‹ Traité théorique et pratique des opérations de banqueChapitre 239 sur 268 · SI · texte numérisé non relu

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mes qui y figurent pour entrer en valeur à cette même date, du !•' juillet. Mais retrancher une somme du débit ou la porter au crédit donne exactement le même résultat, comme retrancher une somme de crédit ou la porter au débit. D'ailleurs on ne cherche qu'une balance, et en faisant celle des nombres on verrait lequel, du débit ou du crédit, doit en rester chargé, après quoi, toutes les valeurs entrées au compte y figureraient également valeur au 1** juillet. U suffit alors, pour obtenir la balance définitive des intérêts, de calculer ceux qu'a produits la balance des capitaux, depuis le 1*' juillet, date de toutes leç échéances, juscju'au Jour 4« règlement de compte,

ySa TRAITÉ BES OPÉRATIONS DS BANQtlE.

Au lieu de séparer cette opération en deux fois, on inscrit tout simplement le namhre que donne la balance des capitaux 9^ bas de la colonne de ceux qui doivent être portés en fayeur c|e celui auquel appartient la balance ; puis on fait l'addition e( le solde des nombres^ ei on porte l'intérêt qui en résulte au crédit de qui de droit. On ajoute, tant au crédit qu'au débit, les ehanr ges, commissions, courtages, etc., et on solde le compte.

Les avantages de cette méthode nouvelle, qui procède par l'escompte, comme la méthode directe, sont très-considérables et très-apparents. On peut en indiquer trois principi^ux : V elle permet d'établir sur les livres, à l'instant même de chaque remise ou somme versée, le calcul des jours et celui des nombres^ ce qui répartit le travail également sur toute l'année j 2° elle permet d'arrêter le compte précisément au jour que l'on veut, sans ajouter sur les livres autre chose que l'arrêté et le solde ; 3" elle permet d'éviter facilement l'emploi des nombres rouges.

n faudrait des nombres rouges cependant, si l'on voulait porter en compte directement des articles antérieurs à la date choisie pourpoint de départ, des articles omis au compte précédent, par exemple, ou des retours, dans les maisons où on tient les écritures par compte d'effets. Mais ces articles, trèspeu nombreux, peuvent être portés valeur au jour de l'entrée : \L sufBt pour cela d'ajouter au montant de l'effet retourné les changes, intérêts et frais de toute sorte dont il se trouve charge jusqu'à ce jour, et d'ajouter les intérêts gagnés par l'article omis, depuis le jour de son échéance, jusqu'au jour de l'entrée çn compta. Si on préférait, toutefois, procéder par nombres rouges^ la chose serait facile : on calculerait les joui^, depuis l'échéance de l'article, jusqu'à l'échéance commune, et l'on porterait le nombre^ lequel correspond à un intérêt qui doit être ajouté au capital, à la colonne où se trouvent les nombres qui doivent y être ajoutés, et à la colonne opposée on l'inscrirai^ à Tencre rouge. Mais le motif qui avait fait adopter les nombres rouges^ dans la méthode par addition, n'existe pas dans la méthode par soustraction, puisque, par la première, on ne pouvait faire de calculs d'intérêts qu'au moment de régler le compte, tandis que la seconde permet de faire tous les calculs

LIVBE VI, GHÀPITRS II. ((3.9

prélipaînfdres k la 4ate même de rentrée de cloaque article, et qu'il n'y a nulle ^aiso^ d'ajourper ui^ tray^Hl qui pçi^t être fi^it à rinstant même. Dans la pratique, la iifié^^odQ par sou^traPi tiou est presque la sçule employée, e( 1^ maisons yigi^^qtes I) 'y eipploien^ jamais les mmbres rouges.

Vét£^isse^lent des comptas courants par notnbr^, ad^itipiH des colonnes, balance des sommes et division du solde par Iç diviseur correspondant au taux d'intérêt, n'est praticable que dans le cas où l'ii^térêt qui court au profit de l'une çt l'aut^'e partie est le même. C'est ce qui existe souvent entre banquiers d'escompte et de recouvrement ; mais, entre banquier et négociant, il est rare que l'intérêt coure au même taux pour l'yn et pour l'autre. On stipulera, par exemple, que riqtérôt courra à 8 7o au profit de l'ayant-compte, et 6 7o au profit du banquier. Les stipulations du même genre sont très-fréquentes entre les maisons de haute banque et les banquiers inférieurs, et entre les maisons de banque établies sur des places oii le taux courauf de l'intérêt n'est pas le même.

En ce cas même, on suit très-souvent, pour la tenue dea comptes courants, la méthode décrite précédemment. Mais il snffit de réfléchir un moment aux éléments de cette méthode PQnr voir qu'elle ne peut s'appliquer exactement aux comptes courants dans lesquels l'intérêt n'est pas le même de part et d'autre. Un exemple rendra sensible l'erreur, volontaire ou inyplontaire, des maisons qui l'appliquent aux comptes cour nmts dans lesquels l'intérêt n'est pas le même s^u crédit et au débit du compte.

Supposons entre Jean et Robert, qui tient les livres, un compte courant qui n'ait qu'un article au crédit et un article au débit, soit, au crédit 25,000 fr., valeur au 1" septembre, et au débit, 10,000 fr., valeur au 1" juillet : le compte est arrêté au 31 décembre; l'intérêt court au profit de Jean à 5 Vo» et à 6 Vo au profit de Robert. Si l'on étîd)lit le compte d'après la méthode indiquée ci-dessus, on trouve au débit, à la colonne des jours, 184, et à celle des nombres, 18,400 : au crédit, 122 jours, et à la colonne des nombres 30,800. En divisant 18,400 par 60, diviseur correspondant à 6 Vo? on obtient pour quotient 3ft6 fr, 6fi c, et en divisant 30,800 par 72, diviseur

correspondant à 5 V09 on a pour quotient 423 b. 62 c: différence des deux quotients : 116 fr. 96 c, somme qui représenterait l'intérêt dû à Jean.

Hais en examinant le compte de plus près, on s'i^rçoit bien vite qu'au 1** septembre l'intérêt des 10,000 fr. fournis le 1*' juillet cessait de courir contre Jean, lequel avait à son crédit 25,000 fr. Le compte yrai se compose évidemment : V au débit, de l'intérêt de 10,000 fr. à 6 7o jusqu'au 1*' septembre ; V au crédit, de l'intérêt de 15,000 fr. à 5 Vojusqu'au 31 décembre. Il ne s'agit plus, comme dans les comptes où l'intérêt court de part et d'autre au même taux, d'obtenir une différence en fin de compte, mais de constater une différence réelle des capitaux et l'intérêt de celte différence au profit de qui il appartient. Pour obtenir l'intérêt au débit, on multiplie 10,000 par 62, nombre des jours pendant lesquels il a couru, et l'on obtient pour produit 6,200, qui, divisés par 60, donnent au quotient 103 fr. 33 c. Pour obtenir l'intérêt de 15,000 fr., du 1"*' septembre au 31 décembre, on multiplie cette somme par 122, nombre de jours pendant lesquels cet intérêt a couru, et l'on a pour produit 18,300 qui, divisé par 72, donne un quotient de 254 fr. 16 c. La différence entre cette somme et 103 fr. 33 c, montant des intérêts au débit, est 150 fr. 83 c, balance réelle du compte d'intérêts. Par l'autre méthode, on avait obtenu 116 fr. 96 c, somme inférieure à celle-ci de 33 fr. 87 c. Cette différence entre les deux résultats vient de ce que l'on aurait compté l'intérêt de 10,000 fr. à 6 Vo contre Jean, tandis qu'on ne comptait qu'à 5 Vo l'intérêt de la même somme à son profit pendant 122 jours.

On peut sans doute trouver plus commode de régler les comptes par cette méthode, la plus simple et la plus uniforme de toutes, et on peut par une convention, accepter d'avance cette manière de régler, qui grève d'un supplément d'intérêt celui au profit duquel l'intérêt court à un taux moindre. Il y perd d'autant moins en ce cas qu'il reste plus constamment à découvert et qu'il remet moins, et le supplément d'intérêt qu'il supporte est une des charges de l'espèce de commandite dont il profite.

Si les deux méthodes, aucieun^ et nouvelle, (jae Von pra^

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