‹ Traité théorique et pratique des opérations de banqueChapitre 242 sur 268 · INTÉRÊTS · texte numérisé non relu

INTÉRÊTS

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être diminuée, et on poursuit le calcul des balances et des intérêts qu'elles rapportent, comme dans nos premiers exemples, en comptant à 5 7o l'intérêt des soldes créditeurs, et à 6 7© l'intérêt des soldes débiteurs. De môme les remises du 1" et du 5 mars ne présentent aucune difficulté nouvelle.

Le solde du compte s'effectue de la façon la plus simple. On relève d'abord la balance des intérêts et on la porte au compte de qui de droit ; ensuite, on relève les changes, commissions et courtages, et on balance le compte dans la forme ordinaire.

Cette manière de tenir le compte, fort simple et très-exacte, s'applique au)ç comptes h tous les taux d'intérêt, et admet

Eiême sans peine un changement de taux pendant la durée du compte. Elle présente moins de détails et de chances d'erreur que celle qui consiste à rechercher des échéances communes, en même temps qu'elle permet de porter sur le livre tous les détails du compte, et dispense, par conséquent, delà nécessité de recourir à la main-courante pour en fournir copie au correspondant. Nous avons supposé, dans notre exemple, qu'il était convenu que l'escompte des remises aurait lieu, tant au crédit qu'au débit, à 6 p. 7o; on pourrait convenir qu'il serait à 5 ou bien à 6 au crédit et à 5 au débit, ou à tout autre taux sans qu'il fût nécessaire de changer la forme du compte.

Il n'y a qu'une manière simple et claire d'étabUr les comptes courants lorsque le taux d'intérêt n'est pas le même de part et d'autre : c'est celle qui consiste à réduire au préalable, par l'escompte, tout le papier entré et sorti en articles de caisse, et à faire ensuite le décompte des intérêts dus de part et d'autre. Si le banquier est un commissionnaire pour le placement des capitaux, il est aussi, et avant tout, un caissier qui achète et vend du papier de commerce, mais dont toutes les opérations doivent être faites au comptant et passées à l'instant même en résultats définitifs.

C'est ainsi que la banque est comprise à Amsterdam, à Londres, à Paris, partout ou l'on fait des opérations considérables, partout où l'on ne peut rester dans le provisoire et dans l'a peu près, sans tomber aussitôt dans le désordre. Établir les comptes courants à intérêts inégaux comme si l'intérêt courait au même taux de part et d'autre, c'est tromper son client ou se tromper soi-même. Établir séparément et péniblement sur un petit bout de papier volant un compte d'intérêt isolé du compte général, c'est s'exposer à des chances d'erreur si nombreuses que le comptable le plus exercé n'est jamais assuré d'y échapper.

Au contraire, en supprimant par l'escompte, au crédit et au débit, les articles de papier, en laissant sur les livres spéciaux auxquels on doit les inscrire les tirages, les acceptations et les remises, on dégage le compte courant de toute espèce de nuages et on se procure un moyen facile d'en suivre et d'eR contrôler, jour par jour, Içs wouyements, puis(jue l'oq

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