‹ Traitement Abortif de la Panophthalmie TraumatiqueChapitre 21 sur 27 · SABLES · texte numérisé non relu

SABLES

5 juillet. — Vient à lhôpital à 5 heures du soir, On constate l'état suivant: Douleurs vives; photophobie; larmoiement; paupières œdémateuses, chémosis conjonctival intense. La cornée transparente présente à son centre une plaie verticale de 8 mm. environ de long, dont les lèvres sont Île siège d’une infiltration purulente, — Chambre antérieure effacée, Pas d’hypopion. — La pupille, très irrégulière, présente des exsudats également purulents qui rendent impossible l'éclairage des parties pro‘ondes. — Il existe un léger pincement irien dans la partie supérieure de la plaie. — Iritis très évidente. — Douleur à la pression au niveau des procès ciliaires.

Diagnostic: Plaie infectée de la cornée. Panophtalmie OG.

Le 6 juillet, — ‘Atropine, compresses chaudes, injection sousconjonctivale de cyanure de mercure, frictions mercurielles (une le matin et une le soir); injection de sérum antidiphtérique, poudrage au vioforme,

Le 8 juillet. — Nouvelle injection de sérum (10 cc); même traitement: état stationnaire.

Le 11 juillet. — Injection sous-conjonctivale de cyanure de mercure; même fraitement local.

Le 13 juillet. — La cornée est transparente, sauf au niveau de la plaie Léger hypopyon. Iris très sale, avec abondants exsudats purulents au niveau du champ pupillaire. — L’infection, qui remonte à 9 jours, paraît ne pas se propager aux tissus avoisinants et se cantonne au niveau du segment antérieur de lœil. VæO,

Le 28 juillet. — L'infection s’est localisée au segment antérieur. Présence encore d'un léger hypopyon. Nombreux exsudats purulents au niveau de la pupille. Cataracte traumatique. Mise 0°

Le 16 août. — Cornée parfaitement transparente sauf au ni-

veau de la plaie Leucome adhérent dans la lèvre supérieure de cette plaie. Corectopie acquise. Iris décoloré, avec synéchies. Chambre ‘antérieure de profondeur à peu près normale. Cristallin opaque. Tension légèrement. diminuée, V.—0O. L’infection

est complètement jugulée, depuis longtemps. Le malade ne souffre

plus el continue les compresses chaudes et les pansements biquotidiens à l’atropine.

Le 15 octobre. — Le malade a été revu, depuis, à plusieurs reprises, Le 15 octobre, son œil était dans l’état suivant: Cornée transparente sauf une cicatrice blanchâtre indiquant la région où le traumatisme avait eu lieu. Chambre antérieure normale. Séclusion et occlusion de la pupille. Tension normale.

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