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Az 63,65 I 64,20 j
Le pouvoir calorimétrique de ces deux gaz, mesuré par notre }>rocédé de la bombe endiométrique, a été trouvé égal à 1165 et 4148 calories.
Ces gaz sont trop pauvres pour pouvoir être employés avec succès à Talimentation des moteurs ; ils devraient donner pour le moins 1250 calories et mieux encore 1400 ou 1500. Or, ce résultat est facile à obtenir par une légère modification des gazogènes Siemens. Un grand nombre d'ingénieurs et de chimistes ont appliqué leur génie inventif à ce résultat.
M. Ermeson Dowson est arrivé bon premier et voila bientôt 15 ans que son gazogène est avantageusement connu pour l'alimentation des moteurs à gaz : il existe à ce jour en Angleterre et en Allemagne
plus de 4000 moteurs desservis par l'appareil Dowson, et ce gazogène constitue pour l'industrie gazière un très sérieux concurrent.
La figure 13 le représente en élévation et vu de face ; la figure 14 en donne une coupe. Un gazogène Dowson se compose d*un
Fig. 13
générateur, d'un surchauiïeur de vapeur^ d'un barillet y d'un laveur (Scrubber) et d'un gazomètre.
Le générateur est une cornue à gaz d'un genre particulier : il se compose d'un cylindre A en terre réfractaire, entouré d'une enveloppe de tôle.
Le combustible est porté par la grille a ; la chambre B est close ;
Fig. U
c'est là qu'est lancé sans interruption le courant d'air et de vapeur mêlés ensemble qui donneront lieu simultanément aux phénomènes de dissociation et de combustion par lesquels le gaz est produit. On charge le combustible par l'ouverture A', fermée par une trémie ou un clapet qui est appuyé sur son siège par un contrepoids. La vapeur est empruntée au surchauffeur qu'on voit sur la droite de
la figure 13 : il se compose d'une petite chaudière à serpentin, qui peut fournir et surchauffer la quantité de vapeur nécessaire à la gazéification; il faut calculer un volume de 145 centimètres cubes d'eau par mètre cube de gaz produit, soit au plus 600 centimètres cubes par cheval-heure effectif développé par un bon moteur. On chauffe généralement le surchauffeur au coke.
La vapeur d'eau qui s'échappe du surchauffeur traverse un injecteur du genre Kœrting ; le jet de vapeur, pénétrant dans un tuyau conique ouvert, entraîne l'air par inertie, de telle sorte que le gazogène est alimenté d'air en même temps que de vapeur. L'air entretient la combustion du charbon et l'eau se décompose en ses éléments; on obtient donc un mélange de gaz Siemens et de gaz pauvre. Le j^glage de ce souffleur a une grande importance pour la qualité du gaz.
Les produits gazeux traversent d'abord un barillet, divisé en deux par une cloison verticale ; le niveau de l'eau détermine la pression sous laquelle fonctionne le gazogène.
Puis ils entrent dans le scrubber : le gaz est refroidi et lavé en traverversant une colonne verticale, dans laquelle Teau se déverse en fines gouttelettes par dessus des fragments de coke, et il est épuré au passage d'une caisse à sciure de bois : cette sciure ne doit pas être trop tassée, sinon elle opposerait un obstacle au mouvement des gaz. Ceux-ci arrivent enfin au gazomètre K, qui ne présente rien de particulier.
Le dispositif des grands appareils est analogue à celui que nous venons de décrire : nous donnons sur la figure 15 le plan d'une belle installation faite à Newtown (Montgommeryshire) pour la Severn Tweed C limited, par M. Dowson, qui a bien voulu nous communiquer ces dessins. La figure 16 montre l'appareil en élévation et permet de juger de la manière dont il convient de grouper les gazogènes : deux gazogènes sont accouplés sur un même gazomètre. A l'usine Van Houten et fils d'Amsterdam, les gazogènes sont au nombre de sept.
Les seuls combustibles qu'on doive employer pour l'alimentation des moteurs à gaz sont l'anthracite pu le coke de fonderie : dans ce cas, il se produit fort peu de goudroïî'^t d'ammoniaque. La composition du gaz est alors la suivante, d'après une analyse faite par M. Poster, l'anthracite provenant des mines de Garnant, dans le Sud du pays de Galles.
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Az 48,98 )