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dans l’œil de nombreuses bactéries, dont beaucoup de saprophytes.
Quelque temps après, Bauer fait, à la clinique de Zurich, une statistique des panophtalmies opérées par énucléation par le professeur .Haab, de 1886 à 1890. 53 énucléations furent suivies de lavages au sublimé à 1 0/00, et se terminèrent toutes par d’heureux résultats.
En 1902, nous revenons à une thérapeutique préventive avec Vajna, qui rapporte un cas de panophtalmie d'origine exogène, guérie par des injections sous-conjonctivales de bicyanate de mercure. Mais le résultat n'aurait pas été probant, «l’expectative ayant probablement conduit aux mêmes fins.» Schmidt (Zeitschrif für Augenheilkunde) mentionne, en 1903, un cas de guérison de suppuration du globe après l’extraction de la cataracte, par l'introduction de iodoforme dans le corps vitré (Tablette de Wüstefeld).
A la séance du 5 février 1903, à la Société anatomo-clinique de Toulouse, Frenkel présente deux observations intéressantes. La première a trait à un malade qui, à la suite d’un éclat de mine ayant intéressé les yeux et déterminé surle-champ une perte passagère de la vue, présenta des symptômes de panophtalmie à l’œil gauche. Il fut guéri presque complètement par un traitement conservateur qui consista en la paracentèse de la chambre antérieure avec évacuation du pus, et en une injection sous-conjonctivale d’un demi-centimètre cube de sublimé à 1 0/00. La seconde observalion se rapporte à un homme qui, après un*coup de couteau à l'œil gauche, vit apparaître des phénomènes infectieux très graves. Le même traitement fut institué, mais ne put donner qu'une cessation du chémosis et des douleurs. La maladie traîna en longueur et l’exentération devint nécessaire. Comme conclusion, Frenkel croit qu’«à côté de la panophtalmie classique à pronostic fatal, il existe une panophtalmie atténuée, qu’on peut soupconner par l'existence d’un reste de sensibilité lumineuse, et qui, chose paradoxale, en apparence, a plus de chance de s’observer dans les cas d’explosion; les corps étrangers très petits ne pénètrent pas tou-
jours aussi profondément que dans les traumatismes par corps lumineux, ou lorsque la force vive est très considérable. Aussi, tant qu'il persiste la moindre trace de vision, toute intervention radicale, telle que lexentéralion de l’œil, par exemple, doit-elle être formellement contre-indiquée. ».
Schiele, en 1904, recommande un pansement alcoolique, pour accélérer la suppuration dans les cas de panophtalmie. D’après la conduite de Salzwedel pour les panaris, Schiele ne recouvre pas seulement le lieu de l’inflammation, les paupières; mais aussi le front, la tempe et la joue avec un pansement de coton imbibé d'alcool à 90c. Il change ce pansement deux fois par jour. Les malades se plaindraient d'un peu de brûlure, mais il n’y aurait pas de-lésion de l’épithélium cornéen, ‘et bientôt se présenterait une véritable anesthésie au lieu des douleurs insupportables habituelles.
La même année paraît un très intéressant mémoire d’Oeller, au cours duquel il cite des observations relatives à l'œil traumatisé, comme porte d'entrée du bacille de Nicolaïier. Dans l’une d’elles, qui lui est personnelle, il s'agissait d’une plaie perforante de l’œil droit produite par la dent d'une fourche à foin, et suivie d’une inflammation intense avec vomissement. L’œil était en pleine panophtalmie quand Oeller vit le malade et comme la cornée était fendue de haut en bas, l’auteur jugea l’énucléation inutile, sinon dangereuse, L'inflammation et le gonflement de tout le côté droit de la face augmentèrent de jour en jour, mais le diagnostic de irismus et de fétanos de la tête ne put être posé que le septième jour. On pratiqua l’énucléation; malgré cette opération, le malade mourut 38 heures après. Etant donné la possibilité de l'infection tétanique. Oeller déconseille l’énucléation pré- ventive, les suites en étant en générat plus fâcheuses dans ces circonstances. Lépine raconte quelque temps après une histoire analogue, ayant trait à un coup de fouet dans l'œil; panophtalmie, énucléation par le professeur Rollet et mort 14 jours après, dans des accès tétaniques.
Polaili, à la suite d'expériences, faites dans le laboratoire