‹ Traité théorique et pratique des opérations de banqueChapitre 235 sur 268 · WI · texte numérisé non relu

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Balance des nombres.

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débit et on en porte le total au crédit, tandis qu'on porte au débit le total de ceux du crédit^ après quoi on procède à Taddition et à la balance.

Ainsi, dans notre exemple, nous avons en nombres rouges : au débit, 490; au crédit, 117. Nous additionnons les 117 de la colonne du crédit avec les nombres de la colonne du débit, et les 490 de la colonne du débit avec les nombres de la colonne du crédit, et nous relevons 834, comme balance définitive des nombres. L'intérêt du compte étant supposé à 6 7o5 on divise cette balance par 60 et on obtient directement le chiffre de fr. 13.90, solde des intérêts.

Ensuite, lorsqu'il y a lieu, comme dans notre compte, on relève les changes. On additionne ensemble, sur une feuille volante, lés sommes passibles du même change, soit 1/4, par exemple ; on calcule le produit de ce change et on le porte au compte, dans la forme que nous indiquons^ Seulement, il faut bien observer que les changes étant dus par le cédant des effets, comme les intérêts des nombres rouges^ ceux des effets

du crédit doivent être portés au débit, et réciproquement ceux des effets du débit doivent être portés au crédit, après quoi on balance le compte en la forme ordinaire.

Laissons de côté le calcul des changes et commissions, qui se fait ou peut se faire de la même manière et dans la même forme avec toutes les méthodes, et examinons celle-ci. Ses avantages et ses inconvénients sont bien apparents. Au lieu de calculer rintérêt partiel de chaque effet ou de chercher des échéances communes et de faire de nombreuses balances, on se contente de relever les nombres, de les additionner et de chercher l'intérêt sur la balance des sommes, après quoi on solde le compte sans difficulté. Mais cet avantage est acheté par des inconvénients graves : V Pour relever les jours et les nombres, il faut connaître le jour du règlement de compte : or, ce jour étant à venir, est toujours incertain; on peut fermer le compte avant le jour présumé; si on relève d'avance les jours et les nombres, on peut avoir fait un travail inutile, et si on ne les relève pas, on accumule une quantité énorme de travail pour les fins de trimestre ou de semestre; 2* les nombres rouges, très-fréquents à cause des remises de fin de trimestre ou de semestre, sont une cause incessante d'erreurs, parce qu'ils exigent de la part des comptables une attention vigilante à laquelle ceux-ci ne sont pas habitués.

Dans le temps où cette méthode était en usage, un grand nombre de maisons attendaient la fin du trimeslre ou du semestre pour remplir la colonne des jours et celle des nombres. Si l'ayant-compte demandait à fermer avant la fin du trimestre ou du semestre, on réglait son compte au jour où on se trouvait. Mais il fallait faire un travail en dehors du travail courant, et vers la fin du semestre ou du trimestre, un mois, sii semaines à l'avance, employer les commis à relever, sur des feuilles réglées à cet effet, le compte de chacun, sauf à ne rapporter sur les livres les jours et les nombres qu'à la fin du trimestre ou du semestre, lorsque l'époque à venir sur laquelle tous les calculs étaient fondés était arrivée. C'était une grande cause de désordre dans la discipline des bureaux, dans la comptabilité et dans les relations avec la clientèle.

Méthode nouvelle. C'est pour obvier à ces inconvénients que

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