LES RÉSULTATS ELOIGNES DE L'EXÉRÈSE CHIRURGICALE SEULE
Ils peuvent se grouper ainsi :
Curage Curage
unilatéral bilatéral Nombre de malades 559) 20 Inclassables sans ren- 24 7
seignements ou dé- (dont 16 sont morts
(dont 3 sont morts des suites de
cédés peu de temps des suites de
après l'intervention l'intervention) l'intervention) Récidives 9 6 soit 18 % soit 30 % Guéris mais décédés dd 4 de l’extension de la soit 34 % soit 35 % lésion primaire Guéris définitivement 6 é 3 soit 12 % soit 15 %
Un premier fait résulte de la lecture de ce tableau, c'est que la proportion des guérisons et des récidives après le curage uni ou bilatéral est sensiblement la méme. Les statistiques du service de Prousr publiées par MÉNEGAUX, accordent au contraire une très grosse supériorité au curage bilatéral, celui-ci donnait 30 % de guérisons contre 7,6 % au curage unilatéral.
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Tout dépend évidemment du degré de l'envahissement, ganglionnaire. Mais l'étude de notre statistique nous permet d'affirmer que dans les circonstances ordinaires c'est-à-dire ganglions négatifs cliniquement, ou envahis d'un seul côté, le curage bilatéral systématique est inulle, d'autant que la récidive lorsqu'elle se produit, el nous le verrons ultérieurement, envahit presque toujours le territoire opéré.
Il était intéressant d'étudier les résultats éloignés du curage, suivant le type de la localisation primaire. Nous obtenons les résultats suivants :
Curage unilatéral Nombre Guérisons Pourcentage Formes pelvi-linguales 9 1 AN CZ Formes marginales
antérieures 19 8 42 108% Formes méso-margimales et de la base 2e 8 . 36.36 %
Curage bilatéral Formes pelvi-linguales T 4 SAR Formes marginales
antérieures 8 0 0 Formes méso-marginales et de la base 5 o 60 7e
Ce sont donc les formes du plancher et de la base qui donnent le meilleur pourcentage de guérisons après curage bilatéral. De tous les cancers de la langue, ce sont ceux en effet qui fournissent le plus précocement, et le plus ordinairement des métastases ganglionnaires bilatérales.. Il est donc logique de pratiquer ici plus qu'ailleurs le curage bilatéral qui donnera de meilleurs résultats qu'une exérèse unilatérale des ganglions.
II. — LES RÉSULTATS DE LA CURIETHÈRAPIE EXTÉRIEURE ASSOCIÉE A LA CHIRURGIE
Dans un certain nombre de cas, l’exérèse chirurgicale des ganglions a été suivie de l'application d’un appareil moulé externe destiné à stériliser les cellules néoplasi-ques restantes.
Nos malades se répartissent de la façon suivante :
Nombre 34 Inclassables sans renseignements ou décédés peu de temps après
l'intervention 14 41,17 % Récidives 4 HISTONSE Guéris mais décédés de l'extension
de la lésion primaire 11 32,39 % Guéris définitivement D ATP NSA
En classant ainsi les résultats obtenus sur les ganglions, nous pouvons en déduire qu'il y a une prédominance certaine du nombre des guérisons si l'on fait, après l’exérèse, un traitement complémentaire par le radium.
M. BérarD préconise volontiers cette méthode à laquelle 1l est resté fidèle depuis quelques années.
La plupart des chirurgiens s'v rallient maintenant, ainsi qu'il résulte des publications récentes de JEANNE- NEY, ROUx-BERGER et MoNop.
REGAUD après avoir abandonné pendant une période (1983), l'exérèse chirurgicale des ganglions au profit de la curiethérapie extérieure seule, tend à l'heure actuelle (1927), à suivre une évolution inverse et à opérer les ganglions avant de les traiter par curiethérapie de surface, cela dans un but de sécurité et de clarté.
Nous sommes heureux de noter au passage dans notre Statistique, les bons résultats fournis par cette méthode, qui semblent s’accorder avec les faits énoncés par le plus grand nombre des chirurgiens.
Nous verrons dans le chapitre des indications thérapeutiques, comment on doit concevoir dans ces cas les différents temps opératoires
I — LES RÉSULTATS DE LA RONTGENTHÉRAPIE COMBINÉE AUX MÉTHODES D'EXÉRÈSE
Notre expérience ici est insuffisante. Deux malades ont fait l'objet de cette méthode, l’un a été perdu de vue, sans amélioration ; l’autre (obs. 4) a récidivé.
IV. — RESULTATS DU TRAITEMENT DES ADÉNOPATHIES PAR L'APPAREIL MOULÉ CERVICAL SEUL
Les résultats peuvent être classés de la facon suivante, d’après l’analyse de nos observations,
Nombre L Al Inclassables sans renseignements ou décédés peu de temps après
l'intervention 11 AOSLRT Récidives 12 21702 Guéris mais décédés de l'extension
de la lésion primaire 11 OS 20
Guéris définitivement 6 1463 %
Les résultats sont satisfaisants, malgré le grand nombre des récidives, On sait que REGAUD en avait fait la méthode de choix dans le traitement des adénopathies, au moment de la thèse de son élève DuBors-ROQUEBERT qui, dans ses conclusions s'exprimail dans ces termes
« La curiethérapie par foyers extérieurs paraît être à l'heure actuelle, une des rares méthodes susceptibles de donner des résultats appréciables dans la cure des adénopathies cancéreuses consécutives aux cancers de la langue et des lèvres. Sur 62 malades traités de cette facon à institut du radium on obtint 25 guérisons (40 %). »
Nous allons voir que, bonne dans certains cas, la méthode est plus discutable dans d'autres.
Sinous envisageons nos résultats d'après la forme anatomique des lésions, nous trouvons :
Guéris. mais décès de l’exten- Guérison Localisation Nombre sion de la définitive È lésion primaire
Pelvi-Hingual à) 1 Marginal antérieur 19 5) 1 Méso-marginal et base 14 10 î
La proportion des guérisons obtenues est donc sensiblement supérieure aux autres pour les cancers de la base. Elle est très faible pour les cancers antérieurs marginaux et du plancher.
V. — RÉSULTATS DU TRAITEMENT DES ADÉNOPATHIES PAR LA RONTGENTHÉRAPIE SEULE
Les résultats que nous avons obtenus au centre anticancéreux de Lyon sont extrêmement mauvais. Les voici présentés ci-dessous :
Nombre des malades 15
Inclassables sans renseignements ou décédés peu de temps après
l'application 8 Récidives 2 Guéris mais décédés de l'extension
des lésions primaires 3 Guérison définitive 2
En somme sur 15 malades traités, deux cas de guérison (obs. 148, 208). Cependant dans cinq cas, les rayons X semblent avoir enrayé l’évolution des lésions ganglionnaires.
Ici, comme dans le traitement de la lésion primaire, la rôntgenthérapie est inefficace parce qu'elle n’est pas assez élective. Devant l'insuffisance de la technique, la méthode est à peu près universellement abandonnée.