéance des effets escomptés attestent encore que ces comptoirs sont moins employés à l'escompte proprement dit qu'aux recouvrements de place en place. Cependant les succursales apportent à la Banque des affaires considérables, toujours croissantes et très-commerciales. A l'aspect de ce grand mouvement, on comprend tout ce qu'auraient pu être des banques départementales intelligentes et libres, qui auraient pu faire pénétrer les billets au porteur là où jamais les succursales de la Banque de France ne pourront les faire accepter.

La Banque, dispensée par le décret de 1852 de publier ses bilans, n'a pas voulu renoncer à une coutume utile sous tant de rapports, et elle publie tous les mois, depuis cette époque, son état de situation. On doit regretter que dans ces états le compte des succursales soit confondu avec celui de la Banque centrale, de manière à jeter plutôt de l'obscurité que de la lumière sur le mouvement des opérations qui ont eu lieu sur chacun des marchés où les comptoirs sont Aablis. Il en résulte que l'on peut facilement savoir quelles sont les osciQations de la circulation dans les districts les plus reculés de l'Ecosse et de l'Irlande, tandis qu'on ignore l'importance de ces mouvements, à Lyon, à Marseille, à Bordeaux, sur nos premières places de commerce.

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