PAYABLES
flOmiES.
La colonne intitulée Jour de payement est celle qui précise le mouvement opéré, dans chaque jour, pour les encaissements ; d'une part, c'est par la date flxe portée à cette colonne, qu'on relève correctement les encaissements de la journée; d'autre part, c'est par les blancs qui restent encore à cette colonne, qu'on rencontre, le soir, les effets r^tés aux mains du caissier.
» Les jours chargés, tels que les quinze et flu de mois, les effets à encaisser extra^ miiros, sont remisa l'huissier du Comptoir, qui doit en rendre compte avant la fermeture de la caisse.
» Deux et trois jours avant les grosses échéances, on s'assure si tous les effets qui sont à encaisser sont bien sur Nancy, afin que s'il s'en trouvait sur d'autres places, on pût encore les faire présenter à temps.
» La veille des échéances des 5. 10, 15, 20, 25 et fin de mois, on transforme en effets en souffrance tous les effets restés impayés, moins les quelques-uns d'entre eux qu'on juge encore susceptibles de payement ; ceux-ci sont copiés une nouvelle fois au cahier d'encaissements, sur lequel l'ordre des numéros se renouvelle tous les cinq jours.
» Tous les effets de commerce, et particulièrement ceux qui alimenfent les rapports entre les banquiers recouvrevrs, sont indiqués sans frais ou avec protêt; les encaissements sur Nancy, qui restent en souffrance, sont donc sujets à deux régularisations distinctes, selon qu'ils appartiennent à l'une ou à l'autre de ces classes.
• Pour les premiers, nous accordons également quatre jours de grâce; puis le jour fatal arrivé, voici comment nous les exécutons: on suppose que ces effets sont encaissés; en conséquence on inscrit à la colonne dite Jour de payement, la date de ce jour fatal ; mais, pour détruire ce débit fictif, au livre de caisse, ou [lorte immédiatement au crédit de ce livre une somme semblable.
» Surmontés d'une fiche de retour sur laquelle on inscrit les montants, plus les ports de lettres à récupérer, ces effets caducs rentrent comme les effets neufs, c'està-dire que la caisse est créditée par le débit de portefeuille du montant total porté à la fiche; vu que déjà, lorsqu'on avait posé la fiche, la caisse avait été débitée, par le crédit de frais généraux, de fr. 0.25 cent, pour le port de lettre à récupérer sur chacun d'eux.
j» Incontinent donc après leur sortie du portefeuille, ces sortes d'effets y rentrent; mais ainsi transformés, et désormais bien reconnaissables par la cartouclie jaune dont ils sont marqués *, ils sont copiés péle-méle avec les effets de la fournée en
1 Ces effets déflorés, les Anglais disent déhooorés, sont surmontés d'aoe fiche, indiquant le nom du cédant et la somme & récupérer, puis, ainsi qu'il a été dit, copiés ûv nouveau
616 APPENDICS.
train ; leort Mavetax namérM, le matricule et le dÏTitioiuitire, posent war b fiche ; — le dernier de eei numéros appartient natnrellemeot à Tordre dee effets eB souffrance.
» Pour les seconds, oeux indiqués avec protêt, ils sont remis, dans la relevée dm lendemain de leur échéance, à l'huissier, qui en est débité; ces effets, au sortir de cette exécution, sont, comme les premiers, surmontés d'un bulletin de retour oà figurent: la sonune principale, le coût du protêt et le bénéfice à la retraite, pois achetés par caisse; ce qui régularise en créditant ce compte par le débit de portefeuille du montant brut du nouvel effet, et en débitant ce même compte de caisse : t* par le crédit de Thuissier, de la somme principale; 2* par le crédit d'Agios» do bénéfice de la retraite seulement; le coût du protêt se réglant en espèces.
» Ces divers nécessaires se font entièrement par caisse, tu que, d'après l'ordre établi au comptoir, c'est au département de la caisse que doit s'achever et se parachever rencaissement des effets sur place. — Chaque soir on livre au caissier les échéances du lendemain, et celui-ci doit compte final des remises qui lui ont été faites, pendant chaque période de cinq jours.
• Nous ne tenons compte qu'après avis de rentrée, du produit d'un encaissemeat dont on nous charge è la commission ; or il arrive de deux choses l'une, on qae cet effet est acquitté, ou qu'il revient impayé.
» Dans le premier cas, et bien entendu que ce cas n'échoit pour nous que lorsqae l'avis de payement nous arrive par voie certaine, nous vidons nos mains en eréditaat la caisse par le débit et pour solde de la personne qui avait été précédemment créditée à nos livres, puis en débitant la caisse par le crédit d'Agios, des frais d'encaissement que nous retenons par nos mains.
n Dans le second cas, cette sorte de valeur ayant subi le nécessaire coauBon à toutes les remises qui nous parviennent par correspondance, elle est mise sous la forme d'un effet en souffrance, et à cet état, tombe dans les encaissements do jour; mais le caissier qui, en lâchant le titre ne récupère que les frais, a prodoit un vide dans sa caisse ; il comble tout aussitôt ce vide en débitant du principal de l'effet la personne qui l'avait remis.
A Bons de Caisse. — La caisse est débitée par le crédit des bons de caisse, des bons que nous créons; l'écriture mentionne le numéro do Bon et le nom do bénéficiaire.
» On crédite la caisse : 1* par le débit des bons de caisse, du noontant des bons remboursés, en indiquant le numéro du bon et le nom de la personne à qui on paye, qiiand cette personne n'est pas le titulaire; 2* par le débit d'Agios, des intérêts payés sur ce bon, avec cette mention : Intérêts sur le bon de caisse n«... pendant... jours à...»/-
sous les nnmôrofi niatricoles et divisionDaires qui échoient aux tours de rMe du i On exécate le même nécessaire pour les impayés sur le dehors, mais à leur occasion, ce n'est plus la caisse que l'on crédite, mais bien le correspondant qui fait les retours ; os crédit est naturellement amplifié des tnis réclamés par ce correspondant; — quand à nos propres déboursés, ils fournissent la matière d'une écriture & la nndn-oourante. — On a préféré passer cette écriture à la main-c«>urante plutôt qu'au brouillard, parce que les quelques francs et centimes, auxquels se réduisent nos déboursés, étant ajoutée aux capitaux inscrits, par catégorie de compte, à ce premier livre, ils fournissent à oelui-d l'appoint complémenUiirc pour é^çaler en somme totale, la somme totale des inscriptions de U journôe aux ^lBt^^cule^. — On a rendu le contrôle plus complet encore, en mettant en relief à ces matricules les chiffres partiels de ces déboursés.
APPKNDIGS. 617
» On bétonne à Tinstant le bon remboursé, sur lequel on Inserit la date du remboursement et le montant des intérêts payés, après quoi on renfila aux pièces de eaisse du mois.
» Par rares ciroonstanœs, des porteurs de bons de caisse réclament un à-«offlpte; dans ce cas, on débite le titulaire du bon, par opérations suspensives, de la somme avancée, qu*on inserit visiblement sur le bon de caisse (au recto et non au verso), et lors du remboursement de ce bon, on fait disparaître ce débit; ■— pour ces sortes de mouvements, il est réservé une place distincte au livre des opérations suspensives.
» Nos Mandats. — Lorsque nous créons des mandats, soit sur Paris, soit sur la province, et qu'on nous en remet le montant en espèces, on débite la caisse par le crédit de maudat de l'importance de ceux fournis, en mentionnant le numéro d'ordre et le nom du bénéficiaire.
» S'il y a commission, on en débite la caisse par le crédit d'Agios, avec cette mention : notre commission sur tel mandat.
» Il ne peut y avoir d'écriture au crédit de la caisse, relativement aux mandats, qu'autant qu'on les annulerait; cet accident ne peut se produire que dans l'intervalle compris entre la formation d'un mandat et son acquittement; auquel cas, et lorsque nous en remboursons le montant, on crédite la caisse par le débit de mandat, si l'avis n'est pas donné, et par le débit du correspondant sur lequel on a fourni, quand déjà celui-ci a été crédité.
» Opérations stupensives. — Ce compte, qui est ouvert au Journal Grand*Livre, sous la dénomination de débiteurs et créanciers divers, est établi spécialement pour les opérations faites avec d'autres que les Comptes-Courants ; cependant on y porte aussi certains mouvements faits avec ceux-ci, mais c'est seulement dans le cas où ces mouvements sont exceptionnels des mouvements accoutumés.
» La caisse est débitée, par le crédit des personnes qui nous versent des fonds, en indiquant à la caisse : un tel (0. S.).
» Elle est créditée, par leur débit, des payements que nous leur faisons, et l'indication (0. S.) doit toujours être mise à la suite du nom propre.
» Agio*. — La caisse est débitée, par le crédit d'Agios, des escomptes et commissions qui nous sont payés :
» l<> Sur les effets achetés par caisse ;
» 2* Sur les mandats que nous fournissons;
» 3« Sur l'achat et la vente des billets de banque ;
» 4* Sur la vente des pièces d'or ;
» 5' Et sur quelques mouvements si rares, qu'il est inutile de les prévoir.
» On crédite la caisse par le débit d'Agios :
» !• De Tescompte que nous payons sur les effets que nous négocions contre écus (circonstance qui se produit très-rarement) ;
n %• De l'intérêt payé sur nos bons de caisse;
» 3« De l'Agio sur l'or que nous achetons;
» 4* Et de quelques autres petits déboursés sur des mouvements tout à fait accidentels.
» Chaque écriture, tant nu débit qu'au crédit d'Agios, doit indiquer d'une manière explicite l'opération qui y a donné lieu, attendu qu'il existe pour les Agios, comme pour tous les autres ei>mptes généraux, un livre auxiliaire : il est dit à ce propos,
que c'est dans l'établiwement d'un litre auxiliaire pour chaque nature de oompies généraux, que notre comptabilité puise en partie sa forée ^
» Frais généraux. — La caisse est débitée par le crédit des frais généraux :
» r Des ports de lettres que nous récupérons ;
» 2* De la passe de-sacs que nous retenons sur nos envois d'espèces.
» Elle est créditée par le débit des frais généraux :
* l« De toutes les dépenses de rétablissement, telles que patentes et loyers, fournitures de bureaux, chauffage, éclairage, contributions, confeetkHi des sacs, etc., etc.
» 2* Des appointements des employés, qui se règlent par mois;
» S"» Des [lorts de lettres payés chaque jour aux facteurs.
» Les dépenses étant bien spécifiées à la caisse, ce compte, qui est collectif» est facilement ventilé au petit Grand-Livre.
» Compte de fonds, — Ce compte, également collectif, puisqu'il résume le eapiuK la réserve, le mobilier, les dividendes d'intérêts et de bénéfices, et enfin le fonds particulier du gérant, ne donne guère lieu à des écritures que pour le dernier de ces objets ; selon donc que notre sieur H. fait un apport ou un prélevé d'espèces, la caisse est débitée ou créditée par le crédit ou le débit du compte personnel de noire dit sieur H.
» Le compte dividendes d'intérêts et de bénéfices a trois mouvements de caisse chaque année; un au 30 juin, lors du premier semestre d'intérêts dus aux actionnaires sur le capital réalisé, un autre le 31 décembre, pour le second semestre de ces intérêts, et le troisième, lors de la répartition des bénéfices.
» On crédite donc la caisse, par le débit du compte dividendes d'intérêts et de bénéfices, de ces payements, en exprimant si c'est pour le 1*' ou le 2* semestre d'intérêts, ou pour la répartition du bénéfice.
» Comme ces payements traînent plusieurs semaines, on suivra pour leur régularisation, la marche consacrée par une pratique de onze ans.
» Éventualités. — Les sommes, dignes du nom de capitaux, à porter à ce chapitre, ue passent pas par la caisse ; les unes qui chargent le compte d'éventualités, résultant de faillites; les autres, qui l'allègent, étant le produit du contingent que fournit chaque année, au compte d'éventualités, le compte d'Agios.
n Ce contingent s'apporte au moment de clore l'inventaire, alors qu'on connaît la omme totale des débits, par comptes et par effets ; il a pour effectif la millième partie, soit : 1 */o de cette somme totale.
» Les menues écritures h passer, par caisse, aux éventualités, sont causées, pour le débit, par les frais de procédure auxquelles les méchantes affaires donnent lieo, et pour le crédit, par les dividendes en espèces reçues par les syndics.
» IS'ota, Le livre des éventualités, qui a été créé autant pour aider â la mémoire (|ue pour régulariser les écritures, remplit le premier de ces offices, au moyen d*uoe très-petite attention, puisque cette attention se borne à laisser constanunent en l'air la colonne du crédit; on ne pose donc, en aucun temps, les additions I cette colonne créancière du livre, pas même aux époques d'inventaire: -^ C'est è ce moyen qu'on ouvre véritablement des comptes individuels à tous les débiteurs défaillants ou atte^
■ n y a ceci de plus, c'est que chaque livre régalarisateur a pour peudant un Uvre vérificateur.
moyés, un espace de plusienn lignes étant réservé à la colonne da crédit, en regard de chacune des sommes qui figurent à la colonne du débit, pour rentrer, par miettes et son vent après des années, les quelques sauvetages qu'on échappe.
» Instructions générales sur la tenue de la caisse, ~ Pour le Journal Grand- Livre, la Caisse, le Brouillard, les Mains-Courantes et tous les livres qui le comportent, il y a un double jeu de livres, sous les n*** 1 et 2, Tun sert aux lundi, mercredi et vendredi ; et l'autre aux mardi, jeudi et samedi ; le dimanche se confond avec le lundi.
» Chaque soir la caisse doit être vérifiée et arrêtée sur le livre qui aura servi aux opérations de la journée; le solde en caisse, au lieu de figurer à nouveau sur le même livre, est porté sur celui qui doit fonctionner le lendemain.
» La caisse ne se fait pas le dimanche : cependant eonmie il s'opère toiyours quel • ques mouvements ce jour-là, on la vérifie le lundi matin avant de commencer la journée, mais sans l'arrêter.
» La caisse faite, s'il existe une erreur, on la recherche de la manière suivante :
» On pointe chaque poste de la caisse tant au débit qu'au crédit, avec les livres à souche des mandats, des bons de caisse, des reçus par nous donnés, et de ceux à nous remis ; on passe en revue le brouillard, les opérations suspensives et les pièces de caisse de la journée : on voit si les effets encaissés sont exactement portés au débit de la caisse, et, pour s'en assurer, on collationne les effets non payés avec les lacunes qui existent au cahier d'encaissements, on vérifie aussi l'addition de l'Agenda de la caisse, etc., et si toutes les recherches sont vaines, on prend note de l'erreur sur un petit papier appelé la Caisse dans la Caisse^ où l'on inscrit, en débit ou en crédit, la différence qui existe, avec indication de la date précise.
» A la fin du mois, les pièces de caisse sont mises en ordre et classées en liasses, aux sept objets qui suivent :
» Les mandats et reçus des clients de la ville, — les mandats et reçus des clients du dehors, les mémoires, factures et notes acquittés, — les mandats annulés ou remboursés, — les bons de caisse remboursés et bétonnés ; ces bons toutefois ne sont portés aux archives qu'après avoir été opposés aux souches d'où ils dérivent, pour ces souches, être empreintes de la mention de remboursemait. — Les traites de coupes de bois, les billets à domicile et toutes autres pièces à renvoyer en même temps que les extraits des Comptes-Courants. — Les pièces de nulle valeur et qui peuvent néanmoins servir I des recherches.
» On aura la plus grande attention de tenir distinctes au portefeuille les acceptations pour notre compte, de celles pour autrui.
» Les avis reçus d'encaissement d'effets, dont nous nous sommes chargés, pour n'en remettre le montant qu'après avis de rentrée, sont incrits au livre d'opérations suspensives au fur et à mesure que parviennent ces avis.
» On n'acquittera pas de mandats sans s'assurer que la note en avait été prise sur l'avis préalable qui a dû nous être fourni.
» Livue ve portefeuille. — Pour établir le débit qui se compose des effets entrés, on prend :
» 1« La caisse, pour ceux achetés contre écus;
» 2* Le brouillard, pour ceux entrés par oê livre ;
» >> Les mains-coortfltes, pour ceux reçus des dieits ayant compte ouvert à nés li?res.
» Il n'est fait qu'un seul poste pour tous les effets entrés par caisse : on indique seulement le nombre des effets et leur somme totale.
« Les effets repris au brouillard et aux mains-courantes sont inscrits» poste par poste avec indication du nom de la personne qui les a fournis, et du tout de la remise en somme et quantité.
» Pour établir le crédit qui se compose des effets sortis, on prend :
9 1* La caisse, pour ceux encaissés ;
» "î** Le brouillard, pour ceux sortis par ce lirre;
» 3** Les décalques de nos lettres, pour ceux remis en compte.
» Le mode à suivre pour passer les écritures du crédit est le même que eelui qa'on vient d'indiquer pour le débit.
» Les mouvements de la journée étant ainsi régularisés, on additionne le débit et le crédit des sommes et quantité de cette jonmée, puis on compare les ohiCEres trouvés avec ceux de la feuille de préparation, ces derniers chiffires ayant déjà été rencontrés avec ceux produits par les additions des copies d'effets matrieales et des Agendas.
» Le relevé de la quinzaine se fait également en sommes et quantités, pour les totaux, être comparés avec ceux de la récapitulation de quinzaine du Journal Grand- Livre.
» Cette dernière opération se fait à l'aide d'nn état sommaire des journées qui pose comme une sorte de répertoire aux dernières feuilles du liwe de Portefeuille.
n liiYRES DE BONS DE CAISSE. — Crédit. — Ghaquo matin, on reprend aux registres à souche, les bons de caisse créés la veille, qu'on inscrit un à un, sur celui des deux livres de bons de caisse, jaune ou blanc, auquel ces créations de la veille appartiennent.
» Otte opération se contrôle par le débit de la caisse.
« Les livres de bons de caisse embrassent cinq colonnes servant à mentionner Ja date de création, le n* matricule du registre à souche, la somme, le nom du créancier et la date du remboursement.
» Débit. -^ Le débit aux livres auxiliaires de bons de caisse, s* inscrit sur les dernières feuilles de ces livres ; il se résume en un seul article, qui embrasse tous les bons remboursés dans la journée de la veille; voici le sommaire de ce débit :
Mai 16. 8 bons, ftr. 11, 800 »
» C'est au crédit de la caisse qu'on puise les éléments du débit des bons de caisse.
» A cette dernière opération, se joint naturellement celle de faire la sortie des bons remboursés, ce qui s'exécute en remplissant, de la date, la place i-éservée aux livres pour cet effet. *
» Il ne peut exister d'équivoque dans les numéros d'ordre des deux sortes de bons de caisse, les uns ayant une suite qui a ooauneucé par 1, et les autres ayant débuté par 5,001.
» Quant à la colonne d'observations qui a été nténagée aux livres, elle n'a servi jusqu'ici qu'à prendre des notes sur les titres que nous délivrons au porteur, les bons de caisse du comptoir ne se faisant qu'à des conditions constantes et uniformes.
« Le débit et le crédit des bons de caisse étant faits, en sommes et quantités. *on en compare les chiffres avec les sommes figurant à la feuille de la journée, et
APPSNBICS. 621
cet ehiflï«s étant relevés sur an petit cahier, on les additionne par quinzaine, pour, les totaux, être encore opposés aux sommes qui figurent aux récapitulations de quinzaine et de mois du Journal Grand -Livre.
» Nota. Les bons de caisse, le nom seul l'indique* ont, pour première étamine d'écriture, la caisse ; quand donc la circonstance qui donne lieu à la création ou au remboursement d'un bon de caisse, est autre qu'un remblai ou un déblai d'espèces, * la première mention de ce mouvement doit, quand même, se faire an livre de caisse : un tel poste, qui fausse nécessairement la Balance de la caisse, doit être nécessairement neutralisé par un poste contraire.
» UvaB ns MANDATS. — Un registre à souche, à deux parties, l'une pour Paris, et l'autre pour la France et l'étranger, a été établi au Comptoir, pour la prompte expédition des mandats < . C'est à cette souche qu'on relève chaque matin les mandats que nous avons fournis la veille, et qu'on les inscrit au livre de mandats qui est en deux tomes, comme la souche; cette inscription remplit tontes les colonnes du livre, moins celle indiquant la date de l'avis. Voilà pour l'entrée.
» Pour la sortie à ce livre, on relève, sûr les décalques des lettre de la veille, les sommes des mandats avisés; la mention de ces avis est toujours explicitement énoncée à ces lettres. C'est encore sur les décalques qu'on puise les motifs pour remplir au livre de Mandats la colonne marquée : date de Vains donné.
» Ce sont les sommes composant les totaux des mandats créés et remboursés, qu'on oppose chaque jour aux mêmes sommes figurant à la feuille de la préparation de la journée : et c'est par l'assemblage de ces totaux, inscrits sur une annexe du livre des mandats, qu'on se rencontre avec la récapitulation, de quinzaine et de mois, du Journal Grand -Livre.
» On devra aussi, chaque jour, transporter la note de tons nos mandats créés, autres que ceux sur Paris, dans la colonne intérieure du tableau qui est compris dans la chemise des correspondants qui devront payer ces mandats. — Cette colonne intérieure ayant uniquement pour objet d'enregistrer les écritures pour mémoire.
n Chaque jour aussi on revoit les lacunes qui existent encore sur les livres, à la colonne dite : date de Vavis donné, afin de n'arriver jamais un quart d'heure trop tard pour ordonner les payements. — Généralement nous fournissons ces avis, trois jours avant leur échéance, pour les mandats sur Paris, et six jours pour les autres. Quant aux mandats tirés par nous, payables à deux ou trois jours de date, ils sont avisés par voie expresse, à moins qu'ils ne soient que de minine importance.
j> Tout ce qui précède n'a trait qu'à la tenue du livre des mandats, les écritures à ce livre, qui n'a été institué que pour servir de mémento et de contrôle, n'étant que des écritures d'ordre; quant aux écritures effectives, celles qui constituent l'intrinsèque de notre comptabilité, elles se régularisent ainsi qu'il va être dit : C'est à la souche qu'on reprend chaque matin ceux des mandats créés la veille, qui n'ont pas été réglés en écus, pour créditer au brouillard le compte de mandats par le débit personnel des clients. Piéalablement, on avait inscrit à cette souche, et sur le vu de la caisse, les lettres C ou B, pour indiquer que la première écriture des mandats devait être régularisée par caisse ou par brouillard.
» Quant au débit du compte de mandats, il se passe au brouillard, au moment même où nous avisons le correspondant qui doit payer.
* Depaia la loi dernière sur le timbre, nos souches ne servent plus qu'à prendre note de nos mandits ; ces souches, sans talon, remplissent nêanmohia leur office pour Tordre de nos
écritures.
» Litre des débiteurs £r créanciers divers. — G^est au brouillard et à la caisse que Ton trouve les écritures qui doivent être portées chaque jour à ce lîrre ; mais, comme il ne doit y figurer que des personnes qui n'ont pas de compte ouvert, ii faut s*appltquer à bien connaître les divers clients du comptoir.
» Les débiteurs et les créanciers de la lettre A à K sont à gauche.
» Ceux de la lettre L à Z sont à droite.
» On fait une catégorie à part de tous les créanciers dont nous ne recevooa les valeurs que pour en remettre le montant après avis d'encaissement, ceux-là aooC inscrits à la fin du livre.
» Chaque poste, tant au débit qu*au crédit, doit faire mention :
» 1* De la date; 2* du nom du débiteur ou du créancier; 3* de la nature de Topération; 4* de la somme.
» Tout étant porté au livre, on additionne les débits et les crédits des sommes renfermées dans le cadre de la journée et on compare avec la feuille de préparation.
» Pour éviter la confusion, on reporte tous les quinze jours les comptes non soldés; >- lorsque donc on a biffé au crayon toutes les sommes qui se balancent, on inscrit sur une feuille volante, cfo&ord, les débiteurs et les créanciers restants ayant soin de laisser quelques lignes d'intervalle entre chaque nom, afin de rassembler les postes épars d'un même compte ; on fait l'addition des deux colonnes, puis, après s'être assuré qu'on est d'accord avec le Journal-Grand- Livre, on porte à nouveau la reprise par ordre alphabétique.
» Nota, Le compte d'opérations suspensives nous sert pour passer une foule d'écritures d'ordre.
Texte littéral du Livret d* attributions de remployé chargé du contrôle.
» Concordance des matricules arec les divisionnaires, — L'employé n« 5 relèvera chaque soir aux livres de copie d*efl*ets le nombre de ces effets entrés dans la journée ; il exécutera ce travail une première fois sur les matricules, puis une deuxième fois sur les divisionnaires ; il fera l'addition des sommes propres à chacune de ces copies distinctes, n'omettant pas d'enregistrer les totaux partiels à tous les livres respectifs, savoir : aux deux lomes du matricule de service, à la colonne inscrite Débit du portefeuille, et aux divisionnaires qui auront fonctionné, à la colonne inscrite Total de la journée : cette opération a pour premier objet de constater que les effets entrés au portefeuille dans cette journée ont été exactement copiés, et qu'aucun d'eux n'a fait défaut aux livres divisionnaires; en cas d'erreur, on ne fera la rectification aux livres qu'après s'être bien assuré, sur le vu de l'effet ou bien par le compte-courant, de la vraie somme entre deux sommes douteuses; une autre attention sera de constater que l'ordre de suite des numéros pour chaque livre n'a pas été troublé.
« Contrôîêde chaque jour du débit dé PortefeuMe. — Des ehiflre ainsi opposés à des chiffres semblables seront d'une certitude mathématique, et comme teb serviront de contrôle aux colonnes débitrices, en sommes et quantités, du livre de Porte-
feuille; ils contrôleront de pins le montant, porté en débit, à la feuille de préparation de la journée.
» Contrôle de chaque jour du crédit du Portefeuille, — Chaque soir, ou le lendemain matin, après avoir transporté à Vàgenda Brouillard les effets sortis dans la journée par U livre Brouillard^ l'employé n* 5 rassemblera les sept Agendas pour numéroter, individuellement et dans Tordre des numéros de suite de chacun d'eux, tous les effets qui y sont inscriu ; puis, lorsqu'il se sera assuré qu'il n'existe point de différence entre le nombre des sommes et le nombre des numéros, il arrêtera les additions; enfin, il transportera au Sommaire des Matricules et des Agendas la quantité des effets et leur montant.
» Cette opération, qui a plusieurs points de rencontre avec la précédente, doit, comme celle-ci, se faire avec la plus grande précision; une erreur provenant d'une lacune dans la suite des numéros, aurait non-seulement des conséquences immédiates fâcheuses, mais cette erreur se propageant, causerait un gros trouble à l'époque de la situation hebdomadaire.
» Les Agendas remplissent plusieurs objets essentiels ; ils ixent le crédit du Portefeuille dans chaque journée ; ils aident à transporter aux Comptes-Courants les effets facturés dans cette journée ; ils mécanisent, en quelque sorte, l'opération si ardue de la sortie des Effets par les divisionnaires; enfin, ils offrent avec le concours des Matricules un contrôle permanent de l'effectif du Portefeuille, en sommes et en quantités.
» CofUrôle de semame, de quintaine et de mois du Portefeuille, — Les totaux de chaque jour des matricules et Agendas étant respectivement additionnés pendant toute l'année, fournissent encore un point de contrôle infaillible à diverses régularisations de notre comptabilité, savoir : par les quantités pour le dénombrement hebdomadaire des effets en Portefeuille, et par les sommes, pour l'épreuve des chiffres débiteurs et créanciers aux récapitulations de quinzaine, de mois et de trimestre du Journal Grand-Livre.
» Il existe un livre dit, Sommaire des Matricules et des Agendas, oh les entrées d'effets par le Matricule, et leur sortie par les Agendas, sont résumées en chiffres de dernière analyse, et qui, par leur arrangement, sont susceptibles d'être additionnées verticalement et horizontalement
» yfmenclature des livres servant à la copie des effets, — Le livre Matricule est en 8 volumev de 250 feuilles à 40 numéros chacune, comportant doncrinscription de bO,000 effets par année ; quatre volumes seulement, ceux n<" 1 et 1 bis, l et 2 bis, entrent en .service dès l'ouverture de l'exercice ; ils sont remplis :
Le l" des n** d'ordre l à 10 000
Leî- id. 20 001 à 30 000
Le 3- id. 40 001 à 50 000
Le 4- id. GO 001 à 70 000
» Quant aux quatre autres volumes, ils ne fonctionnent qu'après épuisement des premiers; ceux-ci sont remplis :
Le 5- des n»* d'ordre 10 001 à 20 000 Le 6- id, 30 001 à 40 000
Le 7^ id. 50 001 à 60 000
Le 8- id, 70 001 à 80 000
* Les diviftionnaires» au nombre de 3Z, dont moitié sous le n<> l» et l'autre moitié sons le n* 2, n*ont que 30 feuillets, qui sout toutefois aussi à 40 numéros chacun ; deux * paires de ces livres seulement, ceux servant à l'inscription des effets en souffrance, et des effets à vue ou échus, sont d'un format double. Seize dmsionnaires qui servent les lundi, mercredi et vendredi, débutent par le n* 1, les seise autres, dont ob use les mardi, jeudi et samedi, commencent par le n* 6001.
« Sorties des Effets atuc livres. — C'est en remplissant les deuxeolomies de l'entête des divisionnaires qu'on régularise la sortie des effets à nos livres.
» Le même employé n<> 5, après avoir rassemblé les trente-deux divisionnaires, rencontre, un à un, avec leurs corrélatifs qui posait à ces divisionnaires, les numéros inscrits aux sept Agendas de la veille, puis fait les mentions de sortie.
» Dans cette manœuvre il aura l'attention :
9 1* De bien reconnattre, par l'échéance, le livre divisionnaire de l'ordre aiH;iiel appartient l'effet parmi les seize ordres existants;
» 2* De s'assurer du rencontre non-seulement des numéros, mais encore des sommes en francs et centimes ;
» 3* De pointer I l'Agenda les articles, an far et à mesure de leur transport* et pour plus de garantie, de compter les articles pointés après épuisement de chaque livre, afin d'en comparer le nombre au nombre qui a été inscrit à la catégorie de ce même livre, sur le Sommaire des Matricules et Agendas; ces nécessaires sont surtout commandés par les intermittences que produit forcément un travail long et qui sera exécuté avec des outils à l'usage de plusieurs.
» 4<* Lorsqu'il y a différence, soit dans la sonome, soit dans le numéro divisionnaire, soit enfin dans l'échéance, de recourir au numéro matricule qui se trouve rappelé aux Agendas, afin de se mettre sous les yeux la copie presque littérale de l'effet, ce qui permettra de rectifier là où il sera besoin, même aux Comptea- Ck>urant8.
» Épuisement des livres divisionnaires. — Moins ceux dits en souffrance et ceux à vue ou échus, moins encore ceux pour les 1 1* et 12* mois suivants, moins enfin celui dépassant 13 mois, tous les livres divisionnaires, établis au premier jour de l'exercice, s'épuiseront dans le cours de cet exercice. Les livres qui auront servi en janvier, février, mars, etc., seront immédiatement remplacés par d'autres, indiquant les mêmes mois, mais au millésime suivant.
n VériHeation de la sortie entière des Effets de chaque mois. —Vers le 15 ou le 20 de chaque mois, on examine très-aUentivement la colonne de sortie aux divisionnains n" l et n** 2 du dernier mois écoulé, lesquels divisionnaires, ainsi qu'il vient d'être dit, ont déjà été renouvelés; cette colonne doit être entièrement remplie,^ dans le cas où elle offrirait encore quelques lacunes, on recourra aux Matricules pour connaître la teneur entière des effets, puis ces lacunes étant comblées, les divisionnaires épuisés seront portés aux archives.
» Souvent ces lacunes proviennent d'erreurs faites, lors de la première écriture, par le transport sur un livre au lieu d'un autre livre ; dans ce cas, on passe an Brouillard l'écriture d'ordre qui suit :
Portefeuille à Portefeuille.
» Pour faire sortir et rentrer deux effets copiés au mois de mars et que l'on copie de nouveau au mois de mai, leur véritable échéance :
àPPElCDIGfi. 625
NoBéns tMiant. Niméros noaTMnz.
66 500 et 1 364 3 704 et 506 Pr. 5 000 » 37 457 et 635 14 211 et 309 ^ 2 500 »
Fr. 7 500 »
» Parailèle de chaque jimr des Comptes 'Courants aoec le Journal Grandrlivre. — Il existe, ainsi qu'il a déjà été dit, cinq livres de Gomptes-Coarants tenus par cioq commis distincts ; diacun de ces commis remet le matin à l'emi^oyé n* 5 les totaux, en débit et en crédit, des sommes qu'il a passées la veille à son livre particulier.
» Cea chiffres, qui sont comparés aux chiffres semblables du Journal Grand Livre, décèlent les erreurs, lesquelles erreurs sont immédiatement corrigées.
» U arrive fréquemment que les sommes du débit et du crédit des Comptes- Courants ne cadrent pas avec les sommes figurant au Journal Grand-Livre, parce que des remises, faites ou reçues par des bordereaux spéciaux, n'ont été portées aux comptes que pour leur net, et que ces mêmes remises figurent, pour leur valeur nominale tout entière, au Journal Grand- Livre. — Dans ce cas, le contrôle ne porte plus sur le montant des débits et des crédits, mais bien sur leur différence.
» U existe un livre dit : Semainier des Comptes -Courants, où sont transcris les chiffres relevés de chaque jour au Journal Grand- Livre; ces chiffres étant additionnés tous les samedis, servent à contrôler les situations hebdomadaires ; ils servent de plus i transporter sonmiairement au petit Grand-Livre tous les mouvements de la semaine.
» Dénombrement du portefeuille. —Tous les samedis, on compte le Portefeuille. Le chiffre représentant le nombre des effets inventoriés doit se rencontrer d'abord avec la balance du livre Portefeuille, il doit aussi se rencontrer avec celui qui ressort de la différence entre tous les effets entrés depuis le premier jour de l'exercice et qui ont été relevés par les numéros d'ordre apposés aux quatre livres mati icules, et tous les effets sortis qui ont été égaleaient relevés, par numéros d'ordre, aux quatorze agendas; ces relevés sont tous faits, au moyen du Sommaire des Matricules et Agendas dont il a été parlé plus haut. ■
Appendice.
» Il existe une foule d'errements particuliers dans les errements généraux du Comptoir, et qui n'ont d'autres méthodes que celles que se sont faites les employés qui les pratiquent ; la plupart de ces errements étant, du reste, consacrés par un usage de quatre mille jou» consécutifs, sont en quelque sorte traditionnels et s'exécutent mécaniquement dans nos bureaux.
» Voici une nomenclature de ces ressorts auxiliaires, dans leurs causes et leurs effets.
» Le dernier vu des lettres reçues et répondues avant leur internement dans les chemises.
» Le classement des effets dans les huit portefeuilles, lorsque ces effets rentrent, par fournées, de leur première régularisation.
» Le contrôle que le commis au ployage des lettres exerce sur la teneur de ces lettres avant leur expédition.
6M APPIMDICI.
» Le mode usité poar dreeeer mmu une deuxième fariaDte It feuUe de journée.
» Les écritures, povr mémoire, à l*échétncier des elients et à notre propre échéancier : celles aux livres de^Renseignements et à celui des Risques.
» La tenue à jour du répertoire des Brouillards et de la préparation des courriers.
» La récapitulation do Journal Grand -Livre qui, au delà de la balance de chaque journée, fournit encore la situation de chaque quinzaine et de chaque mois : ce livre de récapitulation est un annexe et presque un répertoire du Journal Grand - Livre.
s Le transport au petit Grand-Livre, par la Caisse et le Brouillard, pour les comptes de Frais généraux et de Fonds, et par le Sommaire des Comptes-Courants, pour les Comptes-Courants.
» Le transport, quatre fois Tan, des livres épuisés sur de nouveaux livres, de tous les Comptes-Courants; ces livres ne durant qu'un trimestre.
» Le moyen de relever, sans encombre, pendant les trois ou quatre jours que dure Texpéditioo des extraits, les balances des intérêts, commissions et changes sur les Comptes-Courants, à Pépoque de leur arrêté trimestriel.
» L'attention de n'user que des livres propres à la journée, et de léger, en place convenable, les écritures du Brouillard ; ce livre se divisant en deux parties, Pune pour les bordereaux de négociations et l'autre pour les postes sommaires.
» Une autre attention de la part des employés qui tiennent les Comptes-Courants, celle de reconnaître sur le vu de la lettre, lorsque cette lettre est en leun manis pour entrar la remise, si le Correspondant qui Ta écrite n'a pas omis d'aeeusa* réception de notra dernière, ou s'il en confirme une science que nous n'ayons pas reçue.
» La mise en ordre, dans un casier spécial, de toutes les pièces de correspondance avec les clients autres que les Comptes-Courants.
n Le rencontre des chiffres, posant aux deux colonnes des Comptes-Courants, avec ceux relevés, en débit et en crMit, sur les matériaux compris dans les chemises : cette opération, dite Contréle hebdomadaira, se fait tons les samedis, après la fermeture de la Caisse.
■ Les régularisations, pour l'entrée et la sortie, des dépôts de titres au porteur ou d'objets précieux, qui sont confiés à notre garde, avec ou sans garantie.
» Les nécessaires très-attentifs à exécuter dans le suivi de nos lettres de crédit circulaires pour tous pays.
» Nous exprimons encore brièvement ici, qu'il existe au Comptoir des livres spéciaux pour chacun des objets qui suivent :
» 1* La statistique des cent principales valeurs de Bourae cotées à Paris, et les conditions extraites de tous les prospectus d'emprunt pour les fonds d'États étrangère.
» 1* Les ordres d'achats et de ventes reçus dans la journée, des clients do dedans et du dehore; ces ordres sont repris lors du courrier du soir, pour être transmis à nos Correspondants de Paris, Francfort et Londres.
» 3* Le relevé de toutes les valeun nominatives ou au Porteur, achetées à la commission, ainsi que la date de la réception des titres.
» 4" Le compte de quantités, par entrée et sortie, de chaque valeur spéciale, pour tous achats et ventes effectués par notra intermédiaire.
» 5* Un autra compte de quantités, pour tous les titres remis par des tierâs aux fins d'exécuter les nécessaires du moment, tels que versemtents, conversion, transfert
de rentes, dÎYÎdendes à encaisser, etc., etc. Les coupures d'intérêt et de dividendes, qui se détachent des titres au porteur, subissent les noémes régularisations que les effets du Portefeuille.
» 6* La note des achats et ventes à terme pour les régularisations à faire lors des liquidations des quinze et fin de mois.
» 7* Les décharges, lors de la sortie de nos mains, de tous les titres, au Porteur; ce9 décharges ayant lieu au moyen d*un registre d'émargement.
» 8* Le relevé des ordres d'achats et de ventes limités ou non limités, qui n'ont pu être exécutés courrier par courrier, et qui doivent être continués jusqu'à révocation. »
« Les rubriques des garçons de Caisse, dans toutes les parties du service, notamment dans leur nunœuvre pour exécuter, entre deux nuits, n'importe la saison, les encaissements des effets sur place, dont le nombre s'élève, aux jours chargés, jusqu'à cinq cents. C'est au moyen des fiches posées sur chaque effet que le caissier exerce sa surveillance et son contrôle sur cette opération ; et c'est par la simple attention de loger, dans un sac distinct, le montant de chaque effet que les garçons de Caisse sauvent leur garantie des pièces fausses. »