‹ Traité théorique & pratique des moteurs à gazChapitre 42 sur 68 · SOMBRE · texte numérisé non relu

SOMBRE

de tours

VITESSE

moyenne

VITESSE

maximum

VITESSE

au 1^ de course

Moteur Lenoir . .

Moteur Otto. . .

Motenr Clerk . .

Motear Eœrtîng •

Dans le moteur Lenoir primitif, Tallumage avait lieu vers les t-q de la

course : la vitesse du piston était alors voisine de son maximum et il eût fallu une explosion instantanée pour qu'elle se fit à volume constant; aussi la pression s'établissait-elle par une ligne inclinée, présentant un grand arrondi, ainsi que nous le verrons plus loin, et la pression maximum du diagramme restait très inférieure à la valeur théorique qu'elle aurait dû atteindre. Dans les essais de M. Tresca, la pression maximum développée dans un cylindre Hugon, par l'explosion d'un mélange de 10 volumes d'air avec 1 volume de gaz, a été de 4alm,87; théoriquement elle aurait dû dépasser 6atm,5: il en était de même dans tous les moteurs de la période d'invention. Otto, Clerk, Kœrting, Wittig et Hees ont mieux choisi le moment convenable pour l'allumage : ils l'efifectuent au voisinage du point mort, au moment où le piston est animé d'une vitesse presque nulle, de telle sorte que l'explosion a généralement lieu à volume constant; la rapidité de l'inflammation et de la combustion est d'ailleurs grandement augmentée par la compression. C'est ainsi qu'ont été rendues possibles les grandes vitesses du piston, si avantageuses pour l'utilisation :

ce .'perfectionnement a contribué pour une large part au développement du moteur à gaz.

Les diagrammes relevés sur les mo- Fig. m

teurs montrent à l'évidence que, lorsque la paroi du cylindre se

refroidît à la suite de plusieurs ratés consécutifs ou d'une marche à vide, la vitesse de combustion se ralentit aussitôt: c'est ce qui se voit sur la figure 24. Après avoir présenté un sommet aigu, la courbe de détente devient presque parallèle à Taxe des volumes, ce qui prouve que dans ces conditions la vitesse d'inflammation est tout au plus égale à la vitesse de propagation du piston. La pression explosive baisse en même temps (*).

Dans les moteurs Otto, Clerk, Kœrting et les similaires, la courbe de détente répond généralement à la formule pv *»*^; c'est la valeur observée par MM. Ayrton et Perry. J'ai relevé maints diagrammes, qui répondaient kpv *»'® et même pv *•": par contre, MM. Brooks et Steward ont trouvé une valeur d'exposant égale à 1,33.

MM. Edgar Kidwell et Edwin Keller ont présenté au Mechanical Engineering département de l'Université de Pensylvanie un travail fort complet sur un moteur Otto, dans lequel ils ont relevé les pressions successives développées dans le cylindre dont la phase de détente et dans celle de compression: l'équation de la courbe de détente a paru être

pt?**»»= 15.901

et celle de la courbe de compression,

L'erreur du calcul fait sur ces bases est faible, ainsi qu'on peut en juger par l'extrait suivant du tableau publié par ces expérimentateurs.

VALEURS DE p El

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