‹ Traité de pédagogieChapitre 58 sur 60 · IU MINISTÈRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

IU MINISTÈRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE

Ce livre contient, sous une forme vive et originale, l’esquisse d’une philosophie de l’éducation.

L’auteur n’épuise pas le sujet mais, aux traces qu’il laisse dans l’esprit, on s’aperçoit vite qu’il est entré fort avant dans l’étude des problèmes.

C’est une de ces études excitatrices de l’intelligence qui, loin d’accabler l’esprit ou de l’endormir dans le calme de la vérité connue, le stimulent, l’avivent, l’obligent à chercher.

Plus d’un reconnaîtra dans telle page de Herbert Spencer une expérience qu’il avait faite et qu’un mot de l’auteur vient, pour ainsi dire, lui expliquer à lui-même. La nouveauté, l’imprévu, la forme piquante et paradoxale des affirmations et des critiques, font trouver beaucoup d’affinité entre le bon sens assaissonné d’humour de l’auteur et notre vieil esprit gaulois.

Aussi cet ouvrage a-t-il été l’objet de bien des discussions, et le sujet de nombreuses conférences pédagogiques organisées par les chefs de l’enseignement pour exercer l’esprit critique des instituteurs ou des élèves des écoles normales.

L’édition abrégée a été faite à la demande du ministère de l’instruction publique, en allégeant le volume de quelques parties étrangères â l’éducation populaire, notamment sur les langues anciennes, les beaux-arts, etc. Des sommaires et des notes y ont été ajoutés, les sommaires pour faciliter aux instituteurs une analyse méthodique et la recherche de l’enchaînement des idées; les notes pour les éclairer sur certaines allusions, certains noms propres, certains faits relatifs à la société anglaise.

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