LIVRE VI, CHAPITRE II
tique gépéralement en France, ne sont pas applicables rigoureusement aux comptes courants dans lesquels le taux de l'intérêt qui court n'est pas le même de part et d'autre, elles ne doivent pas s'appliquer, à plus forte raison, à ceux dans lesquels l'intérêt court au profit de l'un des ayants-compte seulement, ce qui est le comble de l'inégalité.
En définitive, hors le cas d'égalité d'intérêts de part et d'autre, il n'y a pas d'autre méthode vraie, directe et sûre^que la méthode par escomptes et soldes successifs que nous avons exposée au commencement de ce chapitre ; elle prévaut généralement dans les places commerçantes du nord de l'Europe, mais n'a pu encore s'acclimater en France, soit à cause de l'attention soutenue qu'elle exige de la part des comptables, soit parce que les banquiers capitalistes et commanditaires croient avoir intérêt à se servir en tous cas de la méthode rétrograde. Cette dernière opinion est évidemment erronée, parce que le taux de l'intérêt se règle en définitive par le jeu de l'offre et de la demande : celui qui consent à payer un peu plus que le taux nominal par l'emploi d'une méthode vicieuse consentirait tout aussi bien à payer un taux nominal un peu plus élevé, 1/8, 1/8 ou 1/4 Vo» par exemple, si la méthode employée dans le règlement du compte était plus exacte ; et il y aurait évidemment plus de franchise dans cette manière d'opérer.
§ 4. — Modifications possibles lorsque les intérêts ne courent pas au même taux.
On pourrait, du reste, simplifier un peu la méthode par soldes, conserver en l'employant la physionomie de nos comptes courants, et éviter les feuilles volantes, tout en profitant de son exactitude. Il suffirait, tout en conservant le détail des remises, changes, faux frais, etc., comme aujourd'hui, de ramener chaque remise, valeur au jour de son entrée, par un escompte que l'on relèverait non en nom6re«, mais en francs et centimes, et que l'on porterait à une colonne spéciale, conformément au tableau F ci-contre, où nous établissons le compte un peu modifié, qui nous a déjà servi d'exemple au tableau C.
Pap9 ce compte, on inscrit en la forme ordinaire les soldes
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de 10,000 et de 6,500 par lesquels il commence, on en relèye les intérêts à 5 V«> et oi^ les porte au crédit. Le 1 S janvier, en^e une remise de fr. 7,962, 8Q e|i quatre effets à échéances diverses. On compte les jours d'intérêt dont ils sont passibles pour être ramenés valeur au jour d'entrée ; on relève cet intérêt et on le porte au débit de celui qui est crédité du moDr tant des effets, c'est^àrdire, dans notre exemple, au débit du
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