‹ Traité théorique & pratique des moteurs à gazChapitre 6 sur 68 · Schœttler, Die Gasmachine, page · texte numérisé non relu

Schœttler, Die Gasmachine, page

2. Proceedings of the Institution of Civil Engineers, toI. LXIX. Voici en quels termes s'est exprimé sir W. Siemens au sujet de son moteur: The engine promised to give Ter; good results, but about the same time he began to give his attention to the production of intense heat furnaces, and having to make his choice between the two subjets, he selected the furnace and the métallurgie process leading out of it; and that vas why the engine had remained

En somme, on peut affirmer en toute vérité qu'avant 1860 aucune machine à gaz n'a pu être utilisée industriellement. Le moteur était inventé; mais il s'agissait de le faire marcher. Ce fut le mérite de M. Lenoir.

where it was for so long a time. — Nous renonçons à donner la description de ce moteur ; il n'est pas indigne du savant qui en a conçu l'idée et dessiné les plans. Nous retrouverons, du reste, dans la suite une nouvelle expression du projet de sir William Siemens et nous nous y arrêterons plus longuement.

Période d'application

Le brevet de M. Lenoir porte la date du 24 janvier 1860; il était spécifié Moteur à air dilaté par la combustion du gaz.

Le mélange explosible d'air et de gaz, formé dans le tiroir de distribution, était enflammé dans le cylindre, à Taide d'une étincelle produite par une bobine d'induction volta-faradique. La machine était horizontale à double effet. Un courant d'eau circulait autour des orifices de distribution et dans une enveloppe concentrique au cylindre, pour empêcher une élévation de température trop considérable. L'eau chaude s'écoulait par un tube et retournait, en vertu de sa moindre densité, dans un réservoir alimentaire, où elle se refroidissait pour revenir au cylindre d'une mamère continue. Rien de particulier, en somme, ni de bien original dans cette disposition; cependant ce moteur différait absolument de tous ceux que nous avons signalés dans la période d'invention, en ce qu'il marcliait et fournissait un travail régulier et continu.

A quoi fallait-il attribuer ce résultat si nouveau?

A un ensemble de perfectionnements sérieux dans les détails et surtout à une construction parfaite. Lenoir eût en effet la bonne fortune d'avoir pour constructeur Marinoni, auquel revient assurément une part du succès (*).

L'émotion fut grande dans le monde industriel: on possédait enfin un moteur n'exigeant ni foyer, ni chaudière, ni chauffeur, ni approvisionnement de combustible, ne donnant point de fumée, pouvant être mis en train instantanément par la manœuvre d'un robinet et ne consommant rien pendant ses périodes d'inaction. La distribution de la force était donc résolue ! Le moteur à gaz pouvait être installé dans les plus petits ateliers, à cause de son faible poids et de ses petites dimensions. Toutes les revues techniques exaltèrent à l'envi ces précieuses qualités et, la réclame aidant, la nouvelle machine conquit la vogue et se répandit très rapidement partout.

Quelques-uns crurent que les dernières heures de la machine à vapeur avaient sonné, et l'étoile de Watt pâlit devant celle de Lenoir.

1. Â partir ds 1865, ce fut la Compagnie parisienne qui se chargea de la constraction et de la vente du moteur Lenoir.

La Publication Industrielle d'Armengaud établissait (*) de la manière suivante le bilan comparatif d'une machine à vapeur et d'un moteur à gaz : au prix de Ofr. 30 le mètre cube de gaz, le cheval annuel coûtait, amortissement et frais compris, 1450 francs, tandis qu'il revenait à 1900 francs par une machine à vapeur de la force d'un cheval. Pour des forces plus considérables le gaz perdait ses avantages, il est vrai ; ainsi la dépense annuelle de deux machines de 10 chevaux était évaluée à 10700 francs pour le gaz et à 8200 francs pour la vapeur: mais les frais de premier établissement étaient bien moins considérables pour un moteur Lenoir que pour une machine à vapeur. Le tableau ci-dessous en faisait foi.

FORCB EH GHBVAUX

Page 1