LIVRE IV, CHAPITM III
point réglées par les besoins du commerce, mais par ceux du gouvernement, qui étaient exorbitants. Les émissions de la Banque furent donc excessives, et comme la suspension de ses payements avait arrêté, si Ton peut ainsi dire, l'action du régulateur, les billets-monnaie se déprécièrent et eurent des alternatives de hausse et de baisse, selon que le gouvernement empruntait à la Banque ou lui faisait des remboursements.
Les tableaux suivants indiquent, le premier la dépréciation moyenne des billets de la Banque d'Angleterre pendant les vingt années de la période de suspension des payements ; le second qui sert de contrôle au premier, le prix de l'once d'or à 32 carats sur la place de Londres, et le^ cours du change sur Paris à trois jours de vue à certains jours de la même période. L'un et l'autre peuvent fournir un utile enseignement.
DÉPRÉCUTIOR