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du professeur Galli Valerio, à Lausanne, reste partisan de lexentération. Souvent, en effet, d’après ses conclusions, il y aurail présence du bacillus subtilis, lorsque la plaie a été au contact de la terre. Or, ce bacille est très difficilement décelable dans le sang. Pour éviter ses fâcheux effets, Polatti est d'avis qu'il faut toujours avoir recours à l’éviscéralion de l'organe.
Baudoïin (1905) vante les effets bienfaisants du collargok à 20 % en frictions, dans tous les cas de panophtalmie. Ces frictions se feraient comme les frictions mercurielles, suivant la méthode de Trousseau, et devraient être répétées tous les jours. Le résultat, dans un cas, fut la guérison en huit jours. Darier est du même avis: le collargol rend des services incontestables mais irréguliers. Il faut avoir recours aux frictions plus fréquentes, trois à quatre fois par jour, pour agir avec efficacité contre l’extension de la suppuration.
En 1908, à la Société française d’ophtalmologie (séance du 4 mai 1908), Terson se déclare hostile à toute tentative conservatrice. Il rappelle les fâcheux résultats qui se sont souvent produits par une expectation trop systématique ou p:r manque de soins, et s'élève aussi contre la méthode de Bier, (utilisée par Argstein (compression cervicale). Cette méthode serail dangereuse et ne servirait qu'à l’atténuation des douleurs. D’autre part, «la nécrologie grandissante des Sujets, tués par l’énucléation, a obligé ceux qui ont essayé à ne pas tenir compte de l’anathème justement lancé par de Grœfe contre cette thérapeutique dans la-panophtalmie, à abandonner cette méthode.» Le curage partiel et l’énervalion seraient insuffisants. L’auteur conseille l’exentération:; mais l’exentération ignée suivant les conseils donnés par de Lapersonne, Guaita et Katzaouroff. Quant au procédé indiqué par Cairoli et Larghi, il n’a aucune valeur. Ces derniers introduisaient des crayons de nitrate d'argent en plein corps vitré.
Dans ce court exposé des méthodes tour à tour préconi-
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sées suivant les conceptions de chacun et suivant les époques, nous pourrons remarquer que Si quelquefois on fait de l’expectative au début de la panophtalmie, on s’est aussi bien souvent élevé contre cette manière de faire et l’on a vanté outre mesure les interventions chirurgicales radicales comme devant servir de thérapeutique de début. C’est la conclusion à laquelle s'arrêtent Morax, May et Bouin, dans leurs traités, car ils ne peuvent admettre que l’on puisse avoir l'espoir d’enrayer la marche de cette affection au début. Quoi de plus explicite que ceite phrase de Fuchs: « Le traitement est impuissant à sauver la vue et souvent même l’organe. »
Cependant, quelques-uns se sont efforcés de réagir contre cette manière de faire et ont tenté d’enrayer la panophtalmie au début et même de prévenir son apparilion. Nimier et Despagnet, par exemple, sont d'avis qu’on doit s’efforcer de combattre les accidents locaux par les émissions sanguines, les applications glacées, la désinfection de la porte d'entrée, fut-ce avec la lame rouge du galvanocautère: «on pourrait également rechercher au moyen d’une injection antiseptique intraoculaire, soit la destruction dans la plaie de l’agent infectieux, soit une modification du terrain suffisante pour entraver son évolution. » (Abadie). Duval veut qu'aux premiers symptômes inflammaloires, on se borne aux cataplasmes légers et chauds, appliqués sur les paupières et dans lesquels on peut faire entrer «des substances émollientes et narcotiques. »
Meyer ne préconise l’énucléation dans la panophtalmie que s'il y à inclusion de corps étrangers. Sinon « on peut essayer une antisepsie locale rigoureuse (galvanocautère, injection de sublimé, poudre à iodoforme). Il faut aussi combattre les symptômes inflaminatoires par les émissions sanguines, l'application de compresses de sublimé glacé et faire des paracentèses répétées si la tension oculaire augmente. » Galezowski ordonne au début: des sangsues à la tempe, du calomel en ingestion, des compresses chaudes, l'usage des narcotiques, des injections de morphine en particulier.