‹ Traitement Abortif de la Panophthalmie TraumatiqueChapitre 23 sur 27 · AS UE · texte numérisé non relu

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OBSERVATION VIIL (Lagrange).

Panophtalmie jugulée par une injection sous-conjonctivale de cyanure de mercure (Soc. d'Anat. et de Physiol. de Bordeaux 14 juin 1897).

Le 27 mai 1897, €. ouvrier aux ateliers de la compagnie du Midi, reçoit dans l’œil gauche une paillette de fer qui. s'implante profondément à la partie inférieure et interne de la cornée. Immédiatement douleur très vive qui disparut avec l’extirpation de la paillette, faite par un autre ouvrier. — Le lendemain, dans la soirée, un léger brouillard apparut, qui empêchait le malade de travailler.

La nuit du 30 au 31 mai est très mauvaise; douleurs oculaires et préoculaires très vives; le 1er juin, la vision a complètement disparu de l’œil malade, qui est gonflé et très douloureux.

2? juin. — La chambre antérieure est pleine de pus. Chémosis très saillant. Douleurs oculaires et orbitaires (rès marquées. Tension normale, Œïl absolument inéclairable, — On conseille des frictions d’onguent napolitain, de la glace sur l'œil et des instillations d’atropine.

Le lendemain, 3 juin, l'œil est un peu hypotone. T.—1, vision complètement abolie. Douleurs excessives.

Le #4 juin. — On pratique 4 injections sous-conjonctivales pour lesquelles 12 gouttes de solution de cyanure de mercure à 1 0/00 sont utilisées.

Le 5 juin. — Amélioration notable. La nuit a été excellente. Il y a encore du pus dans la chambre antérieure ; œil toujours inéclairable. Chémosis très marqué. Les douleurs ont diminué considérablement.

Le 8 juin. — Il est possible d'éclairer le fond de l’œil et de constater que le cristallin n’a pas été touché.

Le 12 juin. — V.—72/10. Plus de pus dans la chambre antérieure. Pupille irrégulièrement dilatée. Exsudats assez abondants sur la cristalloide. Corps flottants dans le vitré.

Le 19 juin. — V.—1/2, et il est certain que la guérison séra

aussi complète que le permeltra l'iritis dont le patent est

encore alleint, Il est permis d'affirmer, en présence d’un pareil

fail, que les injections de cyanure de mercure ont jugulé ia

panophtalmie. ë Un mois après, l'acuité élait normale.

OBSERVATION IX (Inédite).

Plaie perforante de la cornée. — Panophtalmie au début. Guérison

Adeline R.. 5 ans, vient à là clinique de hôpital Saint-André le 18 août 1911 pour une plaie perforante de la cornée, produite par la pointe d’une paire de ciseaux. L'accident remonte à 4 jours, lorsque nous voyons la malade. Voici l’état dans lequel se trouvait l’organe blessé: chémosis conjonctival très accusé; sécrétions de la muqueuse assez abondantes. Au centre de la cornée, se voit une brèche de 4 à 5 mm. de long, au trave:; de laquelle l'iris fait hernie. Dans les lèvres de l’incision existe un magma purulent, Le parenchyme cornéen présente une infiltration diffuse. Dans la chambre antérieure, qui est effacée, un hypopyon, de 1 à 2 mm. de hauteur s’est déjà formé. L’œil est complètement inéclairable, fait explicable en partie par la présence de cataracte traumatique, en partie aussi par une infection des membranes profondes. La tension est très diminuée, Les parents de l'enfant nous disent que l'organe est le siège de douleurs intolérables, arrachant des cris à la fillette et rendant tout sommeil impossible,

En somme panophtalmie en voie d'évolution.

Le jour même, on excise la partie de l'iris herniée, puis on pratique, la cautérisation des lèvres de la plaie au galvanocautère. Injection sous-conjonctivale’ de cyanure de mercure. Atropine. Saupoudrage à l’iodoforme. Injection sous-cutanée de 10 cc. de sérum antidiphtérique.

Les jours qui suivirent, il fut impossible d'examiner l’orga-

sf, = ne à cause du volumineux chémosis résultant de l'injection.

Le 27. — La panophtalmie, qui était à redouter,. a rétrocédé manifestement. Il est permis d'examiner l'organe et Von voit que la cornée est complètement cicatrisée. Pas d'hypopyon. L'iris, en partie dyalisé, est adhérent au cristallin opacifié. Le tonus de Pœil est normal. Les symptômes inflammatoires sont encore cependant très accusés et la palpation de l'organe un peu douloureuse. A noter que pendant ces quelques jours on a pratiqué à nouveau 2 injections de sérum antlidiphtérique de 10 cc, et que le traitement local a consisté en instillations d’atropine, saupoudrage à l’iodoforme 3 fois par jour, et compresses chaudes fréquemment répétées.

Le 2? septembre. — Les symptômes d’inflammation ont disparu. L’enfant conserve un globe à tension normale. Pas de phénomènes d’irido-cyclite. Cataracte traumatique. V.—0. Revue un mois après environ; le globe avait toujours très bon aspect. La tension ne diminuait pas et dans la chambre noire, la petite malade accusait la perception lumineuse d’une bougie à un mètre.

2° Panophtalmies dues à un traumatisme opératoire.

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