‹ Traité théorique et pratique des opérations de banqueChapitre 213 sur 268 · LITRE V, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LITRE V, CHAPITRE III

cédés nouveaux pour mieux résumer les opérations ou pour les résumer avec moins de travail. Le défaut d'uniformité dans la tenue des livres de banque dépend d'ailleurs, non-seulement du caractère, du tour d'intelligence des banquiers eux-mêmes ou de leurs principaux comptables, mais aussi de la différence des opérations, de la constitution même, si l'on peut ainsi s'exprimer, des diverses maisons de banque.

Il est donc impossible d'indiquer, même approximativement, les traits généraux de la comptabilité de banque. Cependant, pour en donner une idée, à titre de renseignement et d'exercice, essayons d'exposer les principes sur lesquels cette comptabilité est établie, particulièrement dans la banque de commerce pour laquelle la tenue des livres est plus difficile que pour toute autre.

En banque aussi bien que dans le commerce de marchandises, le but de la comptabilité est de résumer toutes les opérations, de manière à constater tous les détails, à en rendre la recherche facile, et, en même temps, à en présenter nettement les résultats généraux. On obtient tout ceci par des combinaisons de parties doubles, au moyen de livres tenus par ordre de temps et par ordre de matières ou de personnes, par un Journal et un Grand-Livre. Seulement en banque, le journal et le grand-livre se subdivisent, se décomposent et se résument tout autrement que dans le commerce de marchandises.

Les opérations de banque se divisent en diverses catégories, et, si l'on peut ainsi dire, par départements. On y dislingue toujours deux grandes divisions quant aux entrées et aux sorties, la caisse et le portefeuille; deux grandes divisions quant aux personnes, les clients sur place et ceux du dehors, soit dans le pays, soit à l'étranger ; puis des subdivisions propor* tionnées à l'importance des affaires de la maison. On y distingue aussi les divisions de la correspondance, du contentieux, des effets publics, des matières d'or et d'argent, des consignations, etc.

Les subdivisions doivent être calculées sur le chiffre total des affaires ou plutôt sur le nombre d'elinployés nécessaires pour tenir la comptabilité. On le comprendra mieux, si l'on

examine avec attention une description générale des livres dont se servent la plupart des maisons de banque.

§ 1 • — Livres d'ordre en dehors de la comptabUiti.

On peut en compter quatre à la rigueur dont les deux premiers sont prescrits par le Code de commerce.

l"* Le premier et le plus important est le livre de copies de lettres où sont copiées jour par jour ou plutôt transportées, au moyen de la presse à copier, toutes les lettres que peut écrire sur place ou au deh(»rs la maison de banque. Il est inutile d'insister sur Timportance de ce livre, commun aux autres conmierçants et aux banquiers, sur lequel sont transcrits jour par jour et presque heure par heure tous les engagements, tels que tarifs, conditions de comptes courants, ordres, accusés de réception, avis, etc.

2^ On considère aussi comme un livre la collection ou liasse de lettres reçues qui constatent les engagements de tiers envers la maison. Ces lettres, dépouillées, cotées et analysées jour par jour, sont réunies et classées, tantôt par ordre chronologique, tantôt par lettre alphabétique. Quelquefois on classe ensemble par ordre chronologique seulement la correspondance que l'on peut appeler courante, parce qu'elle se rapporte exclusivement aux affaires du jour. Dans cette catégorie se trouvent les avis simples de traites ou remises, dûment relevés sur les livres à ce destinés, sur lesquels, pour faciliter les recherches, il est toujours utile d'inscrire la date de l'avis. — Les tarifs, conditions de comptes courants, etc., peuvent être classés à part, par dossiers séparés et par noms de correspondants, selon l'ordre alphabétique, dans tel ou tel dossier et selon l'ordre chronologique dans le dossier luimême.

Le livre de copies de lettres, qui est nécessairement tenu dans l'ordre chronologique, donne lieu souvent à un extrait ou plutôt à une subdivision qui correspond aux dossiers de lettres reçues et que l'on appelle avec raison « Livre d'Engagements. »

3* Livre de Renseignements. — Avant de se her avec une

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