COMPTE COURANT
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On voit tout d'abord par ce tableau que les banques coloniales sou&aient de l'exiguité du capital dont elles disposaient. Celle de la Martinique avait engagé une de ses inscriptions à la Banque de France et en avait obtenu une avance de 696,000 fr. Partout les conseils d'administration demandaient la réalisation du capital et luttaient, sur ce point, avec la commission de surveillance.
Au 30 juin 1860, la banque de la Martinique se trouvait engagée envers la Caisse des dépôts et consignations et la Banque de France pour 1,739,000 fr., et celle de la Guadeloupe pour 1,668,000 fr. Enfin, par des traités conclus en 1860 et 1861, le Comptoir d'escompte de Paris a ouvert un crédit de 4 millions à chacune des banques de la Martinique et de la Réunion, de 6 millions pour celle de la Guadeloupe et de 400,000 fr. pour celle de la Guyane.
Les escomptes n'avaient laissé, au 31 décembre 1854, aucun effet en souffrance : mais il n'en a pas été de même durant les années suivantes. Les avances sur récoltes pendantes, opération de premier ordre aux colonies où les capitaux sont si rares et si chers, avaient rencontré un obstacle dans la législation, un autre dans les intermédiaires, comme le Crédit fon-