D) FRICTIONS MERCURIELLES
Les mercuriaux comme révulsifs et le calomel comme purgatif, gardent encore leur vieille réputation dans les diverses infections oculaires.
Nous avons vu Dor faire des études intéressantes sur l'iodure; nous ne les croyons pas assez probantes pour généraliser son application.
L’évacuation du tube digestif, en même temps qu’une certaine altération, grâce aux composés mercuriels permettent souvent d'arriver à un résultat des plus désirables.
Les frictions médicamenteuses ont aussi été préconisées. Les effets que l’on obtient avec le mercure, peuvent être obtenus avec efficacité par les frictions; et le collargol qu'avait étudié, dès 1905, Baudoin de Clermont-Ferrand, au point de vue ophtalmologique, que Darier trouvait irrégulier dans son action, divers oculistes l’ont utilisé et en ont retiré les meilleurs avantages par l’augmentation de la phagocytose qu'il produit. A la clinique de Bordeaux, ces frictions sont pratiquées à l’aide de l’onguent mercuriel, et faites à la tempe à raison de 2 par jour, s’il n’y a aucune contre: indication dans l’état des reins du malade. Les sujets se trouvent fort bien de l’action antiphlogistique du mercure et associé aux autres médications que nous venons de passer en revue, il a certainement et heureusement contribué à enrayer les suppurations menaçantes dans les observations que nous rapportons plus loin.