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IV. Les variétés histologiques du cancer

L'examen histologique de ces tumeurs apparaît aujourd’hui un élément indispensable du diagnostir et cela d'autant plus, qu'il s’agit d’une lésion prise au début.

F1G. 1. — Epithélioma épidermoïide. — Cette coupe passe en pleine tumeur : on retrouve constituant les boyaux cancéreux des cellules à ponts unitifs de RANVIER avec des mitoses ou des noyaux dystrophiques, ainsi que l’ébauche de formations cornées. La réaction est figurée par des lymphocytes et des plasmocytes au milieu d’un stroma très fibreux.

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Au Centre anli-cancéreux de Lyon, cet examen est toujours pratiqué systématiquement avant tout acte opéraloire. Nous avons recherché les réponses dans les dos-

FIG. 2. — Inflammation nodulaire. — Voisinant avec un foyer

caséeux, on voit au centre 3 cellules géantes qu'entou-

rent des cellules épithélioïdes.

Il s’agit d’une évolution nodulaire chronique tuberculeuse, aspect que peuvent revêtir également les lésions syphilitiques.

siers des malades, pour fournir une statistique complète: un certain nombre manque malheureusement. Beaucoup ont été égarées. Nous avons laissé ces observations incomplètes figurer dans notre statistique, malgré qu'elles

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n'eussent pas de valeur au point de vue des résultats lardifs, voulant les utiliser seulement au point de vue

Fic. 3. — Granulome. — Au niveau des papillomes, existe très souvent une réaction inflammatoire d’un type spécial, et constituée, comme on le voit, presque exclusivement par des plasmocytes, éléments conjonctifs à cytoplasme très acidophile, à noyau excentrique dont la chromatine affecte une disposition radiée.

Ces cellules signent les évolutions subaiguës ou chroniques, et se rencontrent fréquemment au niveau des. lésions syphilitiques, ou dues aux infections spirillaires, dont la muqueuse buccale est souvent le siège.

documentaire el dans le calcul des résultats immédiats post-opératoires.

L'étude cytologique des cancers épidermoïdes en gé-

Lrrodtes

néral, du cancer de la langue en particulier, est à l'heure actuelle d'un intérêt capital au point de vue du diagnos-

F1G. 4. — Plaque de leucoplasie. — Le corps muqueux de MAt- PIGHI est hyperplasié, sans cependant que l’on constate de rupture nette dans son architecture cellulaire (les parties détachées correspondent à des coupes plus ou moins obliques). Il n’y a en outre aucune anomalie nucléaire pour signer une dégénérescence épithéliale, et les mitoses ne se rencontrent que dans la couche basale. Sous cet épiderme existe une réaction inflammatoire dans un chorion épaissi.

Souvent, ces proliférations papillomateuses dégénèrent et préparent le lit des épithéliomas malpighiens.

tic. Elle semble appelée à jouer un rôle considérable dans le pronostic et dans les indications du traitement par les agents physiques (fig. 1. 2, 3 et 41.

Il s'agit presque toujours d’un épithélioma, il est rare qu'on ait affaire à un carcinome où à un squirrhe.

Cet épithélioma est soit à type tubulé ou baso-cellulaire soit à type lobulé ou spino-cellulaire. Le type Spinocellulaire est de beaucoup le plus fréquent, c'est aussi le plus grave. Nous n'insisterons pas sur les caractères histologiques différentiels de ces deux variétés. Nous voulons simplement dire qu'un examen anatomio-pathologique complet doit en outre Signaler l’état du stroma et le nombre des cellules en karyokinèse.

L'étude du stroma, suivant les recherches de Roussy, pourrait avoir de l'intérêt au point de vue du traitement par les radiations. Roussy, S. LaBorne et LEROUX établissent deux types extrêmes de stroma. Stroma bon : fibroblastes nombreux el serrés, vaisseaux en bon étal, à parois normales ou épaisses, infiltration interstitielle de cellules Iympho-plasmatiques et de polynucléaires éosinophiles. Stroma mauvais : réticulum lâche, œdémateux, infiltré de polynucléaires neutrophiles, vaisseaux à parois en nécrose (plage nécrotique interstitielle).

Le premier type correspond à une vitalité normale ou exagérée du tissu interstitiel, le deuxième à l'inverse. Un bon stroma serait done d’un bon pronostic du point de vue du traitement par les radiations, un mauvais stroma le contraire.

L'état du stroma est toujours signalé dans nos examens histologiques, de même que le nombre des mitoses qui permet d'envisager avec précision la radio-sensibilité d'une tumeur. Nous ne calculons pas l'index karyvokinétique suivant la méthode préconisée par DE NaBras el FORESTIER.

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