‹ Traité théorique et pratique des opérations de banqueChapitre 28 sur 268 · DE LA RÉALISATION · texte numérisé non relu

DE LA RÉALISATION

En ce qui touche à l'exécution du contrat de crédit, les capitaux peuvent être divisés en trois classes :

!• Les capitaux prêtés pour l'usage seulement et destinés à une longue durée, tels que la terre, les maisons, les rentes perpétuelles, les actions industrielles et généralement tous ceux qui, dans les variations de hausse ou de baisse que subit leur cours, laissent les chances de gain ou de perte à la charge exclusive du prêteur.

2*" Les capitaux compris sous le nom de choses fungibles avec aptitude .spéciale, tels que du blé, du vin, que TemprunteuT s'oblige de rendre en quantité déterminée au bout d'un certain temps. Dans cette espèce de prêt, le prêteur et l'emprunteur courent, en sens inverse l'un de l'autre, les chances qui résultent des variations du cours.

3*11 en est de même des capitaux évalués en monnaie dont l'aptitude est générale, et dont le remboursement fait courir aussi en sens inverse des chances de gain ou de perte au prêteur et à l'emprunteur.

Ainsi, lorsqu'il s'agit des capitaux de la première classe, l'exécution finale du contrat de crédit remet, sans échange préalable, le capital aux mains de son propriétaire; lorsqu'il s'agit, au contraire, des capitaux de la seconde et de la troisième classe, la résolution finale du contrat de crédit s'opère par l'exécution d'un véritable marché à livrer.

J'insiste sur ce caractère aléatoire des crédits qui ont pour objet des capitaux évalués en espèces, les seuls à peu près dont nous ayons à nous occuper, parce qu'on attribue vul-

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