‹ Traité théorique et pratique des opérations de banqueChapitre 137 sur 268 · BANQUES DE PLACEMENT ET DE SPÉCULATION · texte numérisé non relu

BANQUES DE PLACEMENT ET DE SPÉCULATION

Outre les banques de toute sorte que nous avons énumérées jusqu'ici et qui existent à des conditions diverses et plus où moins nombreuses dans presque toutes les localités des pays civilisés, il y en a d'autres qui n'ont pu se fonder jusqu'à ce jour que dans les grands centres d'affaires et de spéculation, particulièrement à Paris et à Londres : ce sont les banques spéciales de placement. Leurs fonctions consistent à recevoir en dépôt, d'une part, des fonds destinés à être placés en rentes ou effets publics, en valeurs industrielles, et d'autre part des inscriptions de rente, actions et autres titres destinés à être vendus.

Le banquier qui se livre aux opérations de cette sorte est strictement commissionnaire. Il achète ou vend pour le compte d'autrui, moyennant une commission convenue, et n'a point d'ailleurs à remplir d'autre engagement que celui de rendre compte des fonds ou des titres qui lui ont été confiés. Les capitalistes s'adressent à lui parce qu'ils savent que, plus habitué qu'eux aux achats et aux ventes de titres, et à l'appréciation des valeurs qui se cotent à la Bourse, il saura mieux qu'eux choisir celles de ces valeurs qu'il convient d'acheter ou de vendre, ou, s'ils ont fait leur choix, exécuter mieux qu'eux les ordres d'achat ou de vente.

En se bornant à leurs fonctions régulières, ces banques peuvent réaliser de beaux bénéfices. Grâce à la concentration artificielle des affaires de placement sur quelques grands marchés, les titres divers et si nombreux qui s'y négocient ne

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